" ATTENTION A LA CRISTALLISATION MOLECULAIRE "

Onanisme :
Nom, Masculin
Synonyme Masturbation
Masturbation :
Nom, Féminin
Action de procurer le plaisir sexuel par l’excitation manuelle des parties génitales.
Attention à la cristallisation moléculaire
Les campagnes ne se ressemblent pas toutes ou tout au moins si elles le paraissent d’emblée, il s’avère en y regardant de plus près que par certains détails caractéristiques, elles se différencient totalement des autres et, cet exemple est valable pour la région Est de Paris, lorsque vous arrivez à la Ferté-Lombard, vous êtes persuadés d’être revenus à Jouarre, et pourtant ne serait-ce-que par l’atmosphère qui y règne, tout se lie rapidement pour vous en détromper, les arbres aux feuillages touffus, les tons verts foncés des prés, les pierres légèrement bleuies de ces maisons restées d’un autre temps et de ce ciel qui semble descendre comme les plafonds de l’inquisition, ce afin que nul n’oublie que même la plus grande puissance humaine ne restera qu’un souffle de printemps face aux forces des cieux.
Tout cela la famille de Ruth l’avait ressenti en arrivant au village, et bien qu’à soixante kilomètres de la capitale, on se sentait isolés de tout dans cette vallée.
Mais, pour la famille de Ruth, un choix s’était imposé : soit rester dans la capitale et vivre chichement ou profiter de l’aubaine de cet héritage inattendu venu d’une arrière cousine inconnue, et s’installer dans une vaste demeure ou chacun aurait plus que ses aises.
L’hésitation de cette petite famille n’avait duré que peu et, sitôt les actes signés, ils avaient emménagé. La maison située bien en retrait du village semblait montrer une volonté étrange à rester à l’écart de toute chose, seul un étroit chemin passant sous la forêt et traversant le marais y menait, les hauts murs du jardin stoppaient nets la forêt telle une digne face à la tempête.
Seuls, de puissants arbres centenaires veillaient sur la pelouse rase, attentifs aux visiteurs indésirables, dissimulant à peine le manoir massif bâti au carré.
La construction se différenciait de toutes les autres, d’une architecture quelque peu médiévale avec ses étroites fenêtres en ogive, rappelant les vieilles églises, ses murs faits de lourdes pierres gris bleu, grossièrement taillées, son entrée dont la porte s’encastrait à l’intérieur de deux arcs de pierre et de fonte, et sa toiture faite d’arbres entiers débités à la hache sur lesquels un ouvrier des siècles passés plus soucieux de la solidité que de l’esthétique, avait ferré ses longerons pour y bloquer les fortes tuiles du pays.
La toiture débordait légèrement des murs, protégeant ainsi les fenêtres du deuxième et dernier étage, lesquelles plus larges que celles du premier, bénéficient des structures en pierres taillées grisâtres qui contrastaient frileusement avec les carreaux jaunis, laissant une lumière peureuse s’infiltrer dans les pièces accentuant l’aspect fantomatique du mobilier, un long couloir blafard au plancher craquant s’ouvrait par quelques portes massives sur les chambres et se terminait scindé comme coupé à la faux en deux escaliers ennemis, l’un donnant accès à un grenier interdit, l’autre menant au premier étage lequel était divisé en salons, salles, cuisines boudoir, où partout cette atmosphère identique, donnait le frisson.
Quant au rez de chaussée, il n’était pas de reste avec les étages, le lourd escalier qui y menait, semblait vous mettre en garde par ses marches de bois grinçantes puis, les dernières faites de larges pierres froides et usées, rejoignaient le dallage uni de grosses pierres de ce niveau où l’on trouvait d’abord ce vaste hall d’entrée aux murs décrépis, le débarras dont le nom ne signifiait rien puisqu’il était totalement vide, une salle de réception où seul un imposant miroir trônait sur une énorme cheminée.
La pièce ne recevait de lumière que par les minuscules fenêtres percées dans les épais murs et l’on ne distinguait qu’à grand peine un banc, son unique meuble, le cellier où restaient encore de vieux tonneaux ainsi que les poulies servant à les déplacer, l’atmosphère y était encore plus désagréable, car, accentuée par une vieille odeur aux relents acides.
Cette maison ne démentait pas la première impression qu’elle donnait, et, Ruth laissant le soin à ses parents d’achever leur installation, partie à la découverte des environs.
De l’allée aux sculptures antiques peu rassurantes, elle regardait la maison, un sentiment mêlé d’angoisse et de curiosité, l’envahit, quand elle lue sur le fronton " mon corps s’en va, mon esprit reste ".
Si le texte pouvait passer pour une ambiguïté romantique, la façon dont l’inscription avait été incrustée dans la pierre, lui donnait froid dans le dos ; on l’aurait dit faite à l’acide de sang qui aurait rongé la pierre au fil du temps au lieu de s’effacer.
Tout à ses pensées, Ruth avançait lentement, elle sortit par l’impressionnant portail aux gargouilles inutiles, descendit le chemin de pierres menant au pont du marais aux Lombards, longeant une forêt humide que la chaleur estivale faisait ondoyer en larges bandes de brume aux reflets grisâtres et au contact réfrigérant ; la forêt semblait avoir tout envahi de ses arbres noueux aux branches courbées comme des pièges de ses bosquets encastrés et de son herbe dense et grasse, rien, pas un centimètre libre, le seul passage, ce chemin, le pont et ce marais étouffé sous les branchages hauts et épais qui le faisait ressembler à un lac souterrain.
Ruth parvint enfin à l’orée du bois, juste à la limite des premières maisons du village, là, le spectacle ne changeait guère, si le ciel n’était pas obscurci par les lourdes branches, il demeurait lourd et sombre, semblant écraser les maisons bâties pourtant en solides pierres du pays, leurs toitures d’épaisses tuiles, donnaient l’impression qu’elles se préservaient ainsi de quelque démoniaque agression.
De la place où les ruines d’une église n’en finissaient pas d’être dépouillées par les pillards, elle put discerner les vallons avoisinants, des ronds courbés sous les effets du temps et des agressions avec leurs prés et leurs arbres aux tons verts foncés virant plus au noir terne qu’à l’éclat de l’été.
Ruth repéra, plus par habitude que par nécessité, l’emplacement des divers commerces : le boulanger avec sa porte basse et ses fenêtres renforcées, l’épicier, qu’une simple indication fléchée indiquait derrière un portail massif et protecteur, le boucher à la devanture bardée d’acier, puis, une boutique isolée, seule, semblant n’avoir aucune crainte avec ses vitrines à petits carreaux de conception très ancienne, sa porte antique, son allure de veille dame qui, après tant d’année n’a plus rien à craindre des ans.
Ruth se surprit à penser à voix haute :
- Cette boutique est veille comme tout, et pourtant, on dirait qu’on l’a construite hier.
Ruth s’en approcha, l’anachronisme la surprenait par trop, elle regarda par les petits carreaux, vide, la boutique était vide, rien, pas un meuble, et de plus, pas de toiles d’araignées, nul doute, cette boutique était inhabitée depuis fort longtemps, tout l’indiquait : l’enseigne délavée, illisible, la porte couverte de poussière, le magma indéfinissable le long des fenêtres, et pourtant l’intérieur était d’une netteté incroyable.
Ruth ressassant cette énigme repris le chemin de la maison. En approchant de la forêt, elle eu le sentiment que les arbres tendaient leurs branches comme pour la saisir, la happer, l’entraîner plus vite vers son destin, elle mit cela sur le compte de la fatigue et du dépaysement mais, tout au long du chemin, les branches caressaient son passage ; parvenue au pont du maris au Lombards, elle ne pût contenir une envie irrésistible et se précipita vers la maison, couru au portail qu’elle franchi avec hâte, pour s’engouffrer enfin dans la maison, là, tout devin calme et serein, malgré l’atmosphère imposante, hors d’haleine, elle s’appuya à la rampe de l’escalier pour reprendre son souffle.
Elle entendait ses parents converser au premier étage de la sortie du week-end. Ruth ne les comprenait décidément pas, ici, ils avaient tout et pourtant ils semblaient heureux à la pensée de quitter si vite, pour deux ou trois jours, leur nouvelle maison qu’ils connaissent à peine.
Elle s’y sentait bien et rien n’aurait pu l’obliger à quitter ces lieux pour passer la fin de semaine à l’extérieur. Une légère rougeur envahi ses joues à la pensée de ce qu’elle pourrait faire une fois seule. Les jours qui la séparaient de ce moment, s’écoulèrent tranquillement entre le rangement, le nettoyage et les courses au village. Puis vint l’heure du départ des parents avec les recommandations habituelles dont certaines étaient plus qu’inutiles, comme : " n’ouvrir à personne ", qui serait venu jusqu’ici et d’autre part, une fois le portail fermé, on ne voyait ni n’entendait l’extérieur.
Ruth les regarda partir, la voiture vira derrière le portail, son père revînt le fermer et l’univers se restreignit d’un coup à l’intérieur des hauts murs du jardin.
Ruth attendit encore un peu avant de rentrer. Elle voulait être certaine qu’un oubli quelconque ne les fasse pas revenir. Elle ferma la porte et remonta lentement l’escalier, tremblante comme une pécheresse impénitente, plus elle montait, plus elle hésitait, se demandant avec une certaine angoisse ce qui la poussait à agir ainsi, car, pour être heureuse, elle n’avait pas besoin de cela, elle resta un moment sur le palier, inerte, les bras ballants, ne sachant quelle décision prendre, se sentant tellement coupable.
Elle pensait à ses parents, ses amis, que penseraient-ils d’elle ? si jamais ils apprenaient à quels infâmes jeux elle se livrait en leur absence, elle imaginait les visages durs, les regards chargés de reproches, elle voyait les gens se détourner d’elle, une droguée, ils la traiteraient tel quel et ils auraient raison.
Elle s’enfouit la tête dans les mains incapable de se raisonner, elle avait cherché bien souvent à s’en sortir par le sport, les sorties, les amies, mais, à chaque fois qu’elle se retrouvait seule, l’idée obsédante revenait et envahissait son esprit, la poussant tel un automate dans le vice le plus abject.
Cette fois encore, elle sentait cette irrésistible attirance prendre le dessus, elle tenta de se contrôler, mais ne pu y parvenir.
Frissonnante d’émotion elle se dirigea vers la chambre, ses cheveux dorés glissèrent sur ces épaules au mouvement de sa tête, elle s’assit devant sa coiffeuse et entrepris de se maquiller en gestes maladroits, la sensation de malaise persistait, pour les yeux, elle eu du mal et s’y reprit à trois fois pour, de son crayon, en accentuer les contours fins aux traits allongés qui la faisait ressembler à une chatte, le vert foncé de ses pupilles, perçaient malgré les paupières mi-closes, une légère coloration de rouge sur les lèvres et elle se sourit, cette fois, l’angoisse avait totalement disparu.
Elle était sous l’emprise du désir interdit, elle s’amusa à faire glisser son index sur son petit nez rond, des lèvres de papillon et son menton rond, puis, le long d’un cou fin et gracile bien que ferme, son doigt coula entre ses seins, atteint son nombril. Non ! nue cela ne lui plaisait pas, ne cadrait pas avec le scénario qu’elle voulait pour ce week-end, elle traversa le long couloir mal éclairé, dont les lattes grinçaient à chacun de ses pas ; les murs étaient restés peints à l’ancienne, marron et imitation acajou autour des portes. Elle atteignit la chambre de sa mère, et, inquiète, y pénétra lentement, parvenue à la commode, elle tira un lourd tiroir qu’elle savait contenir les sous-vêtements de sa mère, les dentelles jaillirent : noir, rouge, violet, mauve, des slips, porte-jarretelles, bustiers, corsets, bas etc.
Ruth restait ébahie, comme interdite, puis timidement, fît son choix, bien que jeune, elle avait presque les mêmes mensurations que sa mère. Elle passa un bustier court, de dentelle rouge et noire, dont les bonnets dégageaient bien les pointes de ses petits seins fermes et agressifs, un porte-jarretelles identique et le slip qui complétait l’ensemble. Pour les bas, ce fût rapide : noirs à coutures apparentes.
Pour parfaire son personnage, il lui fallait des bottines à talons hauts, des gants de cuirs rustiques et un chapeau. Elle trouva le tout dans la grande armoire, et, s’étant admirée un instant, elle s’en fût comme une voleuse.
Le long couloir était inquiétant, mais, curieusement, il la rassurait. Elle parvînt au bout, à l’endroit où il rejoint le lourd escalier de bois. Là, elle hésita, ne sachant trop ou aller, puis elle se décida pour le salon, vaste pièce austère qui incitait davantage à l’angoisse et à la crainte, qu’à la recherche du plaisir, avec ses murs tendus d’anciennes draperies, ses vieux tableaux et son mobilier massif Henri II. Ruth s’assit dans une bergère face au grand miroir, les miroirs de cette maison, avaient tous des noms, Ruth ne l’avait pas encore remarqué ; celui-ci s’appelait : " Rêveries ", elle vit le nom, il lui plut.
Elle se cala bien dans le fauteuil, sa main gauche caressait son épaule droite elle mimait une personne qu’un homme entreprenait. La main descendit vers les seins et la main droite la chassa, mais la main gauche revînt, plus sûre, titilla le bourgeon de se seins, elle n’y tînt plus, seuls ses coudes mimait la femme. Elle les bloqua contre son torse, ses mains restaient l’homme, les gants de cuir s’activaient sur ses tétons, les massant de plus en plus fort, elle cabra des reins, forçant ses coudes dans le dos, elle imaginait l’homme lui bloquant les bras dans le dos, pour lui peloter plus facilement la poitrine.
Son corps fin aux belles rondeurs, accentuées par les dentelles, se trémoussait de plus en plus sur le siège, les mains gantées pinçaient les tétons, lui arrachant de petits cris haletants, la main força le bustier, l’arracha presque et saisi le sein pour le pétrir totalement, elle ruait, se débattait, l’autre main descendait lentement caressant son ventre, se glissa vicieuse sous le slip pour lui masser largement l’entrejambe.
Le contact du cuir à cet endroit, l’électrisa. Elle se sentait humide, la main écarta les lèvres du vagin, et deux doigts parallèles encastraient son clitoris pendant que l’autre main pinçait sans cesse ses tétons, la faisant haleter et vibrer. La caresse du cuir sur son clitoris l’amenait lentement à jouir, les râles de plaisir succédaient aux halètements saccadés, sa tête se balançait de droite à gauche, elle cherchait à retenir l’orgasme pour profiter le plus longtemps du plaisir. L’autre main avait abandonné les seins pour se faufiler vers l’anus, les doigts de cuir pressaient dessus maintenant, cherchant à pénétrer tout comme ceux qui s’activaient côté vagin en écartant les lèvres, et, largement favorisée par la lubrification elle commençait à se sentir violée des deux cotés à la fois. Elle vibrait, cabrait, ruait, hannonait incapable de sortir un mot, le plaisir la secouait de transes jusqu’alors inconnues.
Son esprit avait tellement dissociées mains de son qu’elle sentaient deux , elle, jeune fille délicate, violée par cet homme fier et vainqueur, les mains ne lui appartenaient plus, les doigts s’étaient enfoncés en elle, allant et venant massant par saccades son clitoris : la crise la gagnait elle s’entendit hurler, la jouissance l’affolait, son corps était bloqué et les mains abusaient, le premier orgasme avait déchaîné son corps, la faisait buter sauvagement sur le dossier et les accoudoirs du siège, elle reprit un peu son souffle à demi ahurie, la tête reposant sur le dossier, son corps se remettait un peu, quand sans prévenir, les mains recommençaient à la violer, elle hurla, demanda grâce, mais qui ?
Elle comprit et se mit à rire hystériquement cependant, la jouissance revenait semblant plus puissante encore, ses jambes durcirent, son dos s’arqua, elle vibrait de plus en plus, elle se tassait sur elle, muscles tendus à l’extrême et l’orgasme roula en feu dans son corps, la jetant au sol, elle continua un instant encore à s’agiter pour, enfin, lentement, se calmer et, épuisée, elle s’endormit.
Ce n’est qu’au matin qu’elle se réveilla, durant une fraction de seconde, elle crû avoir rêvé, mais la pièce et sa tenue la démentirent. Elle regarda ses mains encore gantées dont les traces blanches sur les doigts étaient sans équivoque. Péniblement, elle se le va, son corps était dur, ses membres étaient ankylosés. Un frisson d’angoisse la parcouru, et si quelqu’un l’avait vue, on l’aurait prise pour une folle, rapidement, elle inspecta l’étage, couru se laver et descendit à la cuisine peu rassuré. Tout en préparant son petit déjeuner, elle se mit à réfléchir, ce n’était pas la première fois qu’elle jouait ce scénario, jamais cela n’avait atteint un tel degré de vérité, il s’était produit quelque chose, un fait anormal, elle se souvenait de la force qui lui maintenait les bras dans le dos et ces mains qu’elle ne commandaient pas.
Elle ressassa le problème dans tous les sens mais ne comprit toujours pas.
Elle mangea de bon appétit, le ventre plein apporte toujours la sérénité en modifiant la couleur des choses.
Elle conclut donc à un fantastique moment de réalisation de ses fantasmes. Le téléphone sonna, ses parents s’inquiétaient simplement de savoir si tout allait bien.
Elle articulait difficilement la gorge serrée par l’angoisse à l’idée qu’ils devinent tout, mais, apparemment, il n’en fût rien.
- Oui, tout va bien et vous ?
- Nous ? Beaucoup mieux, on se faisait du souci pour toi, où étais-tu hier soir ?
- Ici, à la maison.
- Ne dis pas de bêtises, nous avons appelé trois ou quatre fois et tu n’as pas répondu, chez qui étais-tu ?
Ruth réalisa brusquement.
- Ha, oui, je suis allée faire un tour.
- Seule ? si tard ? Tu sais que nous te l’avons interdit, avec tous ces voyous qui traînent.
- Tout s’est bien passé.
- Je préfère, mais ne recommence pas, un beau morceau de chair fraîche comme toi intéresse beaucoup de monde.
Ils se quittèrent après le rituel des bises réciproques. Ruth reposa le combiné, revenue soudainement à la réalité. Les sous-vêtements étaient-ils secs ? Elle fila à la salle de bain, tout allait bien, elle les saisis, couru à la chambre de sa mère les rangea, poussa le tiroir pour le rouvrir à nouveau, elle reprit le slip, le regarda, observa le fauteuil, puis, le miroir, et les autres meubles.
Il avait hurlé les derniers mots et Ruth frémissait de peur au fonds du siège, allait-il prévenir ses parents ? Serait-elle exclue du lycée ? Qu’allaient-ils faire d’elle ? Mais le professeur ne lui laissa pas le temps d’extrapoler davantage.
- Je te laisse une chance d’expier en acceptant la punition réservée aux onanistes de ton genre.
Ruth, la gorge sèche ne parvint à parler.
- Je t‘écoute fille perdue.
Enfin un faible oui jailli de sa gorge desséchée.
- Tu acceptes, tu as raison et notre seigneur t’en récompensera, pour confirmer ton accord, consigne par écrit sur cette feuille tes crimes.
Ruth surprise de la demande détourna quelque peu la tête.
- Tu rechignes, tu préfères que l’affaire soit remise entre les mains de tes parents, sans oublier la pièce à conviction bien sur.
Il dit ces derniers mots d’une voix de serpent qui glaça Ruth et la décida à s’exécuter.
D’une écriture maladroite et tremblotante, elle récapitula point par point ses méfaits dans sa confession.
Après les avoir fait signer sa déclaration dite " de sollicitation d’expiation ", il la serra dans un fort dossier qu’il cala précautionneusement dans un étroit coffre mural.
- Maintenant ma fille, par ici !
Il la bouscula dans une basse pièce, ou seule une étroite lucarne donnait la lumière. La pièce était sombre et vaste, une forte odeur lui assaillit les narines pas désagréable au contraire mais puissante et presque enivrante.
- Déshabille-toi.
Ruth lui fit volte face.
- Quoi, que je me déshabille ?
- Tu as tout intérêt à obéir pauvre sotte et pécheresse que tu es.
- J’accepte d’être punie, mais certainement pas de me déshabiller.
- Ecoute-moi bien, car ce sera la seule fois que j’autorise une désobéissance, avec ta déclaration écrite et la pièce à conviction le dossier est complet sans compter les photos, pour toi tout est donc très simple maintenant, obéir et en silence.
Ruth ne réalisa qu’à cet instant tout le machiavélisme de cet homme, il la tenait et quand bien même eut elle tenté une explication avec ses parents, la parole de ce notable écraserait la sienne.
Elle allait ouvrir la bouche pour lui cracher tout son dégoût, mais d’un geste du bout des doigts, il lui fît comprendre la naïveté de ce réflexe infantile.
- Presse toi !
Ruth avilie, rabaissée, ôta ses vêtements en gestes crispés, lesquels traduisaient l’impuissance de sa haine contenue face à la ligne hypocrite des adultes.
Lorsqu’elle fût nue, il lui enserra le cou dans un large collier muni d’une sangle qui lui descendait de la nuque aux reins, lui ayant ramené les poignes dans le dos, il les boucla dans la sangle, Ruth fût forcée de se cabrer, ses poignets ainsi attachés l’obligeait à bomber la poitrine, exhibant outrageusement deux petits seins fermes aux pointes durcies par le froid et la peur.
Il la poussa sur un tapis, et lui força la tête dans un masque à gaz qui pendait chaîné du plafond, le lui ayant étroitement sanglé sur la tête, il s’éloigna d’elle pour saisir une large cape d’épais caoutchouc qui lui passa sur les épaules, au contact froid et doux elle tressaillit, le mystère de la forte odeur s’estompa, le caoutchouc, cette pièce sentait le caoutchouc. Ruth voyait mal au travers des lentilles du masque à gaz, ses joues plaquées au caoutchouc du masque avait du mal à absorber l’air, sa tête entière ressentait cet enfermement, elle tentait péniblement de percer la pénombre pour discerner les divers objets qui l’entourait, mais les verres troubles et la chaîne qui l’obligeait à rester debout contrariaient son observation, il se planta devant elle, fit jouer la fermeture de sa cape, et le caoutchouc se plaque davantage le long de tout son corps, l’enveloppant sensuellement.
Ruth restait perplexe, jamais une matière ne lui avait procurée une telle sensation, elle se mit lentement à bouger de gauche à droite pour sentir la matière glisser sur son corps. La caresse voluptueuse l’enivrait et une petite chaleur bien connue naissait dans son bas ventre. Le professeur l’observait, il semblait attentif à ses moindres gestes, semblant apprécier en connaisseur l’évolution du comportement de sa victime.
Ruth engoncée dans la cape, tête bloquée dans le masque, l’observait aussi mais ne pouvait pas réprimer ses impulsions de désirs, elle se trouvait livrée sans défense aux yeux de ce maniaque, auquel, bien que tentant de se résonner, elle prenait plaisir.
Il s’approcha lentement, passa une main par l’une des poches sans fond de la cape et glissa ses doigts sur les seins fermes, atteignant en subtiles circonvolutions les tétons dressés. Son autre main monta légèrement en forçant le caoutchouc à caresser le corps de Ruth pour monter au menton du masque et atteindre la valve d’aspiration d’air que lentement il ferma tout en rivant son regard dans celui de Ruth. Elle senti l’air lui manquer peu à peu, car il prenait une lenteur exagérée fermer la valve, elle se débattait de plus en plus violemment et lui, doucement mais fermement lui agaçait d’une main experte les tétons de seins.
