" LA NUIT

DU VENT

LUNAIRE... "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On aime le caoutchouc, elles le savent, elles nous tiennent et en profitent, mais tout compte fait, sommes nous perdants ? ! ! !

 

 

 

 

LA NUIT DU VENT LUNAIRE

 

Suite et fin

La matinée s’était achevée. Les filles revenaient vers lui.

- Frédérique, j’ai réfléchi toute la matinée : le simple fait d’appuyer sur une manette et d’avoir ainsi l’homme à sa merci, faire de cet homme rude, fort, égoïste un être doux et obéissant, cela me donne un terrible sentiment de puissance.

- Je ressens la même chose. J’aime la force, mais je préfère encore être obéie. On assure son avenir par la domination sexuelle.

- Laisse-moi appuyer cette fois !

- Sûrement pas ! Il est à moi !

- Tu ne vas pas être jalouse. Ce n’est qu’un mannequin !

- Je sais, c’est idiot, mais pour moi, c’est Kuntz...

- Ils ont un air de famille effectivement...

Frédérique abaissa la manette.

Kuntz savait maintenant ce qui l’attendait. La folle jouissance s’empara de nouveau de lui. Les plaisanteries des filles et les propos des filles le terrifiaient.

- Si l’on suppose que chaque orgasme dure en gros vingt minutes, combien y-a-t-il d’orgasmes en deux heures ? !

- Répétez votre question, je n’ai pas bien compris.

Les rires fusaient.

Kuntz ne les entendait plus, le corps déchaîné par cette jouissance si intense, son cerveau était comme tétanisé. Il n’espérait qu’une chose : qu’elles arrêtent cet appareil pour que la torture sexuelle dont il était victime prenne fin.

La machine s’était enfin arrêtée. Ce supplice le laissait vidé, épuisé. Il n’était plus qu’un mannequin pantelant, noyé de fatigue. Il s’endormit.

Quand la lumière du jour le réveilla le lendemain matin, il sauta d’un bond hors de son lit, ivre de joie, enfin délivré de ses souffrances. Il ne pût réfréner un grand rire : rêvé. Tout ceci n’était que le fruit de ses fantasmes !

Il ouvrit la fenêtre, huma l’air, regarda la boutique en face et se figea : Frédérique, les poings sur les hanches, le regardait fixement, et de curieuse façon.

La joie qui l’avait envahi quelques instants plus tôt s’envola ; tout en la regardant il sentit à quel point il était courbaturé. Ses doutes étaient confirmés.

Elle lui sourit, l’obligeant dans le même temps à lui rendre la pareille. Il se détourna et fila à la salle de bain pour se piquer devant la glace.

Il n’y avait plus d’équivoque ; les sangles avaient laissé leurs marques.

Mais alors, comment s’était-il retrouvé dans son lit ? Tout ceci était décidément trop extravagant...

Il avala son petit déjeuner, sortit de chez lui et se dirigea vers la boutique. Il lui fallait découvrir le mystère caché là-dessous.

Il regarda le mannequin dans la vitrine, ce mannequin qu’il avait été la veille. Il vit dans le même temps les filles abaisser la manette, et par réflexe sentit de légers fourmillements lui parcourir le corps.

Frédérique venait juste de l’apercevoir et se dirigeait vers lui d’un pas décidé.

- Bonjour !

- Bonjour mademoiselle...

- Vous êtes toujours aussi peu loquace devant une jeune fille...

- C’est possible...

- D’autres que vous m’auraient déjà proposé de prendre un verre. Dois-je le faire moi-même ?

Kuntz resta interdit ; jamais une fille ne l’avait interpellé de telle manière.

Il finit par bredouiller quelques mots inaudibles, mais Frédérique n’attendit pas la suite :

- Chez vous à 15 heures, donc !

- Mais ce n’est que...

J’ai parfaitement compris. Et méfiez-vous, je suis rancunière et violente quand on se moque de moi. Je ne veux pas trouver porte close. Maintenant excusez-moi, j’ai à faire...

Kuntz resta bouche bée. Il allait de surprise en surprise sans que la situation ne s’éclaircisse pour autant.

Cela dit, il aimait l’assurance de Frédérique ; son autorité lui plaisait.