Ruth était à la limite de l’étouffement, il le vit bien par les yeux exorbités qui brillaient à travers les verres du masque, d’autre part, elle se débattait avec tant de violence, qu’il sût le but atteint, rapidement il ouvrit la valve et l’air frais envahit le masque , la soulageant d’un coup.
Le professeur ne souhaitai pas l’étouffer ni lui faire de mal en aucune façon, mais il voulait lui prouver la valeur de chaque sensation du corps, tactile, olfactif, auditif, visuel, etc. Mais ce que Ruth ignorait et qui faisait la force du professeur fût que les liens aussi bien que la valve d’aspiration n’avaient qu’une résistance psychique, en fait leur résistance dépendait uniquement de la peur de Ruth, elle eut put, mais ne le savait pas, briser ses liens en forçant dessus, ils n’existaient que par la crainte qu’ils évoquaient, quant à la valve elle n’aurait résisté à aucune réellement forte aspiration.
Et se prépara pour aller voir le fameux marché aux légumes du samedi.
Le soleil pénétrait difficilement le tunnel que constituait l’abondant feuillage des arbres au dessus du chemin, mais Ruth que la fraîcheur matinale avait ragaillardie, descendait en chantonnant, insouciante, elle passait sur la gauche des premières maisons en direction du marché, quant elle aperçût son professeur d’anglais qui d’un mouvement discret mais autoritaire lui fit signe de le suivre. Sur l’instant elle hésita, mais il eut raison de son indécision en sortant un minuscule bout de dentelle de sa poche, elle se senti vaciller un instant, en reconnaissant un minuscule morceau de son slip.
De nouveau, il lui fit signe, cette fois elle le suivi anxieuse de la suite que ce respectable professeur allait donner à cette affaire. Ruth fut conduite à l’intérieur de l’une de ces vieilles maisons du village aux couloirs interminables pour enfin déboucher dans un salon minuscule, là il la fit asseoir.
Tremblante de crainte, se sachant devant son espion, elle attendait atterrée le verdict. Car ce professeur bien que jeune et beau garçon n’en était pas moins l’un des notables principaux de la ville et fort connu pour son respect absolu des lois morales et familiales puisqu’il dirigeait la ligue religieuse conservatrice, dont les slogans les plus connus étaient : " pureté avant le mariage " " vie sage " " ou encore " l’onanisme est un vice, l’interdire un devoir, le punir un service ".
Elle sentait peser sur elle ce regard lourd de reproches de cet homme respectable, il passa derrière elle, appuya ses mains au dossier du siège et d’une voix sentencieuse il l’accabla sans merci.
- Ruth tu as péché, pour notre seigneur tu es ce que l’on appelle une brebis galeuse qui ne peut en aucun cas contaminer ce troupeau d’êtres purs que sont tes camarades de classe, le démon t’habite, tu es bien l’une de ces filles venues des villes avec tous leurs artifices pour déséquilibre notre ville, la plonger dans le chaos, dans la luxure, car nul doutes que tu ne songes qu’à entraîner tes camarades dans tes dépravations sexuelles, mais sache bien que je t’en empêcherais, je serais celui qui te traquera, telle la main de Dieu qui repousse les mécréants de toutes sortes.
Maintenant il se campait fier face à elle, la toisant du regard.
- Tu comprends maintenant qu’une punition commence par l’apprentissage de l’obéissance, pour achever cet apprentissage tu vas passer quelques instants là dedans.
De l’index il lui désigna dans la pénombre une lourde table sur laquelle reposait un étrange vêtement muni d’anneaux.
Une fois libérée, hésitante elle suivit, parvenue à la table, elle distingua mieux de quoi il s’agissait, une combinaison intégrale de caoutchouc, avec poches pour les pieds, les mains et une cagoule reproduisant parfaitement les traits féminins, le tout pourvu d’une multitude d’anneaux.
Ruth refusa d’abord à enfiler le vêtement, mais le professeur était fort, et le fait qu’il lui rappela sa confession eut raison de sa résistance.
Elle senti de nouveau l’étrange contact de la matière sur son corps, cette fois le vêtement englobait parfaitement son corps et ses membres en suivant parfaitement tous les contours, elle eu un peu de mal à passer la tête dans l’étroite cagoule qui lui moulait le visage.
Le professeur lui tenait les cheveux, et lorsqu’il l’eut bouclée dans la combinaison elle eu l’impression qu’une seconde peau un peu épaisse la recouvrait intégralement, ne laissant apparaître que ses cheveux maintenus dans un manchon en queue de cheval au sommet du crâne, et ses tétons de seins qui pointaient. Le spectacle qu’elle offrait ainsi vêtue et étroitement moulée était passablement esthétique.
Elle le voyait au travers des minuscules trous fais face à ses yeux et respirait à l’aide des trous de narine et de la bouche.
Il la coucha avec puissance mais sans brutalité, poitrine sur la table, ses bras furent tirés côte à côte vers ses fesses, elle senti les larges sangles lui bloquer les poignets l’un à l’autre, il lui ramena les talons sur les fesses, lia les chevilles étroitement, puis ayant passé une sangle dans les anneaux débordant des poches à pieds aux extrémités, la tira afin de la raccorder serré à l’anneau de la tête, ce qui eut pour effet d’obliger Ruth à cambrer d’avantage en relevant la tête, il utilisait d’autres sangles les passant aux anneaux des bras, les forçant ainsi à se rapprocher, fit de même pour les cuisses et les mollets, pour parachever son œuvre il passa une dernière sangle dans les anneaux d’extrémité des poches à mains, les raccorda à ceux des genoux pour lui tirer bras et mains parfaitement tendus.
La position pour Ruth était très pénible ainsi repliée dans le dos sur elle même, son corps de la poitrine aux cuisses formait une courbe presque parfaite seul son bas ventre et son pubis touchaient la table. Il aurait pu la faire basculer comme ses jouets qui reviennent toujours debout. Mais n’en fit rien et s’assit sur un tabouret visage face au sien.
- Tu dois être informée des choses de la vie Ruth et savoir que la plus belle des choses pour une femme est d’appartenir à un homme, sentir qu’elle est sa propriété, la femme n’est pas l’esclave de l’homme mais elle apprécie de lui être soumise, car c’est en passant par l’homme qu’elle devient femme. Tu dois donc accepter cette domination, car de plus c’est une lois de la nature. Sais-tu pourquoi les tigresses agressent leur mâle ? Pour ensuite se mettre sur le dos et s’offrir à eux. Et surtout pourquoi une femme joue-t-elle à se refuser même après vingt ans de mariage ? Tout cela simplement pour sentir sur elle la force de désir du mâle.
Ruth bien qu’un peu ankylosée l’écoutait, ce qu’il disait n’était pas stupide, mais sa façon de le faire relevait de la psychiatrie. A moins que, mais il ne pouvait le savoir, qu’il sut qu’elle rêvait de chose de ce style, non impossible ! Un être aussi efféminé ne pouvait rien comprendre aux femmes.
L’ayant laissée ainsi quelque temps, il lui titilla les tétons de seins bien accessibles grâce à la position d’arc de cercle que formait le corps de Ruth sur la table, il l’excitait les serrant et les roulant doucement, Ruth réagissait incapable de se contrôler, elle aurait voulu résister, éviter de lui montrer qu’il la faisait jouir, mais dans la position où elle était, toute dissimulation devenait impossible, peu à peu elle se mit à haleter , et les sangles qui emprisonnaient se membres se tendaient faisant cliqueter les boucles qui les reliaient.
Il interrompit ses mouvements bien avant le moment fatidique, la libéra presque intégralement, lui laissant seul les bras parfaitement liés et rectilignes dans le dos, toujours moulée dans la combinaison elle fût conduite à un prie Dieu modifié, le châssis plus lourd soutenait un carcan de tête. L’ayant obligée à s’agenouiller, il la sangla au châssis, lui bloqua la tête dans le carcan, rabattit les panneaux de côté, posa sur cette étrange caisse où la tête de caoutchouc semblait passe une nappe large et ronde percée d’un trou en son centre de sorte à encercler le cou de Ruth.
Le noir de la cagoule qui épousait la tête de Ruth tranchait sur le rouge et les dessins dorés de la nappe. Elle le vit nettement ouvrir sa braguette, sortir un membre dur et gonflé, s’approcher d’elle, jusqu’à coller son gland contre sa bouche, il força sur les lèvres de caoutchouc, mais Ruth restait dents serrées, refusant l’assaut.
- Tu vas l’ouvrir ma fille, je possède un système très efficace contre les rétives de ton acabit !
Il se baissa, sa tête passa un instant devant celle de Ruth, il ouvrait le panneau de face, ses tétons furent enserrés, le contact froid l’informa, il lui passait des pinces de métal, il referma et se redressa.
- Il me reste qu’à attendre, les ressorts peu à peu vont se contracter et les pinces serrer d’avantage tes tétons, quand tu n’y tiendra plus, il te suffira d’ouvrir la bouche.
Elle voyait que tout cela excitait son bourreau, plus elle se refusait plus il bandait, mais les pinces commençaient à serrer très fort, Ruth ne pouvait résister d’avantage, elle ouvrit lentement à regret la bouche. La verge pénétra, glissa contre les lèvres pour s’enfoncer au plus profond, l’énorme gland lui envahissait la gorge, il bougea lentement en elle d’un va et vient régulier pour se retirer et lui offrir ses couilles à sucer, elles étaient énormes et gonflées de sperme. Ruth dû élargir la bouche au maximum pour les engouffrer.
- Tu n’y connais rien, il faut faire bouger les maxillaires comme pour sucer un gros bonbon, aller et applique toi.
Consciencieusement, elle se mit à sucer, d’autant plus que la crainte de la douleur des pinces n’avaient pas eu lieu et qu’elles serraient les tétons à peine plus qu’il ne fallait pour procurer un réel plaisir, elle avait ouvert la bouche par peur, cette fois encore le psychisme avait gagné.
Le jeu bizarre l’excitait de plus en plus, elle lâcha les couilles et s’entendit réclamer la bite, son subconscient avait pris le pas sur ses inhibitions.
Elle suçait et pompait avec énergie, sentant grandir en elle le flot de la jouissance que le contact du caoutchouc sur son corps augmentait inexplicablement. Le sperme lui jaillit dans la bouche chaud et onctueux, elle acheva délicate et méticuleuse de sucer le gland.
- Tu vois quand tu veux, tu peux te comporter en femme et ne dis pas que tu n’a pas pris de plaisir, je l’ai bien vu !
Il ôta la nappe, et la libéra de ses entraves, elle se sentait outrageusement frustrée, lui ayant enlevé les pinces, il l’aida à se libérer de la combinaison, en regardant l’entrejambe de Ruth il sourit.
- Tu mouille incroyablement ma fille, il faut s’occuper de cela, et j’ai une idée très précise à ce sujet.
D’un coup de gant de toilette frais et humide, il lui nettoya l’entrecuisse sans oublier d’en profiter pour caresser la chatte.
- Enfile cela !
Il lui tendait une jupe courte de caoutchouc à large godets, un soutient gorge à ouvertures minuscules pour les tétons, lesquels passaient difficilement par les étroits orifices, les faisant saillir et se gonfler en deux petites boules, pour compléter sa tenue, elle dût enfiler des cuissardes de caoutchouc à hauts talons, de coupe fine et élégante, ainsi que des gants épais remontant haut sous les aisselles.
Ils revinrent au petit salon.
- Assieds toi dans le grand fauteuil.
Ruth s’exécuta, il lui passa des menottes de cuisses et de poignets reliées entre elles par de courtes chaînes, ne lui laissant pratiquement aucun mouvement, bloquant ses mains au niveau du pubis, des sangles collèrent ses mollets au siège, et un harnais lui plaquait le dos contre le dossier. Il passa derrière elle, fit pivoter le siège pour le mettre face à un large miroir, Ruth, put aussi constater l’étendue de sa soumission.
- Branle toi !
- Pas comme çà !
- Tu désobéit encore, attend un peu !
Pendant un court instant elle resta seule, puis il revint tenant d’une main une poche en caoutchouc, de l’autre des pinces à seins. Ruth tressaillit ; les pinces l’apeuraient involontairement.
- Je répète, Branle toi !
D’un signe de tête, muette de crainte elle refusa, elle ne savait pourquoi, elle en mourrait d’envie, mais la position et sa présence bien que l’excitant énormément l’en empêchait, cela lui paraissait totalement incompréhensible, c’est ce qui l’excitait qui l’en empêchait.
D’un coup sec, sans prévenir il lui enfourna le sac sur la tête dont le large élastique se collait à son cou, puis les pinces commencèrent à serrer les tétons..
La douleur légère et agréable eut raison d’elle, doucement ses doigts atteignirent les lèvres du vagin qu’elle écarta largement laissant apparaître un clito bien rose et gonflé, contrastant sur le noir des doigts gantés et brillants d’humidité. L’index glissa d’abord le long du clito, caressant subtilement les petites lèvres, de son majeur, elle se pénétra légèrement, le pouce pris la place de l’index et celui-ci rejoignit le majeur pour ouvrir davantage la vagin, son autre main doigts écartés maintenait les lèvres bien ouvertes, le lubrifiant perlait en goutte de rosée vers l’anus.
Ruth jouissait de plus en plus, sa posture illogique attachée sur son siège tête enfermée avec un homme qui lui plaisait tournant autour d’elle, s’agenouillait parfois devant son entrejambe pour ne pas perdre un instant de cette exhibition, tout cela affolait son excitation, des sensations de puissante volupté parcouraient tout son être. La respiration devenue plus forte plaquait régulièrement le caoutchouc sur son visage malgré le trou de respiration pour l’instant suivant le gonfler largement comme un ballon.
Elle vibrait de plus en plus, des transes d’intenses excitations la faisait trembler, les doigts manœuvraient le long du clito et dans le vagin, l’autre maintenait toujours le spectacle bien visible, ayant enfilé un gant de caoutchouc il en passa les doigts sur l’entrejambe mouillé pour les lubrifier et lentement lui en força l’anus. Sous l’assaut tant attendu, la jouissance de Ruth explosa en un orgasme convulsif aux mouvements désordonnés, dans l’affolement de plaisir, ses mains avaient abandonné le vagin pour se crisper sur les cuisses, il en profita pour d’une main la violer des deux cotés et faisant jouer ses longs doigts en un rythme dément il la poussa dans un autre orgasme, Ruth se mit à hurler, ses cris de jouissance résonnaient dans la poche en caoutchouc.
Le silence se fit d’un coup, elle restait inerte, terrassée de bonheur, rapidement en gestes précis et délicats il la libéra, se fit un thé et s’assit face à elle, savourant le breuvage et se remplissant les yeux du spectacle de cette folle comblée qui gisait sur le fauteuil, jambes écartées, jupe retroussée sur les cuisses, mains gantées ramenées sous la poitrine qui, sous l’effet du soutien gorge, continuait à pointer fièrement. Les cheveux longs et blonds s’étendaient en fouillis sur le dossier, et recouvraient par endroit ce doux visage aux yeux clos.
La laissant achevée de se reposer, il leur prépara un solide déjeuner chargé de la reconstituer et lui redonner vigueur et énergie.
Il l’entendit bouger.
- Tiens, tu te réveille ?
Ruth ne savait plus où elle était, en l’apercevant, la mémoire lui revint, et subitement laissa place à la haine, il avait abusé d’elle, s’en était servi comme d’un jouet, l’avait obligée à dévoiler ses secrets les plus intimes et tout cela grâce à un chantage odieux et des astuces de maniaque. Elle l’aurait giflé, griffé, mais l’énergie lui marquait et nul doute qu’il l’eut battue, il était trop fort pour elle.
- Tu n’as pas l’air satisfaite ?
- Il faudrait, peut-être ?
- Je t’ai aidée et libérée.
- Non, vous m’avez forcée et obligée de la façon la plus ignoble à satisfaire vos fantasmes de dément.
- Tu le prend sur ce ton, très bien, mais comme je ne sais pas ce que tu crois, mangeons d’abord, nous nous expliquerons ensuite.
Ruth accepta sans discuter, jouir, çà creuse !
Après qu’elle eut un peu digéré, il s’adressa de nouveau à elle :
- Es tu toujours dans le même état d’esprit ?
Le repas avait renouvelé ses forces et augmenté son ressentiment, résultat du mélange sexe et nourriture.
- Oui, vous êtes un être abject !
- Ton langage ne me plaît pas, mais alors pas du tout, je vois que le dressage chez toi doit être poussé de manière plus accrue, lèves toi et vient !
- Non !
Il virevolta, la saisit par le bras et l’entraîna. Ruth fut saisie brutalement par le froid de la peur, ses forces l’abandonnèrent subitement, elle chancela, quelle folie de lui avoir tenu tête, est-elle folle ? Elle est entièrement à sa merci, elle aurait du chercher à être conciliante, au lieu de montrer son agressivité.
Il la déshabilla sans aucun ménagement, força son corps dans une camisole étriquée aux formes anatomiques de la poitrine féminine, les manches se terminaient en poches à main, munies de sangles. Il lui replia les bras dans le dos autour de la taille et boucla les sangles en ceinture, ses jambes poussèrent les siennes, l’obligeant à les écarter, saisissant le rabat qui pendait devant, il le ramena entre les cuisses, poussa les deux godes dont il était muni, l’un dans le vagin, l’autre dans l’anus. Cette fois, accablée, elle ne cria pas sous l’effet du viol. A l’aide de courtes sangles, il tendit le rabat et le fixa dans son dos, obligeant d’autant les godes à la pénétrer.
Ruth abasourdie, restait debout, hébétée, prisonnière du vêtement de caoutchouc, il revint vers elle, l’obligea et l’aida à enfiler un collant épais et doux, incapable de penser, elle laissa faire faisant inconsciemment preuve de bonne volonté, subjuguée qu’elle était par tant de volonté et d’autorité. Quant il approcha la muselière à gode de sa bouche, elle eut un geste de recul, mais sa soumission violée qu’elle était, fit qu’elle ouvrit la bouche acceptant le bâillon et se laissant museler.
Pour parfaire la tenue, il lui passa une cape de belle étoffe que mettent les personnes de la haute société pour sortir et en releva le haut col à boutonnage afin de dissimuler le bâillon. Il eu un peu de mal à lui faire enfiler les bottines de ballerines à hauts talons, dont la cambrure force durement le pied. Il la guida vers le couloir en la soutenant fermement dans sa démarche incertaine, d’un carton à chaussure, il tira une perruque brune à longues bouclettes, d’un geste de professionnel, il lui ramena les cheveux pour lui placer parfaitement la perruque.
Décidément elle ne comprenait rien à ce cirque. Il perça sa pensée.
- Mais ma chérie ! Nous allons faire du lèche vitrine à Tallens.
Elle le crut fou, la faire sortir dans cet accoutrement !
Tout le monde les regardaient et ils auraient tôt fait de voir qu’elle était sa prisonnière, en avançant vacillante dans le couloir, elle parvint à hauteur du miroir et jeta un coup d’œil, puis se regarda carrément.
La cape dissimulait parfaitement ses bras emprisonnés, le col haut cachait tout le bas du visage et la perruque achevait de la rendre méconnaissable. Les bottines noires vernies avaient une forme extérieure subtile, et personne n’eut crut que celle qui les portaient avait les pieds aussi cambrés à l’intérieur.
L’évidence lui apparut cruelle, il n’était pas fou, son aspect extérieur avec la cape, créait la parfaite illusion d’une bourgeoise accompagnée de son époux.
Il l’aida à s’asseoir dans la voiture, passa de l’autre côté, et pris le volant.
- En route chère épouse, je suppose que tu as tout compris, personne ne peut rien pour toi, tu ne peut ni parler, ni te libérer, courir encore moins. Ces chaussures ont un double avantage, elle réduisent ta marche et t’obligent à accepter mon épaule pour marcher, car seule tu ne ferais pas trois pas, nous serons donc aux yeux de tous un couple comme tout le monde qui fait ses achats, quant aux deux godes tu ne les sentiras qu’à peine, si tu ne remue pas.
Ruth regardait fixement la route qui déferlait, la camisole la maintenait bien droite, ses bras dans le dos la gênait un peu, mais tout cela restait supportable, ce qui l’inquiétait était les godes, car en marchant elle les avait bien senti, les quelques pas qu’elle avait fait avaient achevé de les mettre bien en place et leur mouvement dus à sa démarche lui avait à ce moment là, fait augurer des sensations fortes qu’ils pouvaient engendrer.
Elle restait perplexe, ne comprenant pas le but qu’il poursuivait.
Ils atteignirent enfin Tallens, il se gara sur la place ; près de la rue piétonne et en époux attentif, ouvrit la porte à " sa femme " et l’aida à sortir. Il avancèrent en offrant le spectacle de tendres époux, lui son bras passé autour de sa taille, et elle appuyée sur son épaule.
Au bout d’une trentaine de mètres, elle hannonait à son oreille ou plutôt émettait des sons bizarres et incompréhensibles dus au bâillon gode, mais il comprit et ils s’arrêtèrent face à une vitrine. Une foule dense passait près d’eux, la grande rue à cette heure de la journée était envahie par la population.
Il se pencha à son oreille :
- Ce sont les godes qui te démangent ?
De la tête elle acquiesça, leur mouvement conjugué avait fait monter en elle une douce chaleur, elle avait donc insisté, craignant le pire, pour qu’ils s’arrêtent. Sachant parfaitement de quoi il retournait, de nouveau il se pencha :
- Ils vont t’exciter, mais rassure toi, c’est très long, la lenteur de ce système, t’obligera à t’achever avant qu’ils n’aient fait leur office, car tu seras tellement énervée de l’excitation, que l’attente deviendra insupportable. Sur ce, il l’entraîna fermement, Ruth au milieu de la foule tremblait de peur, la peur de ne pouvoir se contenir, et s’était son tord, car l’angoisse qu’elle ressentait et sa présence au milieu de la foule augmentaient d’autant les sensations, par instant en croisant des regards, elle était sûre que certains savaient, et la honte l’assaillait, aggravant encore son état.
Au bout d’une heure de cette curieuse promenade, ponctuée par une quantité d’arrêts, elle avait senti l’excitation monter progressivement mais depuis un bon moment, déjà malgré les fréquents arrêts, elle ne descendait plus, restait constante augmentant légèrement par instant. Ruth perturbait de plus en plus, tremblante d’avantage à chaque pas, elle regardait le reste du chemin à parcourir dans cette rue, les yeux au raz du col, la bouche gonflée par le bâillon de la muselière, son corps prisonnier de la camisole n’obéissait qu’à son maître qui lui serrait plus fort la taille, l’obligeant à marcher, certes, très lentement, mais à faire ses pas qui à chaque fois lui faisaient glisser et vibrer les godes dans le ventre. Peu à peu l’énervement la gagnait, l’excitation durait et montait depuis trop longtemps, son cerveau était obnubilé par cette pensée " je vais jouir ". Et pleine rue, au milieu de la foule, elle avançait les yeux hagards, agrandis par la folle angoisse.