Il était ponctuel : le plateau du thé était prêt, ainsi que les petits fours qu’il avait joliment disposé sur une assiette.

On toqua enfin à la porte. Kuntz ouvrit, vit Frédérique un bouquet à la main, la fit entrer. Ils se sourirent.

Quand une fois entrée dans la salle principale elle lui tendit le bouquet, il rougit jusqu’aux oreilles ; il était désemparé par cette intention inattendue.

- Ne reste pas piqué là. Va chercher un vase !

Frédérique le détaillait tandis qu’il s’occupait des fleurs. Plutôt joli garçon ma foi. Pas une beauté certes mais elle appréciait certaines rondeurs, au niveau des fesses notamment...

Kuntz sentait son regard l’envelopper.

- Viens ici !

Il s’assit près d’elle.

- Tu n’es vraiment pas entreprenant. A moins de te violer, j’ai vraiment l’impression qu’on ne risque rien avec toi...

Elle avait dit cela sans animosité aucune, avec une certaine douceur même dans la voix qui laissait entendre qu’elle appréciait sa façon d’être...

Elle passa son bras autour de ses épaules, doucement. Voyant qu’il perdait ses prérogatives de mâle, Kuntz la repoussa gentiment et tenta de la prendre à son tour.

- Non mon garçon ! J’ai commencé le travail et j’irai jusqu’au bout.

Kuntz capitula, se retrouva la tête sur son ventre, les bras ramenés dans le dos.

Frédérique le berçait du regard ; il sentait les cuisses fermes sous sa tête, la joue collée au pull d’angora blanc.

Elle lui maintenait les bras d’une main, parcourant son corps de l’autre ; elle caressait ses cuisses, son ventre, sa nuque, ses joues...

Puis toujours en le tenant fermement elle l’embrassa.

Elle l’étouffait presque. Son désir de le posséder était si fort !

Elle le repoussa gentiment, se leva, prit un peu de recul, et se posta fièrement devant lui ; son pull d’angora blanc descendait sur ses hanches resserré à la taille par une large ceinture de cuir vernie noir à large boucle, ses cuisses étaient moulées dans un pantalon de velours fauve rentré dans des bottes de cuir à hauts talons. Elle s’offrait à sa vue. Sa tenue lui avait coûté, elle voulait être payée des ses efforts.

- Qu’en penses-tu ?

- Magnifique, tout simplement.

- Tout simplement, rien que cela ? !

Elle avait du mal à solliciter son ardeur.

- Viens contre moi.

Elle l’attira vers elle, l’enserra de ses bras et de ses jambes, telle une pieuvre, se mouvant contre son ventre, contre sa poitrine.

Résultat nul... La colère montait en elle. Puis elle eût une idée

- Attends ici !

Elle se dirigea vers la salle de bain, ôta son pantalon remit ses bottes de cuir, et revint dans la pièce.

D’un seul regard elle sût qu’elle l’avait conquis, mais il ne semblait toujours pas vouloir la prendre.

Ces petits jeux l’avait excité, elle le désirait si ardemment maintenant qu’elle était prête à tout.

Le ton montait. Elle lui ordonna :

- Viens ici ! mets-toi à genoux !

Il obtempéra. Des mains elle lui bloqua la tête contre l’entrecuisse.

- Embrasse-moi, et fais-le bien !

Ce ton impératif le subjugua et acheva de le stimuler. On l’obligeait enfin à faire ce qu’il souhaitait le plus. Il se mit à dévorer son intimité, éperdu de joie.

Le changement avait ravi Frédérique. La méthode était simple, il suffisait de commander pour être dévorée.

Elle s’écarta de lui, alla se caler dans un fauteuil, les fesses au ras du bord. Elle claqua des doigts et de l’index lui indiqua sa place. La tête entre les cuisses de nouveau.

- Pose tes poignets par terre, à mes talons.

Elle déplaça ses jambes et lui entrava les poignets en les coinçant sous ses bottes.

- Maintenant donne-moi le maximum de plaisir. Je saurai te récompenser.

Ce disant elle lui caressait la tête, en maîtresse flatteuse.