Elle agissait en automate, jambes de plus en plus raides, buste contracté, poitrine tendue, bras crispés, son corps devenait de plus en plus rigide, les genoux ne pliaient plus , on eu dit qu’elle n’avait qu’un seul membre de la cuisse à la cheville. La rigidité devint telle, que les godes finirent par se frotter l’un à l’autre au travers de la mince paroi qui les séparaient.
Ruth avait d’incontrôlables spasmes nerveux sur le visage, des tics nerveux aux coins des yeux, les muscles des joues sautant sèchement comme électrisés. Les tics nerveux atteignirent sa poitrine, ses tétons sursautaient en saccades se frottant involontairement contre les doux ergots de caoutchouc dont les bonnets de seins étaient pourvus, augmentant ainsi les sensations dont elle était victime.
Nerfs tendus au maximum, incapable de faire un pas de plus, elle s’écroula contre la voiture, heureusement il la maintenait puissamment et pût sans difficulté la faire asseoir. Une brume passa devant ses yeux le sang battait dans ses veines, son corps entier réclamait l’explosion, ses organes ne pouvaient en supporter davantage, la jouissance qui la ravageait devait s’exprimer, s’extérioriser, la formidable compression nerveuse devait exploser.
Mais, malgré tout cela, ce feu qui brûlait en elle, rien n’indiquait que le fantastique volcan sous pression allait jaillir, elle remuait râlant sur son siège maintenue par la ceinture de sécurité.
Il s’assit près d’elle
- Je t’avais prévenu, des conséquences, maintenant tu as un problème ainsi maintenue à ton siège, les genoux placés très hauts à cause des talons, tu ne peux t’achever.
Ruth, cerveau abruti par l’énorme plaisir, le regardait, ne comprenant rien à ce qu’il disait, persuadée que l’orgasme arrivait, qu’elle allait exploser et enfin se détendre.
Ils se mirent à rouler, Ruth maintenue sur son siège était secouée par instant de violents spasmes nerveux jouissifs. En quelques minutes, ils parvinrent au parc, il se gara près de la fontaine, sorti, et lui rapporta un grand verre d’eau, qu’il lui permit de boire en lui ôtant le bâillon.
Elle bu goulûment, et ne broncha pas lorsqu’il lui remit le bâillon. L’eau fraîche la décontracta un peu. Ils restèrent là, attendant on ne sait quoi, puis il se tourna vers elle.
- D’une minute à l’autre, maintenant, tu auras envie d’uriner, et avant que tu n’en mette partout, je vais raccorder ton gode vagin à cette boite et tu pourra pisser tout ton saoul.
Ruth abasourdie par sa proposition le regardait fixement.
- Tu pensait que je t’aurais détachée pour faire çà, je ne suis pas un débutant.
Il écarta les pans de la cape, ouvrit la fermeture d’entrejambe du collant et vissa l’extrémité d’un tuyau en caoutchouc au raccord à la base du gode, humide de lubrifiant.
- Tu es vraiment une mouilleuse, le collant est trempé, je vais en profiter pour le nettoyer.
Ruth, incapable de tout mouvement laissa faire, elle regardait sottement la boite où pendait mollement le tuyau du gode vagin, elle ressenti quelques titillements au bas ventre, sa vessie se détendait, elle la sentait gonflée, durant les heures précédentes la crispation nerveuse avait été telle que malgré une vessie pleine, elle n’avait nullement ressentie l’envie d’uriner, le verre d’eau avait déclenché le processus.
Lorsque l’urine commença à couler une onde bienfaisante la parcourue, elle se détendit totalement. Elle fut vexée lorsqu’il regarda le tuyau raidi par le passage de l'urine, voilà qu'il la regardait pisser.
Plusieurs minutes s’écoulèrent avant que sa vessie ne fut vide, qu’elle envie mon dieu.
- Non seulement tu es une mouilleuse, mais en plus une pisseuse, la boite est pleine à raz bord.
Il secoua le tuyau pour en faire tomber les dernières gouttes, un liquide gluant fit son apparition, des restes de lubrifiant, il jeta la boite, démonta le système de tuyau, remis tout en ordre et ils repartirent.
- Une chose encore, ma douce amie, le fait d’uriner t’a momentanément décontractée, mais ton corps reste chauffé à blanc et il est prêt à repartir au moindre mouvement des locataires dans ton ventre.
Il s’arrêta devant un restaurant moderne aux larges baies vitrées.
- Il est tard, et tu doit tout comme moi, avoir faim ? alors profitons en !
Ruth déniait de la tête, il se pencha lui ôta le muselière gode.
- Si je te dis que nous allons manger ici, nous y allons, aller dehors, debout !
Ruth totalement désemparée, avança à son côté.
- Bonsoir, Monsieur et Madame, une table ?
- Oui, mais étroite et face à face, ma femme a les bras dans le plâtre
- Je vois, Monsieur, venez par ici, j’ai ce qu’il vous faut.
La table était on ne peut plus pratique, ainsi que le siège où Ruth fut assise, il l’encastrait parfaitement, impossible de pénétrer à gauche ou à droite. Il était assis face à elle, ses jambes enserrant celles de sa prisonnière.
Le repas fut servi, et elle pût constater qu’il était passé maître dans l’art de nourrir son prochain. Il lui tendait la nourriture à bout de fourchette en petites bouchées qu’elle avalait goulûment. Ainsi livrée, enfermée dans cette camisole avec des godes, en plein restaurant et son geôlier qui la nourrissait, elle connu une autre facette des étrangetés de la vie.
Cet état de fait lui procurait un bien curieux plaisir.
A la fin du repas, il vint s’asseoir à côté d’elle, pivota le haut de l’accoudoir qui la maintenait, la pris dans ses bras et doucement lui fit manger à la cuillerée, une délicieuse crème à la chantilly. Le désert onctueux se fondait dans sa bouche, un instant il crut qu’elle ronronnait de bonheur.
Avant de sortir il la laissa digérer, puis aimablement, il l’entraîna vers la voiture.
- Nous rentrons maintenant, il y en a assez de ce jeu stupide.
- Que non, mon enfant, nous allons danser au " Club des Moines ".
- Vous êtes fou, habillée comme je suis, aller dans cette boite de désaxés.
- Ce n’est pas une boite de désaxés, il s’agit d’un club privé très haut de gamme.
- L’en ai entendu parler, et parce qu’ils sont riches, les gens qui en font partie se croient tout permis.
- On ne fait que s’y amuser, trêve de bavardage, lorsque tu peux parler, tu ne dis que des bêtises.
Ce sur quoi, elle eu de nouveau droit à la muselière.
Le " Club des Moines " était situé à l’extérieur de la ville, et ne serait-ce que pour accéder au parking, il fallait montrer pattes blanches, le professeur avait une carte, Ruth se demandait comment un simple professeur pouvait être adhérent d’un tel club.
Ils quittèrent la voiture, et elle fut intriguée de le voir emmener une valise.
A l’intérieur, l’ambiance et le cadre étaient très spéciaux, l’atmosphère feutrée de la grande salle étonnait. Au fond, bien exposée aux regards trônait une vaste scène que l’on atteignait par une très vaste allée aménagée entre les tables rondes en acajou. Assis à différentes tables, comme attendant un spectacle, elle reconnu certains membres officiels du département, elle ne put continuer d’avantage son examen car le professeur l’entraînait d’un pas décidé vers les coulisses de la scène, ou en découvrant le spectacle elle eut un hoquet de stupéfaction, six autres filles étaient là, toutes accompagnées par un homme, une femme ou un couple, mais chacune d’entre elles étaient habillées d’un longue robe de caoutchouc, à cagoule, que l’on ne leur avait pas encore passée.
Ruth, qui avait cru un instant à son salut, en entrant dans le club, fut nettement détrompée, elle tombait de charibe en scylla.
Il lui enleva la cape et la déshabilla, Ruth tenta de l’en empêcher, lui sortir les godes comme cela devant tout le monde, elle se débattait, mal lui en pris, car quelques messieurs vinrent prêter mains fortes à son bourreau Lorsqu’il lui ôta les godes, elle sursauta, puis se trouva nue, pas pour longtemps, car il sorti de la valise une longue robe identique à celle que portaient les autres filles, c’est au moment où il l’obligeait à l’enfiler, qu’elle remarqua le rabat à gode simple qu’elle comportait.
Lui ayant bouclé la robe dans le dos, il en remonta le bas afin de lui passer le rabat entre les jambes, le gode vagin fut introduit facilement, mais elle eut un léger cri dû à la pénétration, et il lui cadenassa le rabat dans le dos.
Ruth restait interdite, regardant les autres filles, pourvues de la même robe qu’elle et qui toutes affichaient cet air de soumission craintif. Elles furent conduites sur le scène ou des applaudissements soignés les accueillirent.
Un air de valse jaillit des haut parleurs et les filles durent tourner en ballet sur un pas de deux. Puis ce fut le cancan, les applaudissements redoublèrent quand sur un signe du maître de ballet, elles relevèrent, en un accord parfait, le bas de leur robe jusqu’à la tête. On distinguait bien les rabats d’entre jambe formant slip avec le rond rouge de la molette du vibromasseur gode qui tranchait sur le noir du rabat.
Les filles furent appelées à descendre et à s’aligner dans la large allée, chacune eut la tête enfermée dans la cagoule de robe pourvue d’un gode bouche et munie, au sommet du crâne, d’un manchon étroit pour tenir les cheveux en queue de cheval.
Ruth , bouche bée, envahie par le gode, regardait au travers du plastic de protection des larges ouvertures aux yeux, les autres filles, le sentiment était curieux, ces filles vêtues de longue robe de caoutchouc, toute enfermées et cheveux en gerbe brune, blonde, rousse, toutes bien alignées, attendaient le début de la danse, leur cavalier, dans son car , le professeur, lui faisait face ? La musique envahit la salle, il s’avança, la salua, elle répondit en faisant une révérence et ils entamèrent le quadrille.
Elle supportait aisément la présence du gode, un seul ne la gênait pas trop, par rapport à l’infernale promenade de la rue piétonne.
La musique changeait, le rythme devint plus rapide et plus moderne, Ruth commença à sentir le gène du gode bouche, et de celui du ventre qui bougeait au rythme de ses mouvements.
Puis d’un seul coup, les éclairages baissèrent, passant du jaune blanc au rouge violet, les haut parleurs diffusaient maintenant un air de farandole, et l’assemblée clama d’un même élan, " la chenille ". Le professeur et les autres ne se firent pas prier, il releva le dos de la robe de Ruth jusqu’aux reins, dégageant et ouvrant la fermeture à glissière du rabat d’entre jambe, lui donna l’accès à l’anus.
De sa verge dure, il força le passage et l’encula de toute la longueur de sa grosse pine, saisissant la sangle ceinture de la robe de Ruth et enserra leurs deux tailles dans une même ceinture, plaquant son ventre à ses reins, non sans avoir raccordé les brides du rabat d’entre jambe, le passant entre les siennes pour les assujettir dans son dos à une large sangle, se bloquant parfaitement au cul de sa victime.
La rapidité des gestes avait surpris Ruth, qui se retrouva hébétée, empalée du cul, collée aux couilles de son bourreau, lequel la forçait à avancer et rejoindre d’autres couples dans la même situation qu’eux.
Il lui fit passer les mains sur les épaules de l’homme qui la précédait, et ainsi de suite la chenille avança, très lentement. La démarche des filles rendue difficile par l’enculade constante, enfin le rythme augmenta un peu, elle sentait la bite du professeur bouger de plus en plus en elle à chaque mouvement et tendant à vouloir frotter contre la paroi qui la séparait du vibromasseur gode, bien qu’il ne fonctionna pas encore, Ruth sentait l’excitation arriver de façon anormalement rapide, elle commençait à jouir, de plus en plus fort, maintenant à chaque pas , les contractions nerveuses se faisaient sentir.
Ses membres se durcissaient, se raidissaient comme cela s’était produit devant les magasins, elle avançait de plus en plus péniblement, heureusement qu’elle pouvait s’appuyer sur les épaules de celui qui la précédait.
Par instant, elle ne touchait plus le sol, totalement portée par la bite du professeur, et surtout par le harnais de taille.
Elle s’entendait respirer fort, dans la cagoule, une légère buée se formait sur le plastic des ouvertures des yeux, lui coupant par instant, la vision, mais elle n’y portait aucune attention, son cerveau était bloqué par une obsession, l’incroyable excitation qui irradiait tout son corps. Allait-elle exploser ? Tomberait-elle ? Il faut tenir debout, elle se sentait pousser constamment vibrante, frénétique, jouissante en spasmes électriques, elle avançait en somnambule, indifférente aux gens qui observaient la montée inéluctable de la force du plaisir dans ce corps secoué de transes.
Elle faillit tomber, ils avaient atteint les marches, les professeur déployant toute son énergie, fit monter le pantin dans lequel il était fiché. Parvenus sur l’estrade, Ruth, chancelante, vibrante, affolée d’excitation se laissa faire, on lui remontait le bas de la robe par dessus la tête lui enfermant les bras et le buste. Le sac ainsi constitué fut sanglé et chaîné au plafond, Ruth ainsi enfermée, la vue coupée, les jambes à l’air se débattait frénétiquement, augmentant davantage son excitation, ses mains frappaient le caoutchouc, on voyait bien de l’extérieur les impacts sur la matière tendue, elle sentit les mains du professeur sur ses cuisses, il était toujours en elle, et lorsqu’il toucha la molette rouge du gobe vibro, un tonnerre d’applaudissement le salua.
Les autres à ses cotés, les filles maintenues dans la même position, avaient un léger retard sur lui, une personne vint passer des menottes aux chevilles de Ruth et les raccorda à des cordes pendues au plafond, le professeur ouvrit un peu le sac qui enfermait le buste de Ruth, pour lui permettre d’en sortir sa tête cagoulée, mais elle restait toujours buste et bras prisonniers du sac qui constituait la partie jupe de la robe, maintenue par des sangles et des chaînes au plafond, l’empêchant de vaciller et de tomber, mais ne stoppant en aucune manière les trépidations incessantes de son corps enflammé de jouissance. Malgré son cerveau chaviré par l’excitation, elle voyait bien au travers du plastique, tous ces gens qui la regardait, semblant attendre la suite.
Elle vint lentement, les mains du professeur glissaient sur ses cuisses et il tourna un cran de la molette du gode, le mettant en marche, une vibration timide jailli du gode dans son ventre, Ruth commença à bouger en ondulant, envahie par le plaisir forcé, elle ne fit nulle attention aux autres filles qui subissaient le même sort. Elle se cabra d’un coup, un autre cran du vibro avait été passé, il frémissait plus fort en elle et son clito bien dégagé par la lubrification et les vibrations , frottait maintenant contre le caoutchouc lisse et doux du rabat juste au dessus du gode. Maintenant elle s’agitait en tous sens, le corps secoué de mouvements désordonnés, il passait cran sur cran, la vibration dans son vagin se communiquait à la bite qui l’enculait, elle avait l’impression que les deux vibraient et s’acharnaient à décupler sa jouissance. Malgré le gode de cagoule, il l’entendait gémir et crier incessamment.
La salle hurla " cancan " et Ruth sentit sa jambe droite partir vers le ciel, elle la vit monter, tirée par la corde. Elle hurlait et vibrait comme une démente, sa jambe retomba touchant à peine le sol et ce fut l’autre, puis la première et ainsi de suite, elle se tordait en crise de folie dans sa prison de caoutchouc, le liquide jouissif coulait sur ses cuisses, ses cris de fauve en rut se mélangèrent à ceux de son compagnon, qui ne pouvait rester indifférent à ce cul vibrant, et au mouvement des jambes conjuguées à ceux des fesses qui happait sans cesse sa verge, Ruth explosait en feu volcanique, l’orgasme la secoua passant dans tous ses membres, tournant dans sa tête à faire éclater ses vaisseaux sanguins, ses yeux exorbités envahies par les larmes du choc monstrueux et libératoire, ne discernait plus rien, d’un coup elle eu l’impression de tomber en elle même dans le puits de sons propre corps. Le professeur se dégagea du pantin inerte.
Des âmes de bonne volonté s’occupèrent de Ruth. Pendant que les folles dormaient, le spectacle continuait sur scène, bien moins exotique, présentation de jongleur, de mimes, passage de chansonniers.
Ruth fut réveillée en sursaut par son bourreau.
- Debout, la fête continue !
Elle hésita sur l’attitude à adopter, mais sût être intelligente et se montra docile. Dans la salle d’habillage, elle du passer une robe très courte ne lui couvrant que le haut des fesses, à manche longue, vaste cagoule à zip intégrale, et munie du fameux rabat, mais cette fois avec deux gode vibro, à la vue des engins, elle se débattit mais il était trop tard, la robe était refermé sur elle et deux fortes folles lui poussaient les godes dans l’anus et le vagin, elle criait sans cesse, et le professeur pour la faire taire lui enferma la tête dans la large cagoule, totalement fermée celle-là, pas de trou, rien, l’air filtrait par les larges mailles de la fermeture glissière, une fois de plus, son corps ressentait cette étrange volupté du contact du caoutchouc.
- Tu es calmée ?
Un " oui " faible traversa le caoutchouc, il lui libéra la tête, ses poignets furent liés entre eux par une étroite chaînette, dans son dos on raccorda les anneaux des manches situés entre l’épaule et le coude entre eux par une courte chaîne, elle se trouvait bras coincés le long du corps, dans la position du coureur à pieds, elle fut de nouveau entraînée vers la salle, les bottes cuissardes en caoutchouc à hauts talons, que toutes les folles portaient, furent admirées pour leur beauté, on les obligea à se tenir bien droite et chacune, le professeur compris, durent finir de préparer leur folle, il raccorda une chaîne à celle des poignets de Ruth et l’accrocha en la tendant étroitement à l’anneau du gode vagin, passant derrière elle. Il fit de même avec la chaîne qui reliait les bras dans le haut du dos et le gode anal, l’étroitesse des fixations ne permettait à Ruth aucun mouvement des avant bras ou des coudes. Par contre, ses mains restaient parfaitement libres, les six autres folles présentaient un accoutrement identique. Les folles étant prêtes, une personne de l’assemblée bondi sur scène mimant un présentateur de jeu.
- Et maintenant, Messieurs et Mesdames, notre grand concours " les amantes à roulettes ", nous commencerons tout d’abord par un jeu bien connu, celui de la course de garçon de café qui aujourd’hui exceptionnellement sera réalisé par l’équipe féminine qui devant vous, ces demoiselles feront un tour pour rien, histoire de se familiariser au parcours, ensuite elle devront le refaire.
- Par ici, mesdemoiselles, chacune de vous doit prendre un plateau.
Elle furent placées sur la ligne de départ, et le présentateur fut le guide pour leur montrer le parcours.
Ruth commença à marcher comme les autres, et comme elles, ralenti très vite son mouvement, face aux sourires nargueurs de l’assistances, au moindre mouvement des jambes, ses bras se déplaçaient automatiquement, ce qui faisait jouer le système de chaîne ayant pour fonction de déplacer les godes en va et vient, et pour chaque pas les godes bougeaient alternativement deux fois chacun.
Bien que fatiguée par la première séance, Ruth ressentait l’excitation monter légèrement. Comme les folles tardaient à avancer chacun de ces messieurs vinrent voir sa victime ainsi que le professeur.
- Si tu n’avances pas plus vite, je tourne un cran du gode vagin, puis ce sera un de celui de l’anus et ainsi de suite.
Ruth compris sa leçon et préféra avancer et se soumettre aux doux mouvements des godes plutôt que de les sentir se déchaîner dans son ventre et l’entraîner dans la folie d’un orgasme démesuré comme tout à l’heure.
Les autres folles avaient pris aussi un rythme plus normal. Le parcours n’en finissait pas et l’excitation nerveuse la gagnait lentement mais inéluctablement, revenu au point de départ, elle eut connaissance des règles, la première arrivée serait applaudit, la seconde aurait droit à un tour de cran du gode vagin, la troisième un cran du gode vagin et un du gode anal et ainsi de suite la dernière elle aurait droit à quatre crans du gode vagin et trois du gode anal, lorsque l’on ait que deux crans de chaque son suffisant pour obtenir un orgasme d’une femme on comprend tout le machiavélisme de règles.
Les folles se mirent donc en train du plus vite qu’elles purent, ce qu’elles ressentiraient ne serait rien en comparaison de ce qui attendait les trois dernières.
Ruth sentait le mouvement incessant des godes dans son ventre, accru par le mouvement raide des avant bras et des épaules, elle comprit que la lutte était inégale car jamais elle ne parviendrait à l’arrivée de cette façon, le mouvement des godes aurait raison d’elle bien avant, d’ailleurs, elle sentait déjà à mi-parcours ses membres se rigidifiaient et l’excitation voluptueuse l’envahir, elle se forçait à avancer, pour les autres folles il en allait de même, pourtant elle continuait chancelante de jouissance naissante. Elle approchait lentement, le corps soumis au plus violents contraste, excitation, jouissance, tension et volonté d’annihiler ses propres sensations. Mais rien n’y faisait, plus elle se rapprochait du but, plus l’excitation grandissait, la faisant souffler d’une manière rauque par instant.
Les nerfs tendus, elle fut encore quelques pas avant de tomber, d’un coup son corps trembla libéré de la tension nerveuse, faisant bouger les godes, elle eu des râles de jouissance mais l’orgasme grondant ne vint pas trop, tendue qu’elle était.
Les larmes lui vinrent aux yeux, maintenant elle le savait, le maximum serait pour elle, car ainsi entravée impossible de se relever, de rage, elle tourna la tête en tout sens et vu accidentellement les autres filles qui tombaient comme des mouches, ce qui la calma, son souffle reprit un rythme régulier, elle entendit le meneur de jeu.
- Ma foi, il semblerait que personne n’ai gagné !
- Pas de perdante, pas de gagnante, soyons magnanime et passons au jeu suivant.
Pendant que deux personnes l’aidaient à se relever, elle réalisa toute la stupidité de sa position, dès le départ, ils savaient qu’il ne pouvait y avoir de gagnante, impossible avec ce système de gode.
Avant le second jeu, on leur laissa le temps de récupérer.
Sur l’estrade, deux partenaires de présentation achevaient d’installer une cage roulante, comme un énorme camembert fait de barreaux fixé sur un châssis qui lui permettait de tourner, un genre de cage à hamster ou souris, mais plus grand à la taille humaine.
- Voici notre second jeu, chaque concurrente passera dans la cage, il lui faudra tenir trois minutes en se servant des barreaux comme d’une échelle courte sans revenir dans le creux et couper le faisceau lumineux de la roue cage.
Ruth eu une question idiote :
- On reste attachée comme ça ?
La salle s’esclaffa en guise de réponse.
Le meneur de jeu se tourna vers elle.
- Maintenant que nous sommes informé de ton sens de l’humour, montre nous ton sens de l’équilibre.
Au milieu des rires de la salle, elle fut poussée dans la roue cage, le large col de la robe lui fut monté et fermé englobant sa tête dans une vaste cagoule ne laissant pénétrer aucune lumière.