Kuntz ne se fit pas prier. Le sourire qui flottait sur ses lèvres était là pour en témoigner.

Elle se laissa emporter par le plaisir que lui donnait cette bouche ardente. Ses lèvres se durcirent. Il l’aspirait, la happait, la léchait, plongeant ce corps qu’il aimait dans la plus totale volupté.

Frédérique roulait dans le fauteuil, se caressait les seins au travers de son pull angora, se léchait les lèvres.

Les mouvements de Kuntz contre son vagin, puis à l’intérieur accentuait ses vibrations. La langue pénétra, fouilla le vagin, tantôt pointue tantôt large, saccadé ou en rondeurs. Il acheva d’enflammer ce corps jusqu'à l’orgasme.

Le plaisir l’affolait, elle perdait tout contrôle, lui écrasant la tête de ses puissantes cuisses. Elle le bloquait dans l’étau de son corps.

- Bois-moi, bois tout, lèche, ne laisse rien perdre.

Kuntz étouffait à moitié tout en obéissant à ses ordres impérieux.

Elle se détendit peu à peu, le libéra. Son visage était radieux, elle était comblée. Elle regarda celui qui avait eu raison d’elle.

- Je suis fière de toi, car tu n’es ni entreprenant, ni audacieux avec une femme, mais tu sais réellement lui donner de l’amour.

- Je te donnerai tout de moi si tu me commandes.

- Je sais... Et moi aussi je t’apporterai tout le plaisir que tu souhaites

Elle s’était blottie contre lui. Il caressait ce corps qu’il trouvait infiniment beau.

Elle avait enfin confiance en l’avenir.

Kuntz bougea, troublant ses pensées.

- Qu’as-tu ?

- Frédérique, je dois t’expliquer quels sont mes goûts, car ils ne sont pas si simples que cela...

Frédérique l’enjoignit de faire silence.

- Ne t’inquiète pas, tu seras comblé au delà de ce que tu peux imaginer.

Kuntz sourit. Cette fille était adorable, mais jamais elle ne le comprendrait...

Elle se dégagea, se leva.

- Apporte-moi mon sac.

Kuntz alla prendre un gros sac près de l’entrée, qu’il soupesa. Le bagage était très lourd, ce qui ne manqua pas de l’intriguer. Il faisait mille suppositions, mais fût vite informé :

- Déshabille-toi, je vais préparer ce qu’il te faut.

Son regard croisa celui de Frédérique. Nul doute, elle savait. Mais comment avait-elle pu deviner !

- Active-toi un peu, j’ai envie que tu vibres entre mes mains.

Le ton était chargé de volonté et d’envie, et eût des événements.

Elle lui saisit les bras, les lui entrava dans le dos à l’aide de menottes, maintenant les coudes l’un contre l’autre en les attachant avec des sangles, l’obligeant ainsi à se tenir très droit.

Elle s’empara ensuite d’un lourd collier qu’elle fixa à son cou et raccorda aux sangles.

- Ecartes les jambes !

Sa main glissa vers les testicules, s’en empara pour en faire une bourse qu’elle força dans une étroite poche de caoutchouc qu’elle referma à l’aide d’un cordon.

Puis elle cadenassa la bourse par l’intermédiaire d’un anneau qui connectait les testicules aux poignets, l’obligeant à tendre les bras pour ne pas s’arracher les testicules.

La douleur qu’il avait ressentit au départ se transformait peu à peu en plaisir.

Frédérique, les mains gantées de caoutchouc, s’était emparée de la verge tendue.

- Ca t’excite, hein, d’être livré à une femme...

Il avait la gorge nouée, et ne répondit pas.

- Réponds, quand je te parle !

La découverte de ses fantasmes par cette femme lui avait coupé le souffle. Frédérique le savait, et en tirait avantage. Elle le possédait en l’humiliant. Elle voulait le vexer tout en lui apportant du plaisir, en faire son prisonnier, qu’il ne la quitte plus.

- Très bien, je t’obligerai à obéir.

Le sourire de dictateur que lui adressa Frédérique l’angoissa.

Elle prit une ceinture du cuir, lui serra les cuisses, passa un mousqueton à son collier et le prit en laisse.