Demi accroupie, elle s’appuya aux barreaux, qu’en tâtonnant devant elle, ses mains trouvèrent. La position était plus qu’inconfortable, arcquebouté, pieds en équilibre sur un barreau, reins cambrés au maximum, mains touchant avec difficulté un échelon situe plus haut et tête ramené très en arrière pour ne pas cogner, elle tentait de maintenir son équilibre. Puis l’ordre vient.
- Monte, après tout ce n’est qu’une échelle courbée qui avance à ton rythme.
Ruth ressentit à cet instant toute la haine que peut avoir une bête de cirque devant un public qui se réjouit de son infortune, elle prit la décision de refuser, non elle n’obéirait pas à ces malades, elle ne serait pas le jouet des désaxés fortunés de la haute société, ils ne l’abaisserait pas si facilement au rang d’animal savant. Elle n’imaginait pas à cette instant jusqu’où l’excessive ingéniosité du vice pouvait aller. Elle reconnut la voie qui parlait dans le micro, celle du professeur.
- Mon invitée, qui participe actuellement au jeu montre quelques réticences à s’exécuter, je vous demande donc de l’encourager.
Ruth ne pouvait le voir. L’épais caoutchouc qui lui enfermait la tête ne laissant filtrer que le son, mais elle sut aisément que ces paroles ne présageaient rien de bon, elle entendit la porte de la roue cage couiner lorsqu’il l’ouvrit, puis un léger bruissement d’air, comme le vent soufflant dans le feuillage d’automne, elle eut un petit cri, les lanières du martinet avait frappé en plein les belles rondeurs de ses fesses à peine couverte par la robe ultra courte, puis un second coup plus sec et plus fort, cette fois par instinct de conservation elle avait avancé, mais un troisième coup l’incita à faire preuve de bonne volonté. La douleur était supportable, mais l’effet atroce, mains entravées en équilibre sur les pieds, tête confinée dans ce cocon caoutchouteux, la peur l’envahissait, il pouvait tout se permettre, elle n’était qu’une esclave, une fois de plus, le psychisme l’emporta, elle obéi à son maître, personnage odieux et répugnant qui seul détenait pour l’instant les clefs de son bien être.
La cage entama un lent mouvement de rotation, Ruth progressait, échelon après échelon, obsédé d’un seul désir que cela finisse vite, vite, le plus vite possible, mains côte à côte, s’élevant en rythme saccadé gênée par les entraves, jambes et pieds attrapant à chaque fois de justesse le barreau supérieur elle tenta de satisfaire les exigences de son bourreau, devant le spectacle qui commençait enfin une rumeur de joie parcouru les tables, on entendait de ci, de là, les paris s’engager. Le comptable de jeu, inscrivant les cotes sur un tableau noir, ne perdait aucune mise, une main levée, un geste, un signe de connivence tout était bon, les cases se remplissaient largement.
Ruth, dans sa cage avançait sans cesse dans se surplace absurde d’animal prisonnier, et peu à peu, le mouvement de ses avant bras, et de ses jambes lui avait procuré quelques plaisirs en faisant bouger les godes du vagin et de l’anus, insensiblement, lentement, elle se mit à lubrifier, les godes glissèrent de mieux en mieux, sortant à peine, rentrant aussitôt, faisant par ce glissement délicat naître une petite chaleur d’excitation, puis la poussant, la forçant, les deux godes glissant dans son ventre, coulissant alternativement l’un vers l’autre, son souffle augmentait, les parois de la vaste cagoule, se collaient maintenant à ses joues à chaque aspiration, ne laissant l’air pénétrer qu’au travers de larges mailles de la fermeture glissière, la gonflant telle un ballon lorsqu’elle expirait lui créant une légère compression aux oreilles.
L’intensité montait dans son corps, ses mouvements devenaient plus fébriles, elle émit de petits râles de chatte, la jouissance reprenait possession de ce petit corps, augmenta en force et en puissance à chacun de ses mouvements.
Un silence sculptural avait envahit la salle, l’auditoire restait coi, allait-elle passer le cap, les sommes en jeu tenait tout ce monde en haleine.
Ruth tétanisé par la jouissance et l’affolement de cette enfermement de caoutchouc et de chaîne, resta un instant moins crispée sur un échelon, et ce fut sa perte, le gong du coup avait retentit, un fracas d’applaudissement retentit, suivit immédiatement des quolibets de ceux qui avaient perdus.
Ruth se laissa tomber dans la cage incapable d’un quelconque mouvement, crispée à l’attente de cette orgasme qui ne venait pas et ne le pouvait, suite à la machiavélique combinaison, chaîne, caoutchouc, cagoule, godes.
La porte s’ouvrit, des mains saisirent à bras le corps cet être saisi de brusque convulsions une tête haletante, au souffle court émergea da la cagoule, Ruth yeux agrandit par la violence de la jouissance, vit dans un halo terne plusieurs visage riant, mais saisie par l’étau du plaisir insupportable aucun son ne luis parvint.
Il la posèrent au sol comme un jouet devenu subitement inutile, une autre fille prit sa place dans le jeu infernal, au travers d’un brouillard cotonneux, fait de tension nerveuse et de soulagement elle la voyait soumise au même supplice , jouissance forcée, plaisir excessif, insatisfaction, haine et frustration intense.
Ruth comprenait cette fille, à demi mouvements, elle savait en même temps qu’elle, que telle ou telle façon de poser les mains de les déplacer, procurait une forme ou une autre de désir et de plaisir, elle savait en même temps qu’elle le plaisir que procurait le caoutchouc glissant sur la poitrine, le dos, les reins et la violente jouissance qu’il faisait naître conjugué au mouvement des godes.
Les filles se succédèrent dans la cage, parfois pour les faire se mettre en route, leur maître intervenait comme le professeur le fit avec elle, le martinet cinglait alors une belle paire de fesses rondes et lisses, et la fille soumise obéissait alors, s’entraînant d’elle même dans les angoisses de la masturbation involontaire.
La dernière fut enfin délivrée de son affreux calvaire, les filles furent alors aidées à se relever et reconduite au grand salon d’habillage, cependant que sur scène le comptable des jeux répartissait les gains.
Ruth, ayant mieux récupérée que ses consœurs, parvenait à tenir debout, elle sentait que les godes n’attendaient qu’un geste brusque de sa part, pour de nouveau l’envahir de jouissance, la fatigue aidant, son corps était plus sensible et plus perceptif à toute excitation.
On lui ouvrit sa robe et délicatement des mains douces et expertes firent glisser les godes hors des lieux doux et charnels qu’ils occupaient.
Mais les sévices ne prirent pas fin pour autan, une ceinture serra sa taille, une sangle munie de deux autres godes formés de plusieurs anneaux en boudin à ressort la pénétrèrent sans aucun effort, son anus bien travaillé par le gode précédant, s’offrait facilement, qu’il happait le leurre, tellement il la pénétra avec facilité. Elle fut ensuite obligée de mettre des gants et des bottines de caoutchouc, puis on enfila son corps dans une combinaison très ample resserrée aux poignets, aux chevilles et à la taille par des élastiques.
Le système de larges pinces qui permettait d’enfiler la combinaison par le cou fut desserré et le col du vêtement vint se plaquer sur sa glotte et sa nuque, sans malgré tout la serrer.
Ruth se trouvait enfermée dans un vêtement, dont seule elle ne pouvait sortir, une fois de plus le contact voluptueux du caoutchouc sur son corps l’enivra, sensation étrange de douceur qui irise la peau, titille le duvet et procure un plaisir sensuel à tout mouvement.
Cédant à se plaisir nouveau, Ruth oublia un instant sa position d’objet d’amusement, mais elle fit rapidement retirée de son rêve, une cagoule molle et épaisse fut forcée sur sa tête, et mise en place avec précision, en effet cette cagoule avait tous les traits du visage féminin, nez fin, petite bouche, yeux de biche et oreilles coquines.
- Ferme les yeux et la bouche
Ruth se laissa faire, on passa sur ses paupières et ses lèvres une colle de théâtre, utilisée pour fixer les postiches, et qui permit de lui adapter minutieusement lèvres et paupières. Quand elle fut apprêtée, le mouvement des yeux et des lèvres donnait la parfaite illusion d’une poupée de caoutchouc vivante.
Revenues dans la salle, on les fit descendre contre la scène, pour les enchaîner à de grands châssis. Ruth resta un instant mains au dessus des épaules, jambes écartées, maintenue par des liens d’acier ne sachant que penser, ses entraves n’étaient pas trop tendues et lui permettaient de bouger les bras bien que les maintenant au dessus d’elle an peu écartés.
Le meneur de jeu revint sur scène.
- Mesdames, messieurs, voici votre dernier jeux, lequel s’intitule " Poupée d’orgasme ". Il est bien évidant que pour éviter toute manigance ou manipulation, ces filles sont munies de détecteurs, lesquels nous permettent de vérifier si oui ou non elles ont bien eu un orgasme, donc pas de fraude possible. D’autre part mesdemoiselles vous avez dues remarquer que vos godes étaient différents des autres, ceci du au fait d’un fonctionnement différent, au départ, comme actuellement ils font cinq centimètres de long et s’allongent grâce à un système de ressort atmosphérique jusqu’à dix-huit centimètres. Ce qui est confortable, vous en conviendrez.
Ce fut surtout l’assemblée qui en convient, en riant bruyamment. Les filles, elles, se regardaient, sentant l’angoisse de chacune grandir la leur.
- Du calme mes amis.
Le présentateur ayant enfin obtenu un peu de silence, put reprendre son exposé.
- Les godes sont donc extensibles, rétractables et gonflables, tant au vagin qu’à l’anus. Les filles dans ces combinaisons spéciales son soumises au plus subtil contact du caoutchouc puisque l’ampleur du vêtement le fait largement glisser sur le corps, provoquant comme chacun le sait une excitation charnelle incontrôlable. Elles vont donc être d’égal à égal avec ces messieurs qui seront leurs adversaires , lesquels détiendront le joker qui est la télécommande des godes. Chers concurrents à vous et que le meilleur gagne.
Le professeur monta, fit face à Ruth, la toisant de la hauteur de l’estrade, s’approcha , se dégrafa, et colla une verge dure contre sa bouche de caoutchouc. Ruth interdite, attendait ne sachant que faire, il força ses lèvres. Ayant compris l’ordre, elle laissa le membre gonflé lui envahir la bouche et recula lorsqu’il atteignit la gorge, ses liens bien que lâches ne lui permettait pas de refuser, de nouveau la haine la pénétrait, la honte la rendait hargneuse, il entama un mouvement de va et vient et basculant le torse, le gland glissait dans sa bouche.
Dans son regard elle sentit le courroux qu’engendrait son manque de participation. Mollement à contrecœur, elle entrepris de le sucer, mais sans conviction, il le senti largement :
- Suce bien ou attention aux godes !
Ruth ne supportait pas cette position d’esclave sexuelle, de bête d’exhibition, pour montrer son mécontentement, elle serra la bouche, mal lui en pris, le professeur plaça la télécommande sous ses yeux, elle vit lentement glisser le curseur du blanc au jaune, à ce moment elle senti les godes se gonfler, puis du vert au bleu, ils commençaient à aller et venir en elle, des secousses de plaisir nerveux la parcourrait, les godes bougeaient en cadence, le curseur passa sur la marque rouge, les godes e mirent à l’envahir totalement.
La jouissance commençait à lui défoncer la chatte et le cul, elle se trémoussait de plus en plus dans ses entraves, ce qui ne diminuait en rien l’effet du caoutchouc sur son épiderme.
Celui-ci bien au contraire augmentait l’excitation, le contact charnelle sur tout son corps la forçait à l’excès de plaisir, elle vibrait, se déchaînait et se mit à sucer, pomper, happer, avec vigueur dans des transes de délires irréelles, sa bouche allait et venait sur le membre, du bout du gland jusqu’à l’engouffrer du plus qu’elle put, à se coller la bouche au pubis et aux couilles de son maître, à la limite de s’en évanouir, les godes dans son ventre la rendait folle de jouissance, ils glissaient des lèvres du vagin au plus profond, n’épargnant rien, frottant sur son clito sur chaque millimètre de ses parois, son excitation éveillait tellement ses sens que le plus infime mouvement des engins masturbatoires l’affolait de plaisir, Elle gigotait dans tous les sens, bouche rivée à cette bite comme une ventouse à un rocher corps vibrant et tremblant au contact voluptueux de la membrane de caoutchouc, son corps s’affola, elle se démantibulait, bras et jambes en mouvement indépendant et opposé, son ventre la rendait folle, sa tête vibrait, l’orgasme arrivait.
Les beuglements qu’elle émit malgré la verge qui lui bloquait la bouche informait le professeur qu’il avait gagné.
Ruth vira sur elle, s’acharna inconsciemment sur ses entraves, se mit à tirer de toutes ses forces, se cabra crispé en folie dans l’explosion de la jouissance, l’orgasme tant attendu déferla dans son corps. Elle eut des hoquets, des sursauts nerveux, ses membres s’affolèrent un instant en pantin désarticulé, puis subitement, assouvie, délivrée, libérée de l’intensité, elle s’écroula dans ses bras. Le formidable plaisir de cet orgasme l’avait un peu abattue mais pas épuisée loin s’en faut, son excitation avait été telle que son corps en réclamait d’autres.
Elle pendait suspendue par ses liens et réfléchissait tête appuyée sur son épaule nue, presque collé au caoutchouc de la manche de son bras, l’odeur délicate s’insinuait en elle et plus ses sens affectifs se mettaient en œuvre et plus elle ressentait certaines émotions très lointaines revenir en elle, des sentiments de plaisir et cela lui parut bizarre, car un de ses petits amis lui avait demandé l’an passé de mettre des sous-vêtements de caoutchouc, même une jupe. Elle s’en souvenait fort bien mais elle ne lui avait rien procuré, alors que là, aussi incroyable qu’elle le vivait les sensations et les émotions voluptueuses se multipliaient, elle fut interrompue dans ses pensées par le professeur.
Tu as perdu la première manche, voyons pour la seconde, n’oublie pas qu’avec cette télécommande je peux te faire exploser alors montre-toi docile.
Ruth dominée, maté par les événements repris sa position, ouvrit la bouche reçu le membre et, des lèvres et des joues se mit à le sucer avec énergie. En fait, son caractère de femme venait de faire le plus vieux calcul du monde " Un homme satisfait, c’est la paix ". Alors, elle mit toute son énergie à le faire jouir, mais le professeur était un habitué de ce jeu, il la devina rusée, il dégagea sa verge, ne permettant à Ruth que d’en sucer l’extrémité du gland, yeux grands ouverts, ne comprenant pas, elle s’efforçait dans ses liens de l’avaler d’avantage, mais impossible, il se tenait trop bien sur ses gardes, il plaça de nouveau la télécommande des godes sous ses yeux. Ruth la supplia du regard, rien n’y fut le doigt poussa le curseur, sur le blanc, le jaune, le vert, elle vibrait de plus en plus au rythme des godes, faisant à chaque fois glisser d’avantage le caoutchouc sur tout son corps, la matière s’enveloppait de plaisir sans cesse accru, le contact sur l’épiderme décuplait son plaisir et cela cumulé au mouvement des godes qui gonflaient, allaient, venaient, se retiraient, l’envahissaient, contribuaient à la saouler de plaisir l’entraînant lentement vers une folie de jouissance insupportable, d’un coup, elle se raidit, à ce mouvement sec, le vêtement déchaîna en elle les laves de la jouissance organique, elle suffoqua à moitié sous la puissance qui déchaînait son corps, l’orgasme explosant en feu d’artifice jusque dans son cerveau la plongeant dans un monde irréel ou le vêtement devenu vagin, la pétrissait de jouissance.
Après quelque soubresaut, elle tomba en loque au milieu de ses chaînes.
Elle n’entendit pas le meneur de jeu annoncer les résultats.
- Orgasmes : 4 à 0, en faveur de nos membres.
Un éclat de rire fusa suite à cette saillie un peu grasse.
Nos jeunes filles s’étant montrées fort peu coopérative et ayant obtenu des résultats très largement inférieur à nos attentes, pour ne pas dire totalement nul, je propose comme sanction, la chorale des dindes.
L’idée fut accueillie par un hourra unanime. La mise en place nécessita quelques temps et cela permit aux victimes de récupérer légèrement. Les châssis furent alignés côte à côte, espacés, dans l’allée centrale, de sorte à ce que chacun puisse profiter au maximum du spectacle. Après avoir libérés les filles, on les força dans des sacs étroits aux formes étranges, la partie enfermant le tronc paraissait logique, avec leurs bonnets à fermetures englobant bien chaque seins, le normal disparaissait au niveau des manches, courtes et larges arrêté aux coudes et bien ferme obligeant la victime à introduire son bras replié sur lui-même, main à l’épaule, une manche pour chaque bras, quant au bas il n’avait rien à envier au buste, les poches qui enfermaient les jambes, les contraignant mollet contre cuisses, talon contre fesse et pieds quasiment à plat sur le postérieur, la fille ainsi emprisonnée, gisait au sol incapable de tout mouvement. Ruth fut soulevée, les anneaux d’épaules de son sac furent raccordés aux chaînes du portique et elle put avoir la vision que l’on avait d’elle en regardant les filles qui l’encadraient, elles ressemblaient à des " X " râblés et étriqués.
Elle vit le professeur assis devant elle, un sourire ironique et moqueur aux lèvres, du bout des doigts il tapotait la télécommande. A ce geste, il lui revint en mémoire le moment ou gisant au sol, poignets enchaînés, une main avait tripoté son entrejambe dans la demi-conscience de cet instant, le changement de godes ne l’avait pas surprise trop abrutie de l’orgasme qui l’avait terrassé, maintenant ce geste lui revenait en mémoire, et elle sentait bien dans son ventre des bites de caoutchouc différentes, plus grosses, plus longue.
Il se leva, d’autre firent comme lui, chacun s’approchant de sa dinde, Ruth ne le quittait pas des yeux, que préparait-il, de quelle abomination allait-elle être victime. Il fit coulisser les étroites fermetures de seins dégageant les bourgeons, ses doigts fins les saisit, les faisant rouler en va et vient constant, Ruth tentait de se maîtriser mais la sensation devenue trop forte elle lâcha à regret un râle de plaisir, puis d’autres encore, suivit en écho par les filles. Du bout des lèvres, il murmura à l’oreille, je t’ai mis de nouveaux godes, étirés en action ils font 22 cm de long et cinq de diamètre. La stupeur de Ruth n’a d’égale que la pâleur qui envahit son visage à l’annonce de cette information. Elle tenta de le supplier, mais ne parvint qu’a bredouiller des mots incompréhensibles, l’émotion l’étranglait.
Il continua le savant massage qu’il exerçait sur les tétons de sa victime obligeant son corps du plaisir, Ruth sermonnait, miaulait, râlait sous l’attouchement vicieusement efficace. Il stoppa net ses gestes, et fixa des pinces aux tétons tendus, sans les serrer uniquement ce qu’il fallait pour maintenir la sensation, il regagna son fauteuil saisit la télécommande, différente elle aussi, poussa lentement l’un des curseur, Ruth sentit le gode vagin bouger, il la pénétrait lentement, se gonflait, envahissant de plus en plus largement ce petit vagin, attirant contre lui par ce mouvement le clitoris qu’il frôla légèrement arrachant à Ruth un râle rauque de bonheur, le rythme du gode augmenta, il se rétractait de façon inimaginable et Ruth avait la sensation qu’il se dégageait totalement d’elle pour de nouveau revenir la pénétrer, forcer son vagin et l’envahir sous l’effet subtil du puissant jeu amoureux de l’appareil.
Elle se mit à émettre des sons courts et doux de façon aussi régulière que le va et vient du gode, parfois il se gonflait et se tendait complètement dans son ventre élargissant sa chatte au maximum, l’énorme pénétration lui faisait alors redresser la tête lui donnant l’illusion qu’il lui défonçait les entrailles poussant jusqu’à la gorge, les sons qu’elle émettait devenait alors plus graves et plus fort, lui gonflant la poitrine au maximum aspirant l’air à ne plus savoir, accroissant ainsi involontairement la sensation d’extase et d’effroi, un cri puissant frisant le hurlement s’échappa de sa gorge à la mise en route du gode anal, la sensation comblait incroyablement tous ses désirs de jouissance, elle se mit à haleter en sons différents, sur une gamme courte et constamment répétée, la forte mélodie charnelle chatouillait délicatement les oreilles de l’assistance, troublée parfois de sons incohérents lorsque le professeur poussait les curseurs jusqu’au point fatidique faisant alors s’enfler les godes au maximum et augmenter leur rythme.
Ruth, dans cet instant la, croyait défaillir, les machines infernales lui défonçaient la chatte et le cul, lui gonflant le ventre démesurément, produisant une excitation insoutenable à la limite de l’évanouissement, sa tête vibrait alors de droite et gauche et le sac dinde qui la contenait oscillait en vibrations nerveuses, pour enfin s’agiter en des mouvements absurdes maintenus en l’air par les seuls chaînage d’épaule.
Le grotesque de la situation suscitait rires et moqueries laissant Ruth totalement indifférente rendu sourde par la puissante jouissance qui mobilisait tous ses sens et son énergie, l’excitation par moments n’électrisait que la partie inférieur de son corps, lui faisant cabrer et sursauter le bassin.
La salle riait alors bruyamment, on eut dit un cul de jatte essayant de marcher en plein ciel. Ruth se mit à vibrer et cabrer plus violemment, l’insupportable plaisir fusait dans son corps en langue de feu excitant dangereusement tous ses nerfs, son clito, son vagin, les lèvres et l’anus s’acharnait à produire davantage de jouissance faisant s’agiter le sac prison en tous sens.
L’orgasme pointait dangereusement, Ruth tremblait d’affolement dans ses mouvements de conscience, doutant de supporter la puissance jouissive qui grondait, quand il explosa, elle hurla en sons hystériques, le corps secoué de transes interminables, lentement les spasmes se calmèrent, sa tête tomba lourdement sur sa poitrine, peu à peu sa respiration redevint normale, elle s’endormit suspendu dans son sac.
A l’extérieur, un hurlement de sirène atterra tous les convives, la police, ici, impossible, trop de gens haut placé, le son se rapprochait, aucun doute n’était plus permit, leur destination était le club, ce fut une véritable envolée de moineaux, le professeur, se raisonna, rapidement il libéra Ruth, l’emporta inconsciente dans le salon d’habillage, lui nettoya les cuisses et l’entrejambe englué de sève, saisit une grande housse à vêtement d’épais caoutchouc, sourit en voyant l’étiquette du fabricant, ID Paris Caoutchouc et pensa que le jour n’était pas venu où on l’empêcherait d’y faire ses achats puis, il y boucla Ruth nue à l’aide des sangles, introduisit pèle mêle, capes, combinaison, robes, bloquant les cintres des habits à la petite barre intérieure, dissimulant ainsi parfaitement sa prisonnière, il fit coulisser la grosse fermeture et chargea son paquet sur l’épaule, parvenant en dissimulant de gros effort à donner l’illusion d’un habilleur qui son travail terminé ramène les costumes.
L’air absent, innocent, il croisa les premiers policiers, son stratagème fonctionnait à merveille, parvenu dehors, se maîtrisant totalement il adopta une démarche tranquille de l’homme à la conscience irréprochable.
Il ouvrit la porte arrière de sa voiture posa délicatement le sac dans le large coffre moquetté du break, et s’en fut évitant les regards de ses comparses aux mains des hommes de lois.
Impossible de rentrer directement, les routes seraient surveillées car inévitablement, l’un de ses braves messieurs le citerait comme principal coupable, le professeur savait que les gens fortunés et haut placé, jettent leur ami du moindre incident, tout étant valable pour préserver sa situation, il choisit donc un parcours long et sinueux, mais assurément sans risque.
Les faisceaux des phares perçaient une nuit noire, et le mouvement de la voiture tanguant sur la mauvaise route réveillèrent Ruth allongée à l’arrière dans la housse, les vêtements frais glissaient incessamment sur son corps lui procurant d’agréable sensation de bien être décontractantes.
Elle tenta de remuer pour comprendre d’où venait ce bruit de moteur et cet étrange mouvement, mais les sangles la maintenait étendue membres bien écartés offerte au contact doux et délicat des larges vêtements qui la recouvraient. Elle analysa aisément la situation, ils roulaient, mais avec qui et où allaient-ils, l’entraînaient ils vers un nouveau cauchemar ?
Durant le long trajet, elle ressassa sans cesse ses pensées, sans que la crainte ne l’assaille vraiment, le contact des vêtements empêchait l’angoisse de naître, elle écarta les jambes pour mieux offrir son entre cuisse à la caresse voluptueuse, elle ne jouissait pas, ne ressentait aucune excitation, non simplement elle se régalait de ce doux frottement continuel sur tout son corps, au point d’en oublier sa situation immédiate et partir en un rêve éveillé, plein de douceur, et de chaleur amoureuse.
L’immobilisation de la voiture la tira de sa torpeur, cette fois l’anxiété la saisit, une porte s’ouvrait, on la tirait par les pieds au travers de la housse, des bras la saisit, l’emportèrent, elle fut posée sur un siège dans cette étrange accoutrement, un long moment passa, puis la fermeture fut ouverte, elle vit de la lumière, sa tête émergea, elle était aux mains du professeur, il nota qu’il semblait abattu, il la dégagea totalement, la libéra et lui tendit ses affaires.
Met tes vêtements et file en vitesse.
Elle s’habilla, incrédule, ne sachant si vraiment il lui accordait la liberté.
Alors qu’elle allait passer le seuil de la porte, il l’arrêta.
Tu vas rentrer chez toi, moi je vais quitter la région, mais n’oublie pas, si tu parles, je transmettrais ton dossier à tout le monde, et d’autre part cette nuit j’ai fait des photos de toi, tu aurais beaucoup de mal à te faire passer pour une victime, étant donné les angles de prise de vue, on te voit clairement avec ton jus dégoulinant sur tes cuisses, le visage radieux en train de jouir. Tu as compris.
Ruth abasourdie, sachant son destin entre les mains de ce monstre, honteuse de ce qui s’était passé, était prête à tout pour que rien ne se sache, de la nuit passée ou de son petit jeu personnel.
Le mieux est que tu oublies, efface totalement cela de ta mémoire dis-toi que tu as rêvé, allez file maintenant.
Elle s’en fut en courant sans demander son reste. Sur le chemin qui la ramenait à la maison, elle revoyait les images, les sensations, mais peu à peu, l’air de la nuit, et le chemin peu rassurant, elle commençait à chasser ces images de son esprit, de plus en plus préoccupé et angoissé par la route qu’elle avait à faire en pleine nuit, dans cette forêt au bruit étranger, à mi-parcours l’ambiance moite et incertaine, alertait tous ses sens, tentant en vain de détecter les pièges de la forêt, son esprit ne lui donnait plus qu’un objectif, parvenir à la maison le plus vite possible. Parfois, elle trébuchait, se ressaisissait, écoutait, pour repartir de plus belle.
Enfin, elle aborda les hauts murs, malgré leur allure sinistre, elle fut rassurée, en un instant elle franchit le portail, le ferma sèchement, couru à la maison et s’y enferma, le trajet en pleine nuit dans la forêt l’avait émotionné à l’excès, elle s’écroula dans un fauteuil, la peur du noir, les formes mouvantes des arbres avaient fortement imprégné son esprit au point qu’elle ne comprenait plus qui l’avait prise de sortir à la nuit tombée.
Quelque peu remise de ses émotions, elle monta se coucher. A peine au lit, un sommeil profond et réparateur l’assomma.
Lorsqu’elle se réveilla, le soleil était déjà haut. Encore engourdit de sommeil, elle se leva, descendit manger. Une fringale incompréhensible la tenaillait, un solide et copieux petit déjeuner la rasséréna. Le ventre plein, l’esprit gai, détendu au rayon du soleil, elle s’en fut en quête dont ne sait quoi dans la maison, cette demeure l’intriguait, elle était sûre qu’elle renfermait quelques secrets, de toute façon, il le fallait, sinon le jeu n’aurait plus d’intérêt. Elle pénétra dans la chambre de sa mère, et se souvint de la lettre que la cousine avait jointe au testament et la chercha, ses parents l’avait rangée dans le secrétaire, elle ne mit pas longtemps à la trouver.
L’ayant relue plusieurs fois, elle finit par comprendre le sens caché d’une phrase " l’histoire de cette maison se cache derrière ton reflet ".
Nul doute, il devait y avoir un livre ou quelque document caché qui donneraient l’explication sur cette demeure. Le mot " reflet " lui fît penser à un miroir, elle regarda derrière celui appelé " rêverie ", mais rien, le verre était nu, sur l’arrière, il ne pouvait rien abriter, cependant, un tracé bizarre attira son attention, comme si l’artisan du miroir s’était amusé à faire des arabesques sur le teint. Elle examina le second miroir du salon, des signes différents y figuraient aussi ainsi que sur celui du boudoir de la salle du hall d’entrée, et sa chambre, rien, strictement rien sur les autres, le sens de ces dessins lui échappait totalement. Tant pis, elle devait aller aux commissions avant la fermeture des boutiques et se remettrait à cette recherche en rentrant.
Elle quitta la maison, traversa le grand jardin cérémonieux avec ses arbres centenaires, et descendit la route pour atteindre le village. Un vieil homme assis sur un banc l’interpelle :
- Hé ! ma mignonne, tu habite la maison du marchand de rêve à présent ?
- Non, nous habitons la maison au bout de la route celle qui est à gauche.
- C’est ce que je dis.
- Mais non, c’est notre cousine qui la possédait, pas un marchand.
- Je vois que tu n’y connaît rien.
- Pourquoi ?
- L’ancien propriétaire, je veux parler de celui qui l’habitait quand j’étais gamin, on l’appelait " le marchand de rêves ", il ne vendait rien, c’était un surnom et bien mérité, à l’époque, vois-tu, il se passait des choses étranges dans cette maison, les jeunes femmes y étaient invitées et lorsqu’on les rencontraient par la suite elles ne se souvenaient même plus y avoir été.
- Qu’est-ce-que c’est que cette histoire ?
- Oh ! ce n’en est pas une, à l’époque, çà a fait bien du bruit, et tous les vieux s’en souviennent encore, enfin, ceux qui restent, les plus anciens.
- Racontez-moi, même si c’est une fable, çà m’intéresse, j’aime bien les vieilles histoires.
Rappelle toi, petite, ce n’est pas une histoire, cette maison ou tu habites a été construite il y a deux siècles par quelqu’un de bizarre que presque personne n’a connu à l’époque. Le village et ta maison étaient séparés par un étang, la route fût faite plus tard, ensuite la maison est restée vide jusqu’à l’arrivée du " marchand de rêves ", au début, tout allait bien, il invitait des jeunes filles pour le thé, elles revenaient toujours très gaies, puis, peu à peu, elles semblaient fatiguées, mais radieuses et dans le village on jasait comme quoi il s’y passait des parties fines, le filles étaient toutes très belles et curieusement, elles te ressemblaient, les hommes jaloux on voulu en avoir le cœur net, ils ont suivi les filles ; elles entraient sous la tonnelle, bien en vue, et semblaient ne plus bouger pendant des heures, après quoi, elles se levaient et repartaient, les hommes les voyaient passer avec sur leur visage, cet air fatigué et heureux des femmes qui ont fait l’amour.
Et pourtant rien ne semblait s’être passé, jusqu’au jour ou une des filles de Burnat se mit à parler pendant son sommeil, elle raconta des abominations sexuelles auxquelles elle avait été soumise dans cette maison. Le père appela sa femme et ses voisines comme témoins et tous l’entendirent bien, la voyant jusqu'à s’agiter dans son lit, en revivant les scènes en rêve. Le lendemain, avec les gendarmes, tout le monde se rendit à la maison, mais on interrogea le propriétaire, perquisitionna la maison, mais on ne trouva rien. Les mois suivants certaines jeunes filles, en cachette, se rendirent à la maison, et, dans leur sommeil, d’autres parlèrent. Les gendarmes revinrent, tout fût passé au crible, les tasses, le thé, l’eau, rien, tout était net, pas de drogue. Force fût donc d’accepter à contre cœur, qu’il n’abusait pas d’elles, certains conclurent qu’il les hypnotisait d’ou son surnom. Mais il fût obligé de partir, les gens du village lui cherchaient constamment querelle, lui créant les pires problèmes et lorsqu’il parti, il dit simplement :
" Mon corps s’en va, mais mon esprit reste ".
- C’est ce qui est écrit sur le portail ?
- Hé, oui, ma petite, tu sais pourquoi maintenant
- Non, pas tellement.
- Alors prend garde !
- Notre cousine l’a habitée et n’a jamais eu de problème.
- Ta cousine ? Jamais une femme n’en a été propriétaire ?
- Bien sûr que si, elle nous a fait ses héritiers.
- Si elle l’a possédée, jamais elle n’est venue, çà se saurait, la maison est resté vide depuis soixante dix ans.
- Bon, je dois partir, merci pour l’histoire, et à bientôt !
- N’oublie-pas, fais attention et si tu as besoin, vient me voir ici ou à ma boutique.
- Votre boutique ?
- Je possède celle qui semblait tellement t’intriguer lorsque tu es venue la première fois.
- La veille boutique aux petits carreaux ?
- Celle-là même.
Ruth resta interdite un instant, cherchant à déceler dans le regard du vieil homme, un quelconque piège, car, si son histoire était étrange, sa boutique l’était encore plus. Il la regarda et sourit ayant deviné ses pensées.
- Elle te paraît bizarre vue côté rue, mais sache que toute sale qu’est sa devanture, c’est une meilleure protection qu’un rideau de fer ou toute autre invention, personne ne cambriole une vieille boutique vide, avec l’âge, on devient astucieux.
La curiosité piqua Ruth au plus profond et abandonnant toute méfiance, elle le questionna.
- Mais que vendez-vous si c’est vide ? et pourquoi est-ce si propre ?
- Que de questions, petite, cette boutique, vois-tu, est une vertige du passé, et je la conserverai aussi longtemps que je pourrai, elle a appartenu à celui qui a fait construire ta maison, il l’a bâtie de ses propres mains pour sa fille, il ne voulait pas qu’elle habite avec lui au manoir, elle était à ce que l’on dit, sous l’emprise du démon, les prêtres avaient tenté de l’exorciser mais en vain, alors, il lavait installée là dans cette boutique.
- Et que vendait-elle ?
- Rien, elle n’avait rien à vendre, rien à donner, le diable l’avait en son pouvoir.
- Alors, pourquoi une boutique, si l’on ne vend rien ?
- Tu es bien jeune, petite, une femme à ta place aurait déjà compris.
Ruth ne comprenant pas la réponse et pressentant une issue indésirable, changea de question.
- Et pourquoi est-elle si propre ?
- Il s’agit d’une règle ancestrale qui veut que l’on nettoie la boutique quand la propriétaire vient au village, alors, ma servante s’en occupe.
- La propriétaire ? mais vous m’avez dit qu’elle était à vous ?
- A moi, c’est façon de parler.
- Et qui est la propriétaire ?
- Je crois que tu la connaît très bien.
- Mais je ne connaît personne ici.
- Oh ! que si, va au bout de tes rêves et tu la rencontrera. Sur ce, petite, je te laisse, j’ai des ordres à donner là-bas.
Ruth sourit, repris son chemin et songea, comme ils sont agréables ces vieux villages avec leurs contes de fée. Les courses terminées, elle regagna la maison. En passant le portail, elle relut l’inscription, un léger frisson lui parcouru l’échine.
Une fois à l’intérieur, l’atmosphère de la maison l’impressionna, mais chose curieuse, la détendit, l’histoire la troublait, elle s’en fût dans la petite pièce appelée " boudoir " et s’assit face au miroir lequel s’appelait " au bout de tes rêves ". Oubliant tout, elle ne songeait plus qu’à se contempler, et, l’envie de nouveau, la saisie, il lui fallait changer de vêtements, elle avait le temps, ses parents ne rentreraient que le lendemain. Pour cette fois, elle choisi des bottes à talons hauts, une jupe courte à godets et un chemisier noir vaporeux, elle revint s’asseoir face au miroir pour s’admirer, mettant ses jambes de côté, elle se fît précieuse, enfila les gants de cuir avec délicatesse, et, de nouveau, s’entreprit, alors qu’elle s’entait en elle chauffer les prémices le la jouissance, elle eu l’impression que sa tête vacillait, les mains reprenait le contrôle, et semblaient la forcer à se lever, de nouveau, elle en perdait le contrôle, les mains se firent plus fortes, elle perdit pied et fût projetée contre le miroir, sur le coup elle hurla, mais le miroir ne se brisa pas, elle n’eut aucune douleur et passa au travers comme dans un nuage, elle se retrouvait assise par terre de l’autre côté, elle regarda autour d’elle, ce n’était pas le boudoir, elle le voyait au travers du miroir, mais de l’autre côté où était-elle ? Des main gantées la saisit mais cette fois, elle vit bien, que ce n’était pas les siennes, elles la tenaient fermement, la poussant vers une chaise en bois massif, elle y fût assise sans ménagement, les mains semblaient s’être multipliées, certaines lui tenaient les bras sur les accoudoirs, d’autres les jambes, les épaules, elles l’immobilisaient totalement.
Ruth, les yeux exorbités par la peur, tentait de comprendre, sa gorge sèche l’empêchait de crier. Toutes ces mains gantées qui le tenaient, pourquoi ? Elle eu la réponse, le siège pivota, elle ne vit plus le miroir et faisait face, maintenant à une grande pièce voûtée aux pierres grises que des flambeaux par larges tâches jaunâtres, éclairaient. Le siège acheva de pivoter, elle ne pût crier, face à elle, disposés comme dans un tribunal, se tenait cinq hommes, tous portant la cagoule noire des juges de l’inquisition, bras logés dans les larges manches à la façon des moines. Sans y faire attention, involontairement, elle compta les mains qui la tenait : dix en face d’elle, cinq hommes, dont elle ne voyait pas les mains, sans un bruit, sans un mot, les cinq cagoules lui désignaient un même endroit, une large alcôve d’où pendaient des chaînes et des menottes, puis, un autre encore, elle comprit, ils lui désignaient les endroits où elle passerait, cela augmenta d’autant son angoisse ; la peur l’avait envahie, elle devînt frileuse, les mains l’entraînèrent durement vers l’alcôve où elle fût attachée debout bras et jambes maintenus écartés par des barres chaînées. L’un des juges se leva, vînt se planter devant elle, sa main gantée sorti de la manche pour ôter la cagoule, elle allait voir son tourmenteur, non, il portait une cagoule étroite de cuir cloutée qui lui moulait la tête ses mains s’approchèrent d’elle, elle tressailli, les mains passèrent sur le corsage et la pelotaient durement.
Il passa sur tout son corps, le dos, la poitrine, les seins, les bras, les cuisses, très vite, les autres le rejoignirent sans qu’il y ait eu le moindre bruit, et, de nouveau, dix mains l’envahirent, parcourant tout son corps à la fois, chaque millimètre était caressé, malgré l’angoisse, elle ne pouvait résister au plaisir de ce fantastique attouchement, des mains lui pétrissaient les fesses, l’entrecuisses, le ventre, les épaules, elle vibrait en saccades, son corps aux courbes raffinées était livré à un incroyable tripotage.
Au même instant, ils s’arrêtèrent comme un seul homme, elle fût détachée et conduite sur le chevalet, attachée sur le ventre par de larges sangles, cuisses bien ouvertes, tête à demi pendante.
A cet instant, elle eu une vision étrange, les cinq hommes semblèrent se fondre pour n’en faire qu’un, lequel homme avança lentement vers elle, c’était celui qui portait la cagoule de cuir, d’un geste sec, il lui releva la jupe sur les reins, dévoilant ses fesses bien rebondies.
Il tourna autour d’elle, semblant contempler sa proie, la sachant à sa merci. Il s’arrêta entre ses cuisses, sa main de cuir caressa l’entrejambe, pénétra la touffe humide, força légèrement le vagin pour y introduire deux doigts, elle gémit au contact et se crispa de peur, cette fois, elle ne rêvait pas, au bout des mains, il y avait un homme qui la fouillait.
Ce n’était plus des doigts, le contact était étrange, elle sentait une verge la forcer, et, malgré l’angoisse se mît à haleter, mais, cette verge n’était pas de chair, durant le va-et-vient, elle détectait une forme étrange, puis, le plaisir montant, elle n’y pensa plus, se laissant aller à la jouissance, l’homme s’arrêta, comme satisfait, se dégagea et vînt face au visage de Ruth.
Elle eu un cri étouffé en voyant ce qui l’avait pénétrée. C’était bien une verge mais enfermée dans un manchon total de cuir avec un laçage tout du long, l’homme défaisait les lacets, libérant la verge, elle pointait maintenant devant ses lèvres, elle tourna la tête, mais il la saisie et la cala de ses mains face à lui, comme elle n’ouvrait pas la bouche, il lui pinça les narines tout en lui bloquant la bouche, Ruth s’étouffait, il ôta la main, elle ouvrit la bouche cherchant de l’air, et la verge lui pénétra les lèvres s’enfonçant dans sa gorge ; Ruth se trémoussait du plus qu’elle pouvait, malgré les sangles, mais la verge commença son mouvement de va-et-vient, les doigts de cuir vinrent entre ses dents et pressaient ses lèvres de se coller elle comprit et enserra le gros organe de sa fine bouche, lorsque le sexe s’enfonçait dans sa gorge, elle sentait les larmes venir mais il reculait presque aussi vite pour revenir ensuite, les mains de l’homme lui pinçaient les seins, les caressait jusqu’à ce qu’elle se trémoussa de plaisir.
Ruth ne comprenait pas, comment elle pouvait prendre du plaisir dans une aussi affreuse situation, elle se sentait folle, mais elle jouissait la verge était dure et cognait dans se gorge, de plus en plus fort, l’homme recula jusqu’à ce que seul son gland soit au contact des lèvres.
Ruth suçait de plus en plus violemment, sa lange léchant sans cesse ce membre offert, elle sentit le moment venu et par un réflexe inconnu, d’elle, se prit à aspirer goulûment, le liquide jailli dans sa bouche, elle continuait d’aspirer, et avala le tout, l’homme se dégagea , lui caressa la tête comme on flatte un brave chien.
Ruth avait joui en même temps que lui mais les sangles l’avaient maintenues contenant son explosion et l’orgasme restait latent.
Elle le regarda reculer moitié heureuse, moitié haineuse. Après un moment, il revînt à elle, l’obligeant à ouvrir les lèvres pour lui enfoncer une poire d'angoisse qui grossi dans la bouche en tournant la molette extérieure. Ruth avait les yeux écarquillés par cette chose qui lui gonflait les joues, l’homme la contourna, saisi un récipient relié à un tuyau, puis, il lui poussa le tuyau dans l'anus et Ruth senti un liquide lui envahir le ventre, la sensation et l'inattendu de la chose, l'excitèrent à sa plus grande honte. Elle sentait son ventre gonfler, l'homme lui pénétra le vagin, et cette bite en elle, dans sa chatte, ajoutée au liquide dans son ventre, achevèrent de la mettre en transes, elle vibrait comme une folle au va-et-vient de cette verge sentant à chaque mouvement, son cul frappé par les couilles enfermées dans une poche de cuir cloutée qui lui cinglaient l'entrejambe, elle vibrait de plus en plus, elle voulait crier, hurler mais la poire l'empêchait, cette jouissance humiliante dans ce silence sépultural, augmentait ses sensations et faisait gonfler l’orgasme, d’un coup sec, il se retira, sorti de sa poche un gode de taille raisonnable qui lui enfonça dans la chatte, ôtant brusquement le tuyau qui empêchait le liquide de s'en aller, il le remplaça par sa verge et lui bourra le cul avec ardeur, faisant vibrer le liquide dans le ventre de Ruth, qui, sous la fantastique combinaison de tout cet attirail, cabra dans un tonnerre d’orgasme, se trémoussant en tous sens, ses membres semblaient indépendants, vibrant séparément en saccades son corps fût secoué de violentes convulsions orgasmiques.
lorsqu'il déchargea en elle, le liquide jaillissait de son cul en gerbes incontrôlables, elle braquait la tète en arrière, cherchant désespérément à maîtriser le feu de jouissance qui la dévorait, elle sentait des litres de sperme fuser de ses entrailles, et les orgasmes s’enchaînaient en folie lui tétanisant les muscles jusqu’à la douleur, le gode du vagin s'éjecta comme un obus, ce qui la secoua davantage, d’un coup, le calme l’envahit, elle retomba molle sur le chevalet. Ruth se réveilla lentement sur le tapis du boudoir, se voyant dans le miroir, elle eu un geste de recul, puis, regarda autour d’elle et saisie d’une crainte bien raisonnée, s’en fût à sa chambre. Là, appuyée contre la porte, elle acheva de reprendre son souffle. Elle était folle, elle en était certaine, puis, regardant sa jupe, la soulevant et voyant ses cuisses où un liquide, sans équivoque, avait séché, elle fût prise de tremblements, elle eu du mal à se ressaisir, d’abord, se laver, nettoyer les affaires et tout ranger. Il ne lui prit que très peu de temps pour se remettre en ordre. Cette fois, plus question de bêtises, ses parents risquaient d’arriver d'un moment à l’autre, elle vérifia tout, puis, s’assit et réfléchit. Dans un sens, tout cela lui paraissait dément, mais, d'autre part, elle était obligée de reconnaître qu’elle avait joui de façon inimaginable.
Puis, tout à coup, les paroles du vieil homme, résonnèrent à ses oreilles, d’abord, dénuées de tout sens, pêle-mêle, complètement enchevêtrées, la boutique, la maison, il n'en voulait pas au manoir, possédée du diable, rien à donner, les prêtres, ... Ruth resta un instant perplexe cherchant à se remémorer les phrases avec exactitude et dans l’ordre. Peu à peu, l’idée générale fît jour dans son esprit, cette fille avait dû être coincée elle, et son père avait appris, ou pire, peut-être l’avait-il surprise en train de se livrer à ses vices répugnants et pour montrer à tous qu’il n’y avait rien de bon en elle, il l’avait installée dans cette boutique vide, car, cette malade égoïste ne pouvait rien donner. Cette fois, Ruth avait compris, elle en était sûre, la peur l’envahit, elle resta prostrée dans un coin de la chambre incapable de penser, clouée par l’angoisse. Un coup de Klaxon la secoua elle se précipita à la fenêtre, ses parents arrivaient. Elle couru à l’escalier et fila à leur rencontre, leur arrivée la soulagea et lui ôta momentanément la peur. Ses parents entrèrent, chacun raconta son week-end.