Elle entama ensuite un long massage du gland de ses mains gantées de caoutchouc rugueux, après l’avoir lubrifié de salive.

Elle le masturbait doucement, longuement. Kuntz vibrait, émettant par instant de brefs gémissements de plaisir.

Les petits ergots de caoutchouc glissait sur son sexe, l’excitant jusqu'à la folie, il se déchaînait, secoué de frissons d’extase.

Frédérique le maintenait contre elle, le bras autour de sa taille. Elle poursuivait son mouvement de l’autre, fière de le dominer ainsi.

- Du bout des doigts je te rends fou de plaisir. Tu n’es rien, et je suis tout.

Quand elle le sût aux limites de l’excitation, elle prit un manchon de caoutchouc pourvu de petits ergots à l’intérieur, et y força le sexe en érection.

Elle raccorda la petite sangle du bas aux poignets, et saisit celle fixée au sommet, juste au-dessus du gland. Le caoutchouc du manchon était très souple et répondait à la moindre traction ; Frédérique tira sur la sangle, faisant glisser le manchon sur le gland tout en l’étirant.

Kuntz vibra sous l’impact de ce glissement voluptueux.

Elle tirait la sangle vers le haut, la relâchait : à chacun de ses mouvements, Kuntz ressentait la fantastique excitation que lui procurait les ergots sur son gland. Il courbait sous le plaisir.

- Tiens-toi droit !

En tirant sur la sangle elle faisait glisser le manchon qui revenait en roulant lorsqu’il se redressait et qu’elle arrêtait son mouvements.

Elle s’amusait bien de le voir ainsi agité par le plaisir, se cabrer à chacune des tractions.

- Sur la pointe des pieds maintenant !

Elle le forçait à prendre la bonne position en tirant sur la sangle.

Elle le regardait, amoureuse et possessive, emplie de ce sentiment que procure la domination complète d’un être.

- Maintenant tu vas me faire l’amour !

L’ayant libéré elle l’attira et s’ouvrit à ses assauts.

Il la tenait blottie contre lui, douce chatte aux yeux mi-clos dont le corps frémissant cherchait sa chaleur.

Elle lui mordillait le lobe de l’oreille, pour dans un murmure le mettre face à la réalité :

- Tu sais maintenant que je peux t’apporter ce que tu désires, prouve-moi qui tu es !

- Mais comment ? !

- Je suis une femme, je veux être ta lumière, sentir la force de ton désir. Je t’ai conquis, à toi de me séduire.

Elle s’était levé, acheva de se vêtir, et tourna les talons. La porte claqua, laissant Kuntz dans cet appartement vide.

Il resta pensif, assis sur le bord du lit qui l’instant d’avant avait été le témoin de sa félicité.

La situation était inévitable : Frédérique l’obligeait à lui faire la cour, à tout reprendre au départ.

Mais avait-il jamais su faire la cour à une femme. Aussi loin qu’il s’en souvienne, cela ne lui était jamais arrivé.

Il se retrouvait le soir même devant un repas médiocre, mangeant sans appétit ; Il se morfondait. Jamais il ne parviendrait à la séduire. Jusqu'à ce jour aucune fille ne l’avait vraiment intéressé : elles faisaient preuve en général de leur peu d’intérêt et il s’en était constamment détourné.

Frédérique représentait pour lui la femme, la vraie ; il renvoyait toutes ces écarteuses de cuisses qui n’avaient rien dans la tête et lui en voulait de le frustrer ainsi après l’avoir séduit.

Il était écœuré, préféra se coucher tout de suite plutôt que de ruminer son bonheur éphémère.

Inévitablement il rêva de Frédérique, de son doux visage qui ne cachait pourtant pas sa volonté, de son sourire, chassé aussitôt par l’image de deux femmes au rire aguicheur dont on savait que toute la profondeur se limitait au vernis. Il eut un sursaut devant ce cauchemar.

Il se leva trop tôt, n’ayant pu vraiment se reposer durant son sommeil. Il entama sa journée avec un sentiment de rancœur.

Il la guetta de sa fenêtre.

Les choses n’allait guère mieux pour Frédérique. Elle l’avait pris, lui avait offert sa tendresse et son amour, mais elle jouait un jeu dangereux ; elle avait tout donné sans contrepartie. Il pouvait l’oublier, trop timide ou simplement bafoué dans son amour propre. Kuntz l’attirait comme un aimant, elle ne pouvait se passer de lui. Ce qui l’avait séduite la gênait maintenant, cet absence de désir des femmes, était-ce une apparence ou une réalité ? Elle souhaitait ardemment qu’il la courtise, se trouvait stupide, écervelée.

Elle était prête à l’aider, mais saurait le rappeler à l’ordre, quoi qu’il lui en coûte, s’il le fallait.

En se rendant au magasin, l’angoisse lui séchait la gorge. Etait-il à sa fenêtre ?... Elle avançait difficilement, fébrile, les jambes tremblantes.

De crainte de voir les volets fermés elle regardait ses pieds tout en avançant.

Kuntz la vit de sa fenêtre, auréolée de soleil : c’était la plus belle création du monde, l’amour prenait forme humaine pour lui. La grisaille de la rue disparaissait, il se serait cru sur les monts de l’Olympe devant un spectacle imaginaire.

Il descendit comme chaque matin, portant le fardeau de son rêve anéanti. En passant devant la boutique il croisa un court instant le regard de Frédérique qui s’appuyait nonchalamment à la porte contre toute attente.

Il s’en fût sans voir le regard de haine qu’elle lui avait jeté, dans le désespoir de son refus.

La journée passa avec une excessive lenteur. Frédérique attendait qu’il repasse et ne quittait pas la rue des yeux.

Le soir, une silhouette se détacha enfin sur la vitrine. Il était là ! Elle parvint à la porte à l’instant même où il s’apprêtait à continuer son chemin. Leurs regards se croisèrent, l’intensité de celui de Frédérique clouant Kuntz sur place.

Après s’être observé un instant ils se sourirent. On ne pouvait pas encore parler de réconciliation mais le fis qui les avait réuni n’était pas encore brisé.

Kuntz sentit une douce chaleur naître en lui. Frédérique, rassurée, s’offrit à lui en pleine lumière. A cet instant il n’y avait plus qu’eux.

Kuntz malgré tout restait pétrifié face à ce mélange de caractère et de douceur.

Elle finit par prendre les devants et lança un :

- Bonsoir !

Elle n’eût pas d’écho, enfonça rageusement les poings dans ses poches, et le toisa. Kuntz sourit stupidement.

Hochant la tête de façon explicite, elle semblait lui dire : mon pauvre garçon, y arriveras-tu un jour ?

Derrière eux, les filles fermaient la boutique.

Gentiment il lui prit le bras, et l’invita tendrement à se rendre avec lui jusqu'à la Kaizerplatz.

Frédérique s’adossa à un vieux mur de la Kaizerplatz et le regarda, la tête gracieusement penchée de côté.

Kuntz rêvait de la retenir prisonnière à tout jamais. Ils n’échangeaient pas un mot ; nul besoin n’en était. Leurs regards étaient suffisamment éloquents, la complicité s’était installé entre eux.

S’arrachant difficilement à cette douce torpeur que procure la communion de deux êtres dans le bonheur d’une réalité de rêve, ils s’en furent.

Kuntz ressentait cette joie intense de l’amour naissant.

Il souriait béatement et pour la première fois depuis longtemps oubliait tout ses malheurs passés.

Seule restait l’image de cet être adorable qui réchauffait son cœur.

Il lui fallait remonter très loin en arrière pour retrouver de tels moments de bonheur. La chaleur humaine lui avait fait défaut pendant tant d’années !

Celle qui maintenant comblait ce vide marcherait côte à côte avec lui pour la vie, il le savait.

Cette pensée le fit sourire, rire, jusqu'à ce qu’il explose littéralement en saccades sonores ; on l’eût dit près de la démence.

Il ouvrit les volets, vit que le jour s’était levé.

La nuit n’avait duré que le temps de son rêve.

II regarda le sol, les murs : une poussière d’un gris jaune recouvrait uniformément chaque maison, y compris le sol.

Il hurla en apercevant Frédérique restée appuyée au Kaisehof.