- Et toi, Ruth ?
- Très bien.
- Tu as l’air fatigué, tu as encore regardé la télévision jusqu’à des heures impossibles.
La télévision ? Elle n’y avait même pas pensé, mais l’excuse était bonne.
- Pas temps que çà, mais le programme était bon.
- Ruth, que tu restes seule ici ne nous plaît pas, et si, en plus, tu ne te reposes pas. Le week-end prochain du pars avec nous.
- Ho, non, Maman.
Ruth se reprit, la réponse lui avait échappée, comme instinctive, mais, pourquoi ?
La soirée se passa de façon agréable, son frère aîné était venu, et, comme à son habitude, l'avait chahutée physiquement et moralement.
- Alors, Ruth, tu restes ici seule le week-end ? Bizarre, bizarre, ne t’amuserais-tu pas toute seule, les plaisirs solitaires, tu vois ?
- Imbécile.
- Tu as rougi, ma vieille, j’ai visé juste.
- Ce que tu peux être bête, je plains ta future.
- Rassure-toi, elle sera heureuse, et toi du pourrais l’être aussi avec qui tu sais.
- Laisse tomber, d’abord il a cinq ans de plus que moi ce prétentieux, ce Monsieur Je Sais Tout.
- Reconnais qu’il en sait plus que toi, et qu’il est pas mal.
- Je sais, en plus, il est riche, mais il est tellement imbu de sa personne et même, si il s’améliorait, Papa et Maman, ne voudraient jamais que je sorte avec lui, et, de toute façon, c’est un crétin qui ne comprend rien aux femmes, il nous prend pour des objets, nous considère comme inférieures, nous ...
- Çà va, arrête ! je connais ton texte par cœur, sur les hommes, matchos qui ne savent pas entourer de douceur cet petits êtres si délicats que vous êtes.
- Exactement, alors, arrête avec ce dégénéré.
Et Ruth colla une bourrade à son frère, lequel se rebiffa et, comme d’habitude, cela dégénéra. Ils se retrouvèrent par terre à se battre comme des chiffonniers.
- Mais vous ne grandirez jamais tous les deux !
- Ho ! Maman, on chahute,
- Toi, l’aîné, tu devrais montrer l'exemple à ta petite sœur.
- Petite ! on est de la même taille, en plus, elle est bien bâtie, alors ?
- Alors ? c'est une femme, Karl, et c'est amplement suffisant pour que tu lui fiches la paix.
Le reste de la soirée fût calme, Karl parti se coucher. Ruth regagna sa chambre et les parents se livrèrent à leur plaisir favori: un bon film à la télévision.
- Tu sais, que Ruth m'inquiète ?
- Pourquoi Chère Epouse ?
- L'épouse et mère d'abord, pense qu'elle n'a toujours pas de petit copain.
- Elle est jeune, à son âge, on pense à autre chose.
- Tu crois ?
- Et nous ?
- Nous ! c'est une exception, on s'est connus jeunes, mais, souviens-toi, que nous sommes restés longtemps que des amis.
- Que des amis, avec des jeux d'adultes ?
- Tu parles des " touches-pipis " ?
- Plus parfois, enfin, on verra bien pour elle.
Ruth, dans sa chambre n'arrêtait pas de se retourner dans son lit, incapable de trouver le sommeil, les paroles du vieil homme et ce qu'elle en avait déduit lui donnaient des poussées de fièvre et de repenser à ce qu'elle avait vécu ou rêvé, n'arrangeait rien, bien au contraire, une phrase lui revînt en mémoire en lui transperçant le cerveau, comme une épée la faisant se redresser d'un bond, les yeux grands ouverts sur la nuit de sa chambre, elle parvenait à peine à respirer, la bouche démesurément ouverte, ses mains collées à sa gorge, cherchaient à faire passer l’air, elle était saisi de tremblements fiévreux. Il l'avait dit, les mots étaient clairs et nets.
- Va au bout de tes rêves, et tu la verras.
Ruth revoyait nettement le miroir et son nom " au bout de tes rêves ", la coïncidence était impossible, il savait, il savait tout. Ruth se jeta au fond de son lit tentant de manière infantile, de se protéger à l'aide des couvertures, elle tremblait, haletante craignant à tout moment, que les puissances de la nuit ne libèrent leurs démons. La nuit était déjà bien avancée, quand, succombant à la fatigue, elle s'endormit. Mais les cauchemars se succédaient, lui arrachant des cris sourds, elle voyait le vieil homme en plus jeune, c'est lui qui portait la cagoule de cuir et tenant à la main un martinet, elle était enchaînée nue, il lui frappait la poitrine et le vagin, la pénétrait du manche pour la frapper encore.
Puis, une autre image, elle était ligotée jambes écartées attachée à un poteau sur le bord du chemin, une procession nocturne passait devant elle, les prêtres aux cagoules noires tenaient des flambeaux qui perçaient la nuit, et certains d'entre-eux, lui passaient leur torche entre les cuisses lui brûlant le vagin.
Dans une autre séquence, elle se voyait clouée sur une croix grotesque en pleine place du village, un écriteau sur la poitrine qui portait l'inscription " la servante du démon doit expier pour accéder au monde de Dieu ".
Puis, tout sombra d'un coup, les images disparurent laissant place à un énorme trou noir où elle se mit à tomber, à n'en plus finir. Lorsqu'elle se réveilla, la maison vivait déjà pleinement, elle se leva à grand peine avec le sentiment d'avoir passé la nuit à errer dans un monde de folie. En entrant dans la cuisine, elle se sentait tellement faible, qu'elle se laissa tomber d'un coup sur sa chaise.
- Et bien Ruth, tu sembles plus fatiguée qu'avant de te coucher, que se passe-t-il ?
- Rien, Maman, j'ai dû faire des cauchemars.
- Des cauchemars à ton âge ? dis plutôt que tu as lu sans voir les heures qui passaient.
Décidément, sa mère avait de la ressource pour la tirer d'embarras.
- Un peu, une heure ou deux seulement.
- En attendant, voilà le résultat, alors, mange, çà te réveillera.
Son père s'apprêtait à partir au travail et il s'approcha d'elle.
- Petite mine ce matin Ruth.
- J'ai lu.
- A ton âge, on récupère vite, mais il faudra que tu m'expliques pourquoi tu restes ici seule le week-end ?
Ruth avait prévu la question.
- Je joue à la princesse du château endormi
- A ton âge, tu joues encore à çà ?
- Oui, mais avec une vraie maison qui est presque un château.
- Allez, file au lycée, à ce soir !
- A ce soir.
Sur la route qui menait au lycée, Ruth rencontra ses amies qui suivaient le même chemin, et, sur le trajet, elles croisèrent " qui on sait ": Hans, dit le " Macho ", l'imbécile, le ...
- Regarde Ruth, c'est Hans.
- Tu parles d'un prétentieux.
- Moi, j'aime bien.
- Il est beau.
- Et riche, je sais, mon frère me casse les pieds avec ce type, et regardez, cet idiot qui porte des gants en plein été !
Et les filles passèrent à un autre sujet. La semaine s'écoula donc paisiblement, et Ruth se sentait de plus en plus nerveuse à l'approche du week-end. Elle hésitait, rester et tenter de trouver une explication à tout cela, ou partir avec ses parents, rendant impossible tout espoir de trouver une réponse logique à ce mystère. Ruth ne parvenait pas à se décider, d'un côté la raison lui disait de partir, d'un autre, elle voulait éclaircir ces incroyables faits. Le pire, est qu'elle ne pouvait demander conseil à personne, sans se trahir avouer à tous ce qu'elle avait fait, cela était impossible, elle serait morte de honte. Continuer à vivre ici avec tout ce qui se tramait dans l'ombre lui paraissait insupportable, tant pis ! elle saurait prendre les risques nécessaires et s'armant de courage, elle dit au revoir à ses parents qui s'en allaient. A cet instant, Ruth fût envahie d'un sentiment nouveau et étrange, elle n'était plus la petite écervelée, mais une jeune fille qui part décidée vers l'inconnu, prête à accepter les sacrifices nécessaires, elle savait que pour vivre, il lui faudrait dorénavant, affronter l'étrange qui se partageait entre l'atroce et l'agréable. Elle commença par les miroirs, releva leurs noms recopiant le plus proprement possible, le dessin figurant au dos ; s'installant confortablement dans la salle, elle étala les dessins sur la table, d'abord, sans ordre, puis, méthodiquement, jusqu'à trouver une sorte de coordination entre eux.
Elle était persuadée qu'il y avait un lien entre la boutique, le vieil homme, la jeune fille, la maison, et les dessins. Il lui fallait trouver, car, ces cauchemars se rapportaient à des faits trop précis, il était clair qui lui indiquaient son avenir sous une forme extravagante, peut-être, mais tel qu'elle le ressentirait si elle laissait les choses suivre leur cours, et il lui était inadmissible de l'accepter, sans avoir lutté, ou trouver comment le modifier. Ruth essaya donc toutes les compositions possibles, déplaçant les dessins, les encastrant, les écartant, jusqu'à ce qu'apparaisse une forme en les superposant qui ressemblait à un portrait sur la table, elle voyait mal, mais en saisissant le paquet de feuilles et en le tenant devant une forte lampe, elle vit, ce qu'elle vit lui arracha un cri de stupeur, les dessins ainsi superposés formaient un portrait parfait, et, c'était le sien. Ruth saisi le paquet de feuilles, attrapa son sac au vol, et, quittant la maison au pas de courses, s'en fût au village, il lui fallait voir ce vieil homme et le questionner de façon plus approfondie, si il savait, elle le ferait parler, de toute façon, il savait pour elle, ou avait deviné, cela faciliterait les choses. Elle se sentait conquérante, pleine de volonté, un instant, elle pensa à Jeanne d'Arc, la comparaison la fît sourire.
Parvenue au village, elle trouva la place habituelle du vieil homme, vide, et sans se compliquer davantage, elle fila vers la boutique, arrivée au coin de la rue, elle se figea, son frère était là, seul, à pieds, normalement, ayant quitté la maison bien avant ses parents, il aurait dû être à des kilomètres d'ici, que faisait-il ? Une panne de voiture, ou quoi ? Ruth le vit se diriger vers la boutique, elle l'observait maintenant de façon assidue, attentive au moindre geste. Il poussait la porte de la boutique, elle s'ouvrit et il entra ; Ruth aurait bien aimé se coller aux carreaux, mais il l'aurait vue, alors, elle attendit. Ce que Ruth ne pouvait savoir, et pour cause, Karl était d'une discrétion à toute épreuve, était que son si gentil frère, l'avait espionnée le week-end passé, mais uniquement dans le village, car, lorsqu'il avait voulu la suivre vers la maison, la servante du vieil homme, l'avait abordé de façon plutôt provocante. Car, sous son aspect de vieille fille, elle cachait, en fait, une âme de nymphomane et un corps de rêve, la rencontre s'était produite alors que Ruth écoutait le vieil homme lui dire " d'aller au bout de tes rêves ".
Karl était dissimulé dans une encoignure de porte , et la servante l'avait repéré du regard, elle avait averti son maître lequel d'un signe discret que Ruth n'avait pas remarqué, lui avait ordonné de le débarrasser de cet importun: Varia, la servante, possédait une parfaite maîtrise dans la technique de la séduction, elle usait en cela de contrastes de la tenue vestimentaire et du changement rapide de coiffure, et Karl avait succombé. Ruth voyait maintenant ce changement s'effectuer car, Karl, était ressorti de la boutique par l'arrière cour ou Varia l'attendait, d'un geste rapide, elle avait défait sa longue jupe grise de campagne qui, en tombant, dévoila une jupe ultra courte de cuir noir, d'où dépassait le bas du porte-jarretelles noir où s'agrippaient des bas de soie noirs à motifs, le fichu qui lui couvrait les épaules tomba à son tour, et Ruth vît apparaître une superbe poitrine encastrée dans un bustier de cuir clouté largement échancré, Varia tira alors sur l'épais foulard de coton bleu délavé qui lui entourait la tète, laissant jaillir une magnifique chevelure noire et abondante, aux cheveux longs et aux ondulations naturelles, Ruth resta bouche bée de l'incroyable mutation qui venait de se faire sous ses yeux. La vieille fille bigote à l'allure voûtée, était en fait, une superbe ferrure à la taille mince, aux jambes fuselées et à la poitrine agressive. Varia acheva sa transformation en ôta ses grosses lunettes aux verres épais, dévoilant des yeux de biche, noirs aux cils longs et fournis, ayant chaussé ses escarpins, elle entraînait Karl, à présent Ruth ne pouvait détacher ses yeux de ce couple, elle les suivait dans leurs mouvements, restant pétrifiée d'étonnement.
Une voix derrière elle la fît se retourner, le vieil homme était là. Ruth quelque peu décontenancée, se ressaisi à grand peine, ne sachant plus où elle en était, ni se qu'elle devait faire.
- Bonjour.
- Bonjour, petite, puis-je t’être utile ?
Ruth se rappela du but premier de sa visite au village.
- Oui, j'ai trouvé ce que signifiait les dessins au dos des miroirs, et vous devez en savoir plus que vous ne voulez en dire.
- Mais, parle, Petite, je t'écoute.
- Qui était cette fille, je veux dire la fille qui habitait la boutique ?
- Je te l'ai dit.
- Non, l'explication ne valait rien, que faisait-elle réellement ? et pourquoi nous ressemblons-nous comme des jumelles ? Qu'est-ce que cette histoire de boutique et de propriétaire ? et les noms des miroirs que signifient-ils ?
- Attends, attends, pas trop à la fois.
Ruth perdait patience et s'énervait.
- Racontez-moi tout car, je sais que vous savez exactement tout ce qui se passe et pourquoi.
- Viens à la boutique, tu sauras tout.
Ruth redevint méfiante et se tint sur ses gardes, le vieil homme s'en aperçu et trouva la réponse qui la rassura.
- Allons, petite, nous sommes en plein village, et je suis trop vieux pour te faire du mal.
Ruth sourit à sa méfiance, pour une fois, il n'avait pas tord, et elle le suivi à la boutique, faisant preuve de savoir vivre, il la laissait passer la première, mais elle fût aussi la dernière, car, il ferma la porte dans son dos. Ruth se sentait prise au piège, elle tirait sur la porte, cognait dessus mais rien n'y faisait, elle restait fermée, elle essaya la vitrine, mais elle semblait faite en verre blindé. Essoufflée, elle abandonna et regarda autour d'elle, la boutique était parfaitement vide, mais Ruth remarqua une étrangeté le long du plancher, à l'endroit où il rejoint le mur sous la vitrine, les lattes du parquet étaient pourvues de poignées, elle en tira une, laquelle dissimulait une excavation dans le sol, Ruth ôta alors toutes les lattes qui bloquaient l'accès, ce qui dégagea un souterrain.
Ruth s'y engagea avec précaution, une faible lumière au fond du couloir la guida, elle avançait lentement faisant attention à chaque pas, le nez envahi par une odeur fétide, parvenue à l'endroit où le couloir faisait un coude, elle poussa la grille qui barrait le passage laquelle juste après son passage, se rabattit dans son dos, en un bruit sec et métallique, lui interdisant toute retraite, elle continuait d'avancer dans l'arrondi que faisait le tunnel, quand elle tomba, roula, et glissa, le tunnel avait une très forte pente et, de plus, était glissant, un véritable toboggan aux pierres parfaitement lisses, heureusement, la chute de Ruth s'acheva dans une pièce sombre où elle distinguait, à grand peine, des formes indécises.
Elle se leva et revint à l'endroit d'où elle était tombée, impossible de remonter. Un bruit de voix l'attira vers l'un des murs aux pierres rudes et humides, en se guidant à l'oreille, et en tâtonnant, elle fini par trouver un guichet de fer identique à ceux des portes des geôles. A grand peine, elle parvint à la faire glisser, et, par l'étroite ouverture munie de barreaux, face à son visage, elle vit un spectacle ahurissant ; Varia, tout d'abord, dont la chevelure noire inondait les épaules, vêtue d'un body en cuir noir et rouge, qui lui dégageait les seins, dont les formes étaient soulignées par de fines chaînettes, ouvert à l'entrejambe, laissait apparaître l'épaisse fourrure noire de son pubis, elle se tenait droite et fière, jambes écartées, encastrées dans de hautes cuissardes noires, d'une main, elle tenait un fouet et de l'autre, elle caressait Karl, son frère, attaché, nu au mur, debout bras et jambes écartées, les flambeaux qui éclairaient la pièce, accentuaient cette impression d'irréel, mais tout était bien vrai, cette fois, et Ruth entendait Varia.
- Que préfères-tu, les caresses de ma main ou celles de mon fouet ?
Ruth voyait la main aux ongles bien vernis de rouge, caresser la poitrine de son frère et du bout des doigts, pincer gentiment les tétons, mais, curieusement, son frère ne semblait pas apprécier, il faut dire que cela se comprenait, vu sa position. Ruth ne parvenait pas à comprendre comment son frère avait accepté cela, aurait-il les mêmes fantasmes qu'elle ? la réponse lui vint.
- Sache, Karl, que je n'ai pas l’habitude d'essuyer des refus de la part d'un homme et ta façon tout à l'heure de me répondre dans l'arrière cour, était très vexante, j'ai fait le maximum pour être attirante, et tu fais le dédaigneux, heureusement, j'ai pu t'offrir une tasse de ce merveilleux thé, pour t'amener ici.
- Tu m'as drogué ? car jamais, je n'aurais accepté cela.
- Non, je suis certaine que tu as envie de moi, mais ce sont tes complexes qui t'en empêchent, tu as peur de ne pas pouvoir me satisfaire.
- Combien de fois faudra-t-il te dire que j'aime ma future femme et que je n'ai pas envie de la tromper et surtout pas avec toi, hypocrite et fourbe que tu es.
- Tu dis cela pour le thé, mon Amour ?
- Oui, me faire croire que l'on va se quitter bons amis, après, une bonne tasse de thé, du thé qui contenait plus de soporifique que de savoir-faire, tout cela pour me prendre entre tes griffes.
- Des griffes qui peuvent être les plus douces caresses, il n'appartient qu'à toi d'en décider.
- Non et non, détache-moi, çà suffit !
- Tu n'as rein compris, mon pauvre, je te veux et si je t'ai amené jusqu'ici ce n'est pas pour te laisser repartir tranquillement, mais, maintenant que tu es bien réveillé, écoute-moi, je t'obligerai à ma faire l'amour bon gré mal gré, pour la dernière fois, ta réponse, ensuite le ton va changer.
- Non et non.
A peine eut-il prononcé, non, que le fouet de Varia s’abattit sur lui, elle se recula et recommença, le fouet siffla dans l'air et lui cingla les cuisses.
Varia posa son fouet, enfila des gants et s'approcha de lui à toucher son corps du sien, ses mains parcouraient le corps de Karl, glissant sur les épaules, la poitrine, les hanches, revenant vers l'intérieur.
Elle saisi la verge d'une main, et les testicules, de l'autre, elle caressait la verge, sous le contact doux et expert, il se mit à bander.
- Tu vois ! tu as envie de moi, arrête de mentir.
Varia se faisait chatte contre lui, le caressant de son corps, lui massant continuellement les testicules et la verge qui, maintenant, se dressait fièrement.
- Arrête ! çà ne sert à rien, c'est une réaction sans valeur.
Vexée le visage tendu de haine, elle s'écarta de lui pour se diriger vers une poulie, elle l'actionna, les bras de Karl se dégagèrent du mur, à cet instant, elle modifia le système des chaînes, lesquelles maintenant, obligeaient Karl à tendre les bras vers le sol, devant lui, Varia saisi une large peau de fourrure et la mit au sol.
- Continue de te baisser et couche-toi, sur cette peau.
Karl ne pouvait faire autrement, le système de chaîne l’entraînait en avant, l'obligeant à s'allonger. Varia revint vers lui, un large sac à la main qu'elle posa près de lui, puis, faisant descendre une chaîne du plafond, elle enserra la taille de Karl avec, l'obligeant ainsi à se soulever pour qu'elle se glisse sous lui.
- Oui, mon Chéri, la peau était pour moi, mais moi, je suis pour toi.
- Ne rêve pas, Varia, tu ne m'obligeras pas.
- Ca, c'est que l'on va voir !
Du sac, elle sorti un masque à gaz qu'elle força sur la tète de Karl.
- Je l'ai légèrement modifié, il n'y a plus de filtre mais une valve à robinet, c'est très simple, ou tu me fais jouir, ou tu étouffes.
Karl, la tète bloquée dans le masque et les membres immobilisés par les chaînes, fût obligé de reconnaître qu'il devrait en passer par où elle voulait.
- D'abord, dis-moi que tu m'aimes et tendrement.
Karl refusa, elle ferma le robinet d'arrivée d'air, et rapidement, il suffoqua.
- J'attends, Karl.
Yeux exorbités, bouche ouverte avide d'air, il hannona ce qui pu passer pour un " je t'aime ". Varia lui redonna de l'air.
- Dis-le mieux.
Elle recommença la manœuvre. Cette fois, il répondit vite.
- Plus amoureusement.
Varia, sûre d'elle, ne s'occupait plus du masque, ses mains s'activaient sur la verge de Karl, la faisant se tendre.
- Dis que tu as envie de moi, et, en même temps, force moi plus fort, plus, encore…
Varia pu s'abandonner aux assauts de Karl, et rêver, yeux grands ouverts, que ce dadais aimait lui faire l'amour et qu'il s'était refusé par jeu.
Karl, effectivement, y prenait de plus en plus de plaisir, est-ce le fait d'être attaché, d'avoir été à moitié asphyxié, ou bien une sourde vengeance ?
Toujours est-il, qu'il la fourrait au plus profond. Varia commençait à râler de plaisir, l'orgasme montait en elle, elle vibrait de plus en plus, au rythme des assauts de son amant, mais, quand elle se mit à crier qu'elle l'aimait, il sut que le moment était arrivé, et, brusquement, il se dégagea, lui envoyant le sperme sur le ventre, sans la finir. Varia devint cramoisie, folle de rage, elle se dégagea, saisi son fouet et se mit à le frapper en transes hystériques.
Puis, se ressaisissant, elle s'arrêta net, non, elle ne devait pas trop abîmer l'objet de son amour. Elle s'approcha de lui, visage ironique, bouche tordue, elle le força à se tourner sur le dos, ses mains saisirent les testicules.
- La prochaine fois si tu fais çà, je te les éclate avec cet étau.
Elle entreprit de le masturber vigoureusement, au bout d'un moment, la verge durcie, alors, elle s'amusa à lui couper l'air, reprenant la masturbation féroce, elle alternait, masturbation et respiration. Lorsqu'il eu la bite bien raide, elle s'empala dessus et à grands coups de reins, s'acheva dans un orgasme puissant, elle se secouait en spasmes affolés sur le sexe de Karl, haletant en puissants soupirs bruyants, enfin, repue, elle s'écroula sur lui. Karl n'avait pu se contenir et avait explosé en elle, emporté par le même élan. Varia roula sur elle, puis se retournant:
- Tout à l'heure, tu me prendras avec la même passion, je te le jure.