Emporté par son bonheur retrouvé, fruit de cinq années de labeur acharné, il avait tout oublié, tout, jusqu’au générateur...

Il frappa le mur à s’en meurtrir les mains et les pieds. Il était le summum de la bêtise ; réaliser un rêve pour le détruire ensuite !

Pendant un instant il avait cru que tout était devenu réalité. Il dévala les marches, en un instant fût aux pieds de Frédérique, que la poussière recouvrait intégralement.

Il la pressait tellement contre lui qu’elle s’écrasa s’évanouissant en poussière.

La fibre végétale, rongé par les minéraux corrosifs du vent lunaire n’avait pas résisté ; son univers basculait.

Il se laissa choir à terre près du monticule de poussière.

- Mais pourquoi ?

Il s’entendit hurler.

Se relevant, il courût à l’extrémité de la place, au niveau du dernier mur derrière lequel l’attendait l’immensité du désert, une étendue de sable sans vie d’où souffle la mort des automates.

De son univers, de son travail, il ne restait que des pierres.

Ce quartier de trois rues qu’il avait bâti pierre par pierre pour vivre enfin au milieu d’un monde oublié, de cette terre depuis longtemps livrée à la mort.

Une fois de plus il était seul.

Il parcourût chaque rue mais retrouva partout ce même spectacle des humanoïdes rongés, mécanique retournée à l’état premier.

Il vit passer Martin, un rat qu’il avait surnommé ainsi dans un moment d’intense solitude. C’était le seul être vivant avec lui.

Sa première idée fût de lui jeter une pierre mais il se ravisa, sourit :

Mieux valait l’amitié d’un rat à toute solitude.

A paraître prochainement :

H/F " POUPEE DE CAOUTCHOUC "

Pour cette femme, avoir les envies d’une femelle tout en conservant ses désirs infantiles, semble irréaliste. Pourtant il est là, ce mâle, à l’affût tel le loup du Grand Nord, elle sera son met charnel, qu’il dévorera avec force et tendresse.

 

Autres titres à suivre :

F/H " USHER CAOUTCHOUC "

Une fantastique machination, pour parvenir à posséder ceux ou celles que l’on aime, le piège des vêtements de caoutchouc, des jeux très spéciaux... Ils seront esclaves des leurs plaisirs.

 

F/H " L’AUBERGE DES DEUX TORRENTS "

Il se croyait le plus intelligent, elle l’accueillit et, peu à peu, referma sur lui sa toile, en fit son jouet sexuel, son cachot, devint l’antre des plaisirs les plus fous...

 

F/H UN QUARTIER SI TRANQUILLE "

Des dames, des jeunes filles aux allures si délicates, avaient, en fait, créé le quartier de prison idéal pour enchaîner leurs époux, les forçant en des plaisirs incroyables à l’insu du reste de la ville et si d’aventure la police tentait de s’en mêler, les femmes de ces policiers, déménageaient pour venir s’installer dans ce quartier si tranquille...

 

H/F " LA CRISTALLISATION MOLECULAIRE "

Une jeune fille, un peu trop onaniste tombe dans les filets d’un voyeur, elle se verra de toutes les couleurs, et par tous les trous, sans parler du reste, car la maison lui réserve des surprises inimaginables, des fantômes, des mécanismes, un univers de peur et de plaisir, forcé excessif, car, comment tenir tête à des ectoplasmes violeurs, des mécanismes plus diaboliques les uns que les autres...

 

 

F/H : Signifie domination féminine exercée sur un homme

H/F : Signifie domination masculine exercée sur une femme

F/F : Signifie domination femme sur femme

H/H : Signifie domination homme exercée sur un autre homme

 

 

 

 

" LA NUIT DU VENT LUNAIRE... "

 

Il est timide, elle est fière et sans complexes, ni préjugés, mais dans ses conditions, comment se rencontrer, elle travaille dans une boutique spécialisée, il habite en face, et quand il s’aperçoit que l’on commence à y vendre des vêtements en caoutchouc, il n’y tient plus, et se rend sur place, mais, pas en temps que client, nuitement il s’introduit dans la boutique, tel un cambrioleur et ce sera sa plus grosse erreur...

Enfin, si l’on veut, le piège est prêt...