Karl, fatigué, par le plaisir et les coups reçus, plongea dans une lourde torpeur. C'est ce que Varia semblait attendre, ayant vérifié qu'il s'était endormi, elle se dirigea directement vers le guichet d'où Ruth n'avait rien perdu de la scène. Elle écarta la vitre blindée et fit signe à Ruth de tendre l'oreille.
- Toi, écoute bien, tout à l'heure, je sortirais de la pièce et tu parleras à ton frère, fais bien comme je te dis et tout se passera bien, si tu fais l'idiote, on saurait vous faire crever lentement. Les yeux étaient fous de rage, et Ruth compris qu'elle ne plaisantait pas, mais, surtout, qu'elle devait être à demi folle, et l'autre aussi, qu'elle ne voyait pas, mais qui devait rôder dans un coin.
- Tu lui diras qu'un homme t'a jetée dans ce cachot pour obliger ton frère à me faire l'amour, comme je veux qu'il le fasse, que si il refuse, tu auras une mort lente et atroce, ce cachot n'a qu'une issue, la trappe par laquelle tu est tombée, tu vois les trous derrière toi, ils sont reliés à un réservoir d'eau, l'eau montera lentement jusqu'à tes épaules, ensuite, lentement, pendant des jours et des jours tu te sentiras peu à peu te décomposer dans l'eau. Ta peau se fripera, à chaque fois que tu voudras dormir, tu manqueras de te noyer et ton frère, attaché ici, te regardera mourir, alors, choisis, d'autre part, il doit croire que je ne sais rien de tout cela, tu as compris ?
Ruth, atterrée par tant de cruauté, acquiesça. Karl bougea un peu et Varia en décrivant un cercle, revint à lui.
- Pendant que tu finis de te réveiller, je vais nous chercher à boire.
Avant de sortir, elle lui ôta le masque.
Ruth, le voyant seul appela son frère.
- Karl, écoute-moi.
- Ruth ? que fais tu ici ?
- Je n'ai pas le temps de t'expliquer, mais, écoute-moi.
Et Ruth lui raconta l'histoire que Varia avait exigée.
- Mais qui t'a jetée là ,
- Un homme je te dis, taisons-nous, je crois qu'elle revient, elle ne sait pas que je suis là.
Pour Karl, tout devenait ahurissant, sa sœur enlevée pour satisfaire la folie d'un voyeur et l'autre malade qui ne rêvait que de cela. Cette fois, la situation était critique, il ne s'agissait pas que de lui, sa sœur était en danger, et il pouvait la sauver, et pour cela, satisfaire une désaxée. Karl envisageait la situation dans tout ce qu'elle avait de problématique, comme baiser une fille pour qui on ne ressent rien, on peut, sûrement, mais il faut déjà bander ! et Varia ne le faisait pas bander, un autre point était capital, comment lui expliquer ce brusque changement. Karl se creusait les méninges, tentant des comparaisons avec des films ou certains romans, puis, il pensa à Freud, certes, ses théories étaient nulles, mais tout le monde les acceptaient, alors, que Wihlelm Reich avait posé le vrai problème de la psychanalyse en expliquant le systèmes de l'orgasme. Karl eu l'idée de génie, utiliser un peu les deux. Varia revint, deux coupes à la main et une bouteille de champagne, elle s'agenouilla gracieusement près de lui, posa la bouteille et disposa les verres.
- Un peu de champagne, Amour ?
- Oui, merci, Varia, je voulais te dire de m'excuser pour tout à l'heure, tu sais, quand j'étais enfant, j'avais peur des femmes.
Varia applaudi comme une enfant, et s'écria :
- Je le savais ! je me doutais que tu avais eu des problèmes et je ne t'en veux plus, mais, tu me raconteras tout cela plus tard, pour l'instant, buvons cette bouteille à notre amour, et je vais te détacher tu seras mieux, mais avant, promets-moi que tu es sincère ? que ce n'est pas une manœuvre hypocrite comme tout à l'heure ?
- Non, Varia, je t'assure, je, je n'ose pas te le dire, mais, j'ai des sentiments puissants pour toi.
Varia, tout en le détachant, poursuivait la conversation.
- Tu veux dire que tu n'oses pas dire que tu m'aimes ?
- C'est cela.
- C'est touchant, j'aime ta timidité, mais, admet que mes méthodes sont efficaces puisqu'elles te permettent de devenir maintenant un homme, un vrai, et non plus un enfant peureux.
- Justement, si tu permets, je suis encore un peu " coincé " comme on dit, tout cela est si nouveau, il faudra que tu m'aides.
- Je comprends, mon Amour, et je ferais tout ce qu'il faut.
- Varia, c'est formidable, tu comprends et admets tout si gentiment.
- Mais, Karl, une femme si on l'aime, accepte tout, dis-moi tout, as-tu un fantasme que je puisse satisfaire ?
Karl hésita, il ne savait comment s'expliquer et cela le dégoûtait, mais si il ne lui demandait pas de le faire tout serait fichu, pour la baiser, il devait bander et pour bander, pas évident sauf ... Varia interpréta de façon totalement différente le silence recueilli et pensif de Karl.
- C'est si difficile que cela à dire, Karl ? je t'aime, j'accepterais tout, dis le moi.
Karl revit l'image du visage de sa sœur au travers des barreaux et cela lui donna le courage nécessaire, en même temps, qu'une idée sadique et peut-être pas si bête.
Et bien, Varia, si çà ne t'ennuie pas je vais l'écrire et te le donner à lire, je n'arriverais pas à le dire.
Varia était folle de joie, il était timide et, apparemment, vicieux, l'idée du bout de papier la ravie, elle vivait un rêve. Karl écrivit nerveusement ses demandes, d'abord, qu'elle soit enchaînée, à genoux, collier au cou et aux poignets, qu'elle lui suce les couilles en le branlant et en lui glissant un gode dans le cul, ensuite, qu'il puisse lui coller une fessée avant de la baiser. Il tendit le papier à Varia laquelle, au fur et à mesure de la lecture, eu les yeux embués de larmes de reconnaissance. Ayant terminé la lecture, colla le papier dans son soutien-gorge pour mieux se jeter sur lui et le couvrir de bises énamourées.
- Karl, je suis si heureuse, et si tu veux, tu pourras utiliser le martinet, veux-tu que je te l'apporte ?
Varia lui apporta, lui tendit les chaînes, se laissa enchaîner avec grâce et obéissant aux désirs de son Maître, se mit à lui lécher les couilles, suçant le gode au passage pour lui enfoncer plus facilement. Karl ne pût s'empêcher de ressentir à la fois le plaisir de posséder et d'être possédé, cette belle fille à ses genoux, et cette sensation dans le cul l'excitait au plus haut point. Il bandait raide et Varia en fût ravie. Pour lui montrer sa satisfaction, elle lui suça la bite avec ardeur, le pompant, léchant, suçant et aspirant. Karl prit par le jeu faisait tournoyer le martinet, l'excitation le rendait demi inconscient de la réalité et il frappa Varia à plusieurs reprises laquelle frémissait de bonheur à chaque coup reçu, n’y tenant plus, il la saisi par la taille, la culbuta au sol pour lui administrer une des plus fantastiques fessées que Varia n'ai jamais reçues, laquelle en pleurait de ravissement de douleur, Karl l'ayant retournée ne se contrôlant plus la baisait à grands coups de queue.
Varia se mit à gémir en petits râles de plus en plus saccadés, pour, enfin, éclater en cris haletants de jouissance. Karl affolé de plaisir, lui jetait d'incroyables " Je t'aime " ; Varia explosa en plusieurs orgasmes, comblée au-delà de toute espérance, gisant au sol, aux côtés de son compagnon assoupi, elle remerciait le ciel de lui avoir octroyé tant de bonheur, car, en femme qu'elle était, elle savait reconnaître les accents qui ne trompent pas et ceux de Karl avaient été purs et honnêtes à l'extrême de ce que l'on peut, le laissant endormi sur la fourrure, elle se leva délicatement pour aller voir Ruth.
- As-tu regardé ?
Ruth ne répondit pas mais rougi. Varia compris.
- Remarque, je te comprends, je crois que j'aurais fait de même, pour sortir de ta cellule, tu vas pousser la pierre blanche sur le mur du fond.
- Celle-là ?
- Oui, exactement, un tunnel te ramènera au manoir.
- Varia que va devenir mon frère ?
- Rassure-toi, il te le dira lui-même et chez vous mais pas avant lundi.
- Varia, je crois que je ne comprends plus rien.
- Tu sais, Ruth, il n'y a pas si longtemps, j'avais ton âge, et avec quelques années d'écart, j'ai appris et compris beaucoup de choses, maintenant, va tant.
Ruth poussa la pierre, un panneau de forte pierre se dégagea, livrant accès à un tunnel où elle s'engagea. Cela montait lentement, mais, continuellement puis il y eu des marches, Ruth avait appris durant ces dernières semaines à se diriger dans le noir et, maintenant, cela l'aidait considérablement sans pour autant lui ôter la peur. Elle s'arrêta un instant pour reprendre son souffle, cet escalier n’en finissait pas, pour monter ainsi, il devait déboucher dans une montagne pensa-t-elle.
Enfin, par certains bruits, elle sut qu'elle en atteignait la sortie, d'un coup, sans qu'elle n'est pû le prévoir, le tunnel, basculait dans l'autre sens, presque abrupt et elle tomba, roula pour se retrouver au bord du chemin dans un amas d'herbes et de feuilles. Moitié aveuglée par la clarté, moitié par la chute, elle se releva péniblement, la maison n'était plus loin, elle avançait lentement sur le chemin, l'esprit envahi par les images de ces derniers instants, ne sachant plus évaluer le bien du mal, sans même s'en apercevoir, elle franchi le portail, et, plongée dans ses pensées, en totale inconscience, le ferma sans le savoir, et parvint à la maison.
Là, assise dans un des fauteuils, elle repassa les événements de la journée, puis revit la phase finale, son frère et Varia, du miroir qui s'appelait " rêves éternels ", son reflet lui parvint, mais, elle qui était-elle ? et que voulait-t-elle ? elle ôta ses vêtements tâchés et souillés, s'assit de nouveau face au miroir et revit ces étranges images de son frère et Varia qui, de façon, inexplicable l'excitait. Elle profita de l'image de sa nudité, et, lentement, sa main glissa sur son corps lui procurant d'agréables frissons, ses doigts fouillaient sa touffe, en caresses savantes et la chaleur du plaisir l’envahit de nouveau, et cette fois, encore, elle eu cette étrange sensation de légèreté et d'abandon, pour, subitement, être projetée contre le miroir qu'elle traversa sans mal.
De l'autre côté, tout était identique, et avant que la peur raisonnable ne l'ai totalement envahie, elle se sentie soulevé et projetée sur un étrange lit, des mains apparurent, elle tenta de les éviter, mais, chacun de ses gestes étaient contrariés ; les mains semblaient deviner leur mouvement et les devançaient. Elle réalisa trop tard qu'une fois de plus, elle était victime de ses désirs érotiques qui l'entraînaient encore vers cette folie. Elle gisait attachée sur le matelas, bras et jambes maintenus écartés par les sangles, son ventre bloqué d'une large ceinture, l'empêchait de bouger, il était redevenu un seul et passa près d'elle, il se baissa vers sa poitrine, et lui fixa une pince sur chaque téton, Ruth poussa un petit cri de surprise plus que de douleur.
La peur, de nouveau, l'étreignait, l'endroit était inquiétant ; cette cave voûtée, ce silence, ces pierres froides, tout incitait à penser au drame et il arrivait maintenant, ses mains fouillaient sa touffe, cherchant les lèvres auxquelles il fixa d'autre pinces, Ruth se débattait, cela ne lui procurait aucun plaisir et ne présageait rien de bon, s'attaquer aux lèvres du vagin pour fixer les pinces, était l’œuvre d'un fou. La douleur était faible, mais l'angoisse l'affolait, il s'écarta d'elle et revint avec des fils qu'il raccordait aux pinces des lèvres et des tétons, la boîte qu'il tenait à la main, confirma sa folie, elle était reliée à tous les fils et à un générateur, réalisant ce qui se passait, elle se mit à hurler car si le générateur était de faible puissance, neuf volts, l'angoisse et la peur de l'électricité provoquaient chez elle, une véritable hystérie. Il ne semblait attendre que cela pour lui enfoncer la poire d'angoisse et la faire gonfler dans sa bouche. La trouille la rendait fébrile, elle avait du mal à respirer, et ne voyait aucune issue à cet enfer. Il attendait tranquillement qu'elle se remette et revienne au calme.
Ruth, peu à peu, se décontracta mais la peur restait, ses yeux étaient agrandis d'angoisse. Elle senti une petite piqûre à l'entrejambe, puis, comme un léger choc à l'intérieur d'elle-même, le choc, très lentement, devenait plus fort mais tout aussi espacé, et comme il augmentait en force, son corps entier répondait d'une secousse unie au choc, ce n'était pas particulièrement douloureux, mais à chaque fois, ses muscles se tendaient involontairement commandés par cette force mystérieuse. Elle compris, des électrochocs, il lui faisait des électrochocs, mais d'une manière insensée. Le choc cette fois fût encore plus fort et durant une seconde, elle se crispa toute entière.
Lâchant la manette, la main de l'homme, décrivit une courbe dans l'air et revint sur la manette, il appuyait, elle se crispait, elle le vit augmenter l'intensité et se prépara au choc. Cette fois, il fût si violent, qu'elle se crispa et cabra au maximum pendant tout le temps qu'il tint la molette baissée. Impossible de crier, de toute façon elle ne pensait qu'à tenir face à cette force qui parcourait son corps. Il relâcha, elle se détendit il baissa l'intensité et repris les chocs, les rapprochant de plus en plus. Elle se contractait de plus en plus vite, comme si son vagin et son clitoris étaient soumis à d'incessantes caresses et pénétrations par une multitude de verges et de langues.
Ses membres, par instant, étaient saisis de spasmes involontaires, elle se mit à haleter, le plaisir l'envahissait peu à peu, elle mouillait favorisant les électrochocs, les chocs se succédaient très rapidement, maintenant, donnant l'illusion d'une continuité. Elle s'agitait du plus qu'elle pouvait malgré ses entraves, ses mains se débattaient, elle secouait la tète en tous sens, ses pieds se tordaient et tous ses membres, en cadence ultra rapide, se contractaient la sensation d'intensité dans son corps, la pénétrait de jouissance. Il lui ôta la large ceinture ventrale, son bassin et sa taille laissés libres, elle se mit à rire avec violence, il augmenta encore l'intensité et son corps se cabra au-dessus du matelas avec de brusques tressautements et l'orgasme électrique explosa, la déchaînant en tous sens. Ruth ne pouvait pas se contenir, tout était indépendant d'elle, son corps qui vibrait, jouissait et cet énorme orgasme qui la secouait jusqu'aux limites extrêmes.
Enfin, il abaissa la manette, elle retomba sur le matelas épuisée par la violence de la jouissance, son corps était sans force, et sa tète penchée sur le côté gardait les yeux clos. Il la détacha, caressa longuement ce corps nu qu'il avait fait jouir aux doigts et à l’œil. Tout en faisant ses préparatifs, il la laissait se reposer, il l'avait habillée d'une combinaison intégrale en caoutchouc, qui la recouvrait telle une seconde peau, de la tète aux pieds, trois seuls endroits n'étaient pas couverts, les tétons des seins et le vagin. Lui aussi était intégralement vêtu de caoutchouc, sauf sa verge dont la couleur tranchait sur le noir de la combinaison, il surveillait de près son réveil, lorsqu'il la vit bouger en gestes précis, il la rattacha sur le matelas.
Ruth ouvrit les yeux et l'aperçu au travers des pastilles transparentes, elle tenta de bouger mais s’aperçut qu'elle était toujours attachée. Elle sentait son corps intégralement revêtu et en serrant ses doigts, elle reconnu le caoutchouc, qu'est-ce-que ce fou avait encore inventé ? Elle redressa la tète du peu qu'elle pû, vit ses tétons nus et pointus, elle sentait l'air glisser sur son vagin et vit la verge, nul doute, il simplifiait en compliquant. Elle le vit saisir un fil qui traînait à côté d'elle, au bout duquel était raccordé un gode en métal, il se baissa entre ses cuisses, lui glissa dans le vagin, cette fois, elle cru comprendre. Il raccorda le fil au boîtier de commande, et un autre à lui-même, puis, il s'approcha au-dessus d'elle, se baissa jusqu'à sa poitrine et mit sa verge sur le téton, elle tressauta, elle recevait les électrochocs par sa verge, ses seins s'étaient tendus sous le choc agressif et jouissif, il passa à l'autre sein, elle se dandinait cherchant à éviter le contact, mal elle ne pû, et, de nouveau, les chocs lui vibraient sur tout le corps.
Reculant à son entrejambe, de ses mains gantées, il lui ôta le gode électrique du vagin pour lui glisser difficilement mais fermement dans le cul, puis, il se coucha presque sur elle, Ruth se tortillait, criait sous le masque qui lui emprisonnait la tète, elle cherchait désespérément à éviter le contact, mais, elle senti des picotements puis, simultanément, la pénétration et les électrochocs dans le vagin, qui, sous l'effet se crispait bloquant encore mieux la verge dans son ventre, les électrochocs se succédaient, elle vibrait en cadence, happant dans les mêmes secousses la verge. La jouissance qu'elle ressentait dans la chatte, et sur le clitoris, pourtant recouverts, était insoutenable et recommençait à se crisper en saccades.
L'homme n'avait nul besoin de bouger, Ruth, par ses secousses, et crispations vaginales violentes, faisait tout le travail. L'orgasme grondait en elle, roulait en boule de feu dans tout son corps, l'explosion était imminente, elle se tendait, répondant davantage aux électrochocs, augmentant encore sa jouissance, l'emportant dans une tornade affolante, l'orgasme fusa, la dévorant entièrement, elle se secoua en furieux hoquets d'une violence inouïe.
Lui aussi avait violemment joui, il coupa le courant et s'écroula épuisé en travers d'elle. Ruth, totalement foudroyée gisait inerte sous lui. Peu à peu, ils reprirent conscience, elle redressa la tète, il ôtait ses gants, elle vit la main baisser le, commutateur et n’eut pas le temps de hurler, les chocs revenaient plus puissants encore et la bite molle, l'instant avant, l'envahissait de nouveau pleine et gonflée. Elle recommençait à être secouée de spasmes, lui masturbant involontairement la verge d'une forte impétuosité.
Ruth sentait le bien être de la jouissance l'envahir plus rapidement et plus violemment, les mains nues se dirigeaient vers ses seins, elle tentait de haleter des " non 1 " incompréhensibles, les électrochocs étant totalement maîtres de son corps et de sa jouissance, les mains atteignirent les tétons, les pinçaient, elle hurla.
Le pincement des électrochocs la secouèrent en folie, ses yeux s'embuèrent, elle cabra, lui aussi, dans un même élan, ils explosèrent, l'orgasme durait, elle le voyait au travers des brumes de son cerveau crispé sur elle, attendant l'épuisement total pour couper le courant. Ils retombèrent comme des bûches, épuisés, vidés totalement incontrôlés. Les rayons du soleil avait envahi sa chambre lorsqu'elle se réveilla. Lentement, elle quitta son lit, remis un peu d'ordre dans sa coiffure, puis, brosse à la main, resta figée. Les derniers instants vécus lui revenaient en mémoire, par quel miracle se trouvait-elle dans sa chambre ?
Ses mains parcourraient son corps, et lui confirmèrent une fois de plus, la réalité, non, elle n'avait pas rêvé, ce dont elle se souvenait, elle l'avait bien vécu. L'angoisse de nouveau la fit trembler, un froid immatériel lui parcourait le corps, de qui, de quoi, était-elle victime ? Tout en s'apprêtant, elle rassemblait les divers éléments dont elle disposait, dans la cuisine, elle trouva un mot de son frère il passait la journée avec Varia. Ayant pris un solide petit déjeuner, elle s'installa à la table du salon et entrepris de répertorier, par ordre, les informations dont elle disposait. Les notant chacune sur des feuilles séparées afin de pouvoir les regrouper par caractéristiques principales.
Elle détailla au maximum sur chaque feuille, tous les faits qui s'étaient produits avant ou après l'événement, puis reprenant sa technique habituelle, elle étala toutes les feuilles sur la grande table. Un lien apparu concernant les miroirs, tous comportaient le mot : " rêves " dans leurs noms, ensuite, le moment des agressions face aux miroirs, toujours l'après-midi et la chronologie des noms : " rêveries ", " au bout de tes rêves ", " rêves éternels ", elle correspondait exactement à l'amplification des sensations ressenties.
Ruth sentait qu'elle approchait du but, peu à peu, les éléments s'imbriquaient. Il lui fallait trouver ces pièces où les miroirs la projetaient, elle étudia le plan de la maison, et en vint à la conclusion que le seul endroit était le grenier, ce fameux grenier interdit cela paraissait absurde, mais c'était là l'unique possibilité. Cette fois, elle prépara son expédition avec un maximum de précaution, pas question de tomber dans quelques pièges. Une solide corde, une lampe de poche, des piles de rechange, des vêtements résistants et au travail !
Ruth monta l'escalier avec cette angoisse que l'on a en se rendant vers l'inconnu dont on connaît et redoute la puissance. Elle parvint au mur qui en condamnait l'accès et chercha le mécanisme qui en commandait l'ouverture, car elle en était sûre, il s'agissait d'un passage et non d'un couloir muré. Elle savait par ses lectures, que ce genre de porte moyenâgeuse est commandé par des balanciers que les ouvriers de l'époque savaient dissimuler dans les murs et que si ils sont bien réalisés, ne vieillissent pas. Cette sorte de balancier est toujours commandé par un contre poids, il lui suffisait de le trouver, sa position, vu le sol, ne pouvait être que très bas ou très haut, étant donné l'importance du mur à déplacer, il devait être puissant.
Ruth étudia chacune des pierres, et trouva ce qu'elle cherchait, une anfractuosité trop symétrique pour être naturelle, la pierre à pousser était l'une des quatre qui l'encadrait. Au second essai, un bruit sourd de raclement se fit entendre, et, peu à peu, par saccades, il s’amplifia pour finir en un long grincement d'acier, le mur s'ouvrit alors lentement sur tout sa hauteur, offrant à Ruth la vision d'un escalier moyenâgeux et sombre encombré de débris divers, cailloux, bouts de bois, pièces de métal et autres, avançant précautionneusement, elle parvint à la première marche, traînant sa corde et s'assurant que le mécanisme ne se déclenche pas après son passage.
Elle vérifiait chaque pierre de chaque marche, lorsqu'elle s'arrêta devant la cinquième, celle-là était d'une seule pièce, aucun doute, elle actionnait la fermeture, elle la franchie tout en continuant sa vérification. L'escalier, maintenant, obliquait et se trouvait dans le noir, sa lampe de poche la guidait d'un rayon étriqué sur le sol. Parvenue en haut, le dernier obstacle était une vieille porte moisie aux planches disjointes au travers desquelles, la lumière de sa lampe lui confirma la présence des meubles et surtout de trois miroirs d'aussi bonne taille que les autres.
Elle poussa de l'épaule sur la porte qui céda sans résister en s'effondrant dans un bruit de feuilles mortes, Ruth entra lentement et le grenier lui apparu alors pleinement il était immense, en fait il couvrait toute la maison, un bric-à-brac incroyable entassé par monticules espacés, en recouvrait le sol, Ruth distinguait tantôt des sabres, des épées, des casques, des vieux vêtements, des accessoires de vaisselles antiques, des harnais, des ceinturons, passé tout ce fatras recouvert de poussière, elle put enfin s'approcher du premier miroir, la stupéfaction la cloua sur place, ce miroir renvoyait l'image du boudoir et devant le miroir, disposée négligemment, elle vit une paire de gants de fabrication rude mais en parfait état, contrastant totalement avec la poussière qui recouvrait uniformément tous les autres objets, ce miroir ou ce qu'il était, était parfaitement exempt de poussière, lui aussi.
Ruth n'y tint plus et couru plus qu'elle ne marcha vers le second miroir, bousculant quantité de choses sur son passage. Là, le spectacle la surpris au point que pendant un instant, elle failli repartir à l'entrée du grenier, elle avait pris les murs de cette pièce pour de grands meubles. Face au miroir, installée comme un stand de présentation, elle reconnu l'estrade du tribunal de l'inquisition, sur une table, tous les ustensiles ainsi que les machines de tortures installées dans les alcôves de pierres.
S'écartant un peu de cette sorte de pièce, elle s'arrêta, retenant son souffle, épiant le moindre geste et guettant le moindre bruit, mais tout était calme, rien ne semblait vouloir déranger la tranquillité de ces lieux. Ruth se dirigea vers le troisième miroir, lequel se trouvait faire face lui aussi à une sorte de pièce, cette fois, elle n’eut aucune angoisse, sachant d'avance ce qu'elle allait trouver, elle reconnu l'étrange lit aux grosses sangles et à la large ceinture ventrale, sur lequel elle avait connu des orgasmes électriques, le boîtier de commande se trouvait à côté avec ses fils et ses électrodes. Ruth poursuivit son inspection reconnaissant parfois un meuble de la liste.
Un meuble bibliothèque attira son attention, elle projeta le jet de sa lampe sur les livres pour en lire les titres, certains noms lui étaient familiers : Meliès, les frères Lumière, Mansard, le baron des Adrets, Machinale, l'hydraulique à Alexandrie, Les sources d'inspiration de Jules Vernes, Syracuse et Archimède, puis, un fort volume sur les études de la lumière prismatique et de son influence sur le comportement humain. Ruth inconsciemment, savait que la solution était là, le marchand de rêves n'était pas un mythe ou un surnom, il avait réussi à créer un univers réel de rêves. Ses connaissances ne lui permettaient pas d'élucider le problème, mais un chercheur tel que cet homme avait dû laisser des notes sur ses études, elle se mit à les chercher tout d'abord, de façon désordonnée, puis, méthodiquement, calculant l'espace entre les miroirs.
Elle défini où devrait être le quatrième, car, quatrième, il devait y avoir, mathématiquement, il manquait, un espace restait inutilisé, mais bien dégagé, Ruth s'y rendit, elle trouva un bureau poussiéreux recouvert de notes manuscrites. Les premières ne lui apprirent rien, par contre, une liasse de feuilles jaunies contenait une partie des réponses. Ruth ne compris pas tout, mais le peu qu'elle en tira, lui suffit.
Les miroirs du salon et des deux autres pièces basculent vers la personne qui est assise en face, par l'effet des rayons solaires. Mais, le miroir ne bascule que si l'empreinte du visage correspond à celle de son tain, et, uniquement, si la personne développe à ce moment, suffisamment d'énergie d’orgone, à ce moment, le miroir retransmet par une série de prismes l'image de la pièce qui se trouve au grenier. D'où cette impression de projection. Le reste n'est que jeu de lumière qui, par décomposition, prismatique donne une impression de mouvement.
Ruth trouva l'arrière arrière cousin bien ingénieux, quant à l'histoire des jeunes filles qu'il invitait, elle l'a trouva relatée dans son journal, en fait, c'était bien un fier coquin, car, l'image des jeunes filles assises en train de prendre le thé, n'était qu'un effet d'optique réalisé avec un système holographique destiné aux curieux, et pendant ce temps, lui et elles ou elle, prenaient réellement du bon temps dans la maison. Sur le livre journalier, elle trouva À plusieurs reprises, le nom de Helembard avec, à chaque fois, la même mention, un Louis d'or pour l'entretien de la boutique, puis, plus loin, rente au fils Helembard déposée chez Maître Lensbourg.
Le vieil homme était donc le fils Helembard, très discret, ce Monsieur. Ruth s'étira un peu, se leva, et quitta le grenier, le livre journalier toujours à la main, en descendant l'escalier, elle évita soigneusement la marche, remis la pierre dans son encoche, le mur reprit sa position initiale. La tète pleine d'idées, elle descendit à la cuisine, les expéditions réussies, çà creuse ! tout en mangeant, elle poursuivi la lecture du livre journalier, elle appris ce que le " marchand de rêves " avait imaginé pour le quatrième miroir, celui-là ne fonctionnerait que si la personne était déjà passée par les trois autres, son principe de base était la réaction aux énergies d'orgone par des formations ectoplasmiques compactes et des effets de poltergeist créés par les ondes nerveuses et décomposés en sons communs. La puissance de la lumière solaire serait transformée en énergie utile par des plaques au nitrate d'argent, cette énergie servirait à maintenir et augmenter la consistance des ectoplasmes ainsi qu'à en faire se mouvoir certains, par différence de température dans la pièce.
Les murs de la pièce auront donc une composition minérale à haute teneur en carbone afin d'augmenter les effets réfléchissants ainsi qu'en dioxyde de chrome, ce miroir s’appellera : " rêve ou réalité ".
Ruth mangeait de bon appétit, heureuse et satisfaite de ses découvertes. Ruth avait refermé le livre sur une dernière phrase dont elle ne comprenait pas le sens, il devait, disait-il, se méfier de la cristallisation moléculaire. A l'occasion, elle demanderait ce que c'est à l'un des ses professeurs, elle se leva dans l'idée d'aller faire un tour au jardin, le soleil y donnait à plein, elle descendit l'escalier, mais son esprit lui imposait de plus en plus la réalité de ses envies, elle hésita, tentait de se raisonner, puis décida que de toute façon, ce ne serait pas devant l'un de ces miroirs, elle entra dans la salle de réception où son pas résonna dans la pièce vide, puis elle gagna le banc, cette fois, elle le voyait bien le soleil malgré les étroites fenêtres, pénétrait la pièce, la poussière l'ennuyait un peu, elle recouvrait tout, mais, ici, au moins, pas de trucage, elle essuya le banc et s'y assit à califourchon. Rejetant la tète en arrière, elle dégagea son chemisier pour atteindre ses seins, elle aurait préféré avoir des gants pour satisfaire son fantasme, mais, non, décidément, ce ne serait que naturel, elle ne voulait pas de tout cet univers cauchemardesque, et l'origine, c'était bien cette paire de gants qui l'y avait entraînée, qu'ils restent où ils sont ces gants ?
Sa main descendait sous les seins les englobant par instant, l'autre main avait gentiment retroussé sa jupe pour accéder au slip et se glisser dessous insidieuse et violeuse, elle commençait à sentir cette légère chaleur que les prémices du plaisir provoquent quand deux mains fermes lui saisirent les poignets, elle cria de surprise, mais un rire sadique lui répondit, Ruth, saisie d'angoisse, tentait de se débattre, mais déjà, il lui avait ramené les bras dans le dos et les tenait fermement, d'une main, et de l'autre, il lui fouillait le vagin, Ruth eu un hoquet de surprise en voyant la main gantée de cuir qui s'était glissée dans son slip, elle tentait de tourner la tète pour voir le visage de l'homme, mais il la tenait trop fermement, bloquée contre lui. La sensation était très agréable, mais ne l'empêchait nullement de penser, il ne s'agissait pas d'un effet de miroir, il n'avait pas basculé, un intrus, ce ne pouvait être que cela, mais comment avait-il fait ? elle ne l'avait pas entendu s'approcher.
Ruth sentait le plaisir la gagner de plus en plus, l'homme l'obligea à se lever, lui tenant toujours les poignets dans le dos, pour la pousser vers une espèce de chevalet muni d'un carcan, Ruth n'en cru pas ses yeux, d'où sortait ce meuble ? elle n’eut pas le loisir de se poser davantage la question, d'une bourrade, il l'avait basculée dessus, lui bloquant les poignets de part et d'autre de la tète dans le carcan, seules ses fesses et ses jambes débordaient du chevalet, sans ménagement, il lui ôta jupe et slip, elle sentit ses chevilles enchaînées et séparées, pour les tenir au mur, revenant vers elle, il entreprit de lui bloquer la taille dans l'étroit corset de cuir qui faisait partie du chevalet, il le laça d'abord étroitement, puis revint serrer au maximum chacun des œillets.
Ruth sentait son' ventre se comprimer de plus en plus et, par l'effet ; sa poitrine se gonfler davantage à chaque serrage du corset, elle respirait difficilement, par à coup la poitrine maintenue gonflée au maximum, ses seins pointaient comme des obus. Son ventre, ainsi étroitement serré, la plaquait à l'immobiliser sur le chevalet.
Elle sentit la main de l'homme revenir sur son vagin, il s'attaquait délicatement mais efficacement au clitoris, qu'il maintenait bien dégagé pour que la caresse soit au maximum de son efficacité.
Ruth gémissait de plaisir, lequel augmenta encore quand de l'autre main, il se mit à lui masser l'anus.
Maintenant, quelque chose de dur et froid la pénétra; d'abord au vagin, ensuite, l'anus, puis les deux simultanément, ce n'était pas sa verge, elle le sentit forcer pour que son ventre accepte les deux énormes godes, sous l'envahissement conjugué de sa chatte et de son cul, elle se mit à râler fortement, le plaisir était étrange mais agréable. Les mains passèrent sur ses fesses, puis sur son pubis et atteignirent enfin le corset, elle comprit, il lui sanglait les godes, ses chevilles furent libérées, il ouvrit le carcan, elle le vit tout de cuir vêtu, pantalon à laçage, bottes, chemise et blouson, et, toujours, cette cagoule cloutée.
Il lui saisit les poignets et débloqua le corset du carcan, il la tenait maintenant debout devant lui et fixait les avant-bras aux sangles du dos du corset, lui maintenant ainsi les bras côte à côte, poignets au niveau des fesses. Pour Ruth, la position debout était très pénible, les godes l'empêchaient de se tenir convenablement, et le corset lui étranglait la taille de façon plus violente, il la poussa vers une sorte de harnais relié par des roulements à un rail qui faisait le tour du plafond. Il lui passa le harnais aux épaules, le relia au corset, saisit la sangle de face du corset, lui passa entre les jambes pour la lui attacher aux poignets, les lui tirant durement entre les jambes, forçant ainsi ses mains à toucher son vagin. Elle se trouvait cambrée au maximum, poitrine pointée furieusement en avant.
Elle entendit des voix derrière elle venant du fond de la salle, elle tourna la tète du peu qu'elle put et aperçu huit à dix personnes assises à table, en costumes de notables du moyen âge ; ses yeux s'agrandirent de stupeur , que faisaient ces gens ici ? qui la regardaient dans une tenue si humiliante et vexatoire.
Elle n’eut guère le temps de se poser plus de question car, il la cingla de deux coups de martinet.
- Avance et tais-toi !
Ruth ne pouvait qu'obéir à cet ordre, mais sa progression était difficile, les godes l'empêchaient d'avancer normalement et sa démarche était grotesque, les gens, d'ailleurs, en riaient. Ruth sentit la colère monter et ne put se retenir de les injurier, ce qui lui valu d'autres coups de martinet, frappant durement son postérieur nu. Elle se remit à marcher, mais à chaque pas, elle sentait en elle, le double mouvement des godes, qui, de gré ou de force, lui procuraient de plus en plus de plaisir, la faisant se trémousser davantage au fur et à mesure de sa progression elle se sentait devenir folle, plus elle gigotait, plus elle se mettait à jouir et plus ils semblaient se moquer d'elle, sans même s'en rendre compte, elle parvint devant le miroir, il était propre, elle put en lire le nom " rêve ou réalité ".
Ruth tressailli et se tordit dans ses liens, elle hurlait comme une folle, elle se savait prise au piège et quel piège ! le quatrième miroir. De nouveau, le bourreau la frappa.
- Avance, sale chienne de branleuse !
Ruth avançait de plus en plus sensible aux godes, si elle trébuchait ou semblait s'arrêter, il revenait à elle la frapper avec violence. L’inévitable se produisit, sous l'effet des coups de martinet et surtout des deux godes, Ruth se mit à jouir intensément, elle avançait comme une folle, les yeux hagards avec la démarche d'une droguée; les vagues de jouissance lui donnaient des soubresauts qui se transformèrent rapidement en violentes convulsions lesquelles accentuaient d'autant le mouvement masturbant des deux godes, pour Ruth, c'était un cercle vicieux, une jouissance affolante, sans retour, elle le savait, l'orgasme grondait, lui chauffait les tripes, et, par instant, lui bloquait les jambes dans des étaux.
Elle se raidit, cabra, hurla, il la frappait de toute ses forces, le liquide coula entre ses jambes avant que le tonnerre de l'orgasme n'explose en son cerveau et ne fuse en vagues de feu dans son corps. Ruth revint à elle, les gens la regardaient, sourire moqueur au coin des lèvres, des mains la palpaient, d'autres caressaient, ils semblaient la triturer comme un animal domestique, ses bras lui faisaient mal, car, ils ne l'avaient pas détachée, elle pendait lamentable ,au dessus du sol, jambes recroquevillées. Elle entendit une voix dire : attachons-la sous la table forte ! La table forte portait bien son nom, faite de bois massif, avec des pieds solides et épais, elle donna à Ruth la chair de poule. Dessus, un système de sangles et de menottes et dessous, un autre système d'attaches auxquelles elle fût fixée, on l'y attacha directement collée comme une ventouse à la plaque du dessous, bras toujours collés dans le dos et jambes à demi pliées, ses fesses émergeant d'un côté, la tète, de l'autre.
Si il lui avait libéré les bras, elle aurait pû se tenir à quatre pattes et moins souffrir , mais, apparemment, leur instinct sadique en avait décidé autrement, un homme attira une chaise et s'assit face à son visage, il lui saisit les cheveux en une natte qu'il sangla au bord de la table, obligeant Ruth à garder la tète relevée, puis, méthodiquement, il ouvrit sa braguette, et en sorti une bite bien raide qu'il lui colla aux lèvres.
- Suce, et délicatement, sale branleuse !
Ruth détourna la tète du peu qu'elle put, un autre homme derrière elle lui cingla les fesses de plusieurs coups de martinet.
- Alors, branleuse, tu y vas ?
Ruth, les larmes aux yeux, ouvrit la bouche et l'homme y força son sexe, comme elle ne montrait pas assez d’enthousiasme, il demanda à l'une des femmes de s'occuper des seins de cette ordure. Ruth vit les mains passer sous la table, de fines mains aux ongles bien vernis, mais qui devinrent très vite, d'affreux engins de torture, elle commença par lui étirer lentement les bourgeons, puis, par saccades, à les pincer, jusqu'à ce qu’essoufflée par la douleur, Ruth se mette à sucer l'homme involontairement jusqu'à ce qu'elle le fasse consciencieusement.
Alors, elle s'arrêta et s'agenouilla, visage à côté de celui de Ruth pour vérifier qu'elle ne mime pas.
- Si tu obéis, tout ira bien.
Ruth, prise par le plaisir, suçait de mieux en mieux engouffrant la bite au maximum jusqu'au fond de sa gorge pour la refouler ensuite et la reprendre encore mieux. La femme la flatta en lui caressant la joue.
- C'est bien, ma petite, continue.
Elle passa derrière elle, fixa une sorte de laisse à la lanière qui lui bloquait les godes juste en vis à vis de l'un deux, et, par petites tractions, les tirait, pour, d'un coup, les relâcher. Ruth vibrait à chaque pénétration et montrait de plus en plus de cœur à l'ouvrage, l'homme rugit, se tordit, Ruth réalisant qu'il allait éjaculer, éjecta le membre et le sperme, fusa sur le tapis, l'homme hurla :
- Salope de branleuse ! petite ordure ! tu refuses le foutre, attends, tu vas voir.
Il saisit le martinet et la frappa, la femme pendant ce temps, fixa des pinces aux seins de Ruth qui hurlait sous la douleur. Un autre homme vint s'asseoir face à elle.
- Avec moi, pas question de refuser, si tu veux jouer à çà, voilà ce qui t'attend !
Il sortit de sa poche, un sac en caoutchouc de la taille et de la forme d'une tète humaine, sans aucun trou. Ruth ne comprit pas, mais il savait se faire comprendre.
- Tu vas l'essayer avant comme çà tu sauras ce qui t'attend !
L homme écarta de ses mains le trou étroit du sac et le força sur la tète de Ruth jusqu'à ce qu'elle soit entièrement à l'intérieur. Au début, elle ne sentit rien, puis, très vite, elle comprit, elle étouffait, elle reflua la tète et tenta d'appeler mais le caoutchouc lui pénétrait dans la bouche.
Elle tapait des pieds comme une hystérique, l'homme attendit qu'elle soit au bord de l'asphyxie pour le lui ôter.
- Maintenant, branleuse, tu sais ce que tu risque ! à toi de choisir !
Elle eu à peine le temps de reprendre sa respiration qui lui flanqua sa bite dans la bouche. Ruth avait comprit la douloureuse leçon et elle se mit immédiatement et consciencieusement à la besogne. La femme était repassée derrière elle et recommençait à faire bouger les godes dans son ventre.
Ruth cru vivre encore une chose plus irréelle, les coups, l'étouffement, cette énorme bite dans sa bouche ainsi que les godes, tout cela la faisait jouir, c'était impensable, mais elle le vivait, l'homme la sentant excitée, banda davantage et lui éjacula une longue décharge dans la bouche.
- Finis de sucer !
Elle acheva, mi heureuse, mi craintive. A peine eut-t-elle fini, qu'un autre s'assit en face d'elle, totalement soumise, elle attendit la verge, l'homme la dégagea, se branla un peu et la lui colla aux lèvres.
Alors que Ruth ouvrait la bouche, il l'arrêta.
- Non ! tu restes collée à l'extrémité et tu aspires !
Elle resta lèvres bien collées au bout du gland et aspira comme il l'avait dit, le sperme du précédent lui coulait lentement dans la gorge, pendant qu'elle voyait le nouveau, se masturber lentement, puis il appela la femme
- Branle-moi lentement.
Elle lui saisit la bite d'une main, cependant, que de l'autre, elle tenait la laisse à gode, qu'elle tirait, par instant, les faisant vibrer dans le ventre de Ruth, elle vit l'homme s'abandonner au plaisir, se contracter, elle aspira le sperme jailli en gerbes dans sa bouche qu'elle avala. L'homme se leva, un autre vint le remplacer. Ruth avait la bouche pleine de sperme. L'homme se colla à sa bouche.
- Ouvre, branleuse !
Elle ouvrit léchant le sperme qui coulait sur ses lèvres et, sans lui laisser le temps, la femme lui poussa la nouvelle bite dans la bouche en le masturbant vigoureusement, une autre femme s'approcha à côté de l'homme assis attirant à elle un autre homme dont elle saisit la bite, elle avait des gants de caoutchouc marron foncé ; elle masturbait l'homme fortement et Ruth voyait l'autre bite se gonfler dans sa bouche, sous l'effet de la main agile, le sperme lui gicla dans la bouche plus vite qu'elle ne crut.
L'homme se retira, céda sa place au nouveau venu, Ruth ne pû, qu'à grand peine, avaler le sperme, tant elle en avait plein la bouche, que l'autre bite, s'installait sans que la femme aux gants n'ai cessé de le branler. Elle vit pendant un instant, la main, gantée de caoutchouc, aller et venir sur la bite, jusqu'à toucher son nez, de son autre main, la femme masturbait un second homme, Ruth eu la bouche gonflée par le sperme de la bite à la main caoutchoutée ; la femme lui ôta la verge de la bouche et lui mit aussitôt l'autre qu'elle branlait depuis un moment, le sperme ne se fit pas attendre et Ruth s'étouffa un instant de tort ce sperme, une autre femme près d'elle, surveillait sa bouche.
Ruth comprit, il ne fallait pas en faire tomber une goutte sous peine de torture. Elle se fût à peine remise, qu'une autre bite se présenta, Ruth sentit sa raison vaciller, non, même sous la torture, elle ne pouvait pas, elle vit un nuage noir passer devant ses yeux, sa tète devint lourde, elle perdait à moitié conscience. Des mains qu'elle ne put identifier la détachèrent, la saisir, la couchèrent. Ruth se remit complètement, elle se sentait mieux, ils lui avaient détaché les bras, quant au corset, elle l'avait toujours. La voyant remise, ils la saisirent pour l'attacher debout, jambes et bras écartés au milieu de la pièce. Puis une femme s'approcha et lui expliqua :
- C'est un jeu, que tu vas aimer ou détester, on te posera des questions, si tu perds, on te fouette, on t'arrose d'eau glacée, si tu gagnes, la personne qui aura posé la question devra te faire jouir, mais pas jusqu'à l'orgasme.
Ruth les observa, comme un médecin étudie ses malades mentaux et la première question arriva, Ruth répondit mal. Elle fût sauvagement fouettée et un sceau d'eau glacée l'acheva. Une autre question, elle répondit bien, alors, un gaillard qu'elle reconnu s'approcha il défit les sangles qui lui maintenaient les godes dans le ventre et l'encula tout debout, Ruth, sous l'assaut vibra de tout son corps et se mit à bouger par saccades en cadence avec les coups de bite qu'elle prenait dans le cul. Ruth voyait les gens devant elle la regarder, elle leur était totalement offerte en spectacle, jambes et bras maintenus écartés par les menottes et les chaînes.
L'homme lui passa une main sur les seins, l'autre, le vagin, elle vibrait de plus en plus, les autres se délectaient de la voir ainsi s'agiter de jouissance devant eux. Une femme intervint :
- Arrête, elle va partir cette cochonne de branleuse !
L'homme dépité se dégagea à regret. Une autre question suivie, une bonne réponse de Ruth. Un jeune homme vint à elle, cette fois, elle fût encore prise par derrière elle vit sa main passer devant son visage, il tenait un gode qu'il l'obligea à sucer, elle s’exécuta sous les regards plein de désirs, puis le gode descendit vers son pubis, atteint le vagin et fût forcé en elle, il le lui enfonçait en cadence aven sa verge, Ruth s'agitait sérieusement des transes la parcouraient.
Là, encore, il fut arrêté. Ruth écarquilla les yeux, ils étaient deux, cette fois, à poser la question, des jumeaux, elle eu la bonne réponse et ils s'approchèrent. Celui qui paraissait le plus dynamique, lui fourra le cul, l'autre, délicatement, lui ouvrit la chatte des doigts pour plus facilement, la forcer, les jumeaux la tenaient en étau, la pressant de leurs bras croisés contre leurs corps, Ruth ne pû tenir face à une telle excitation, elle se mit à ruer, à vibrer, à râler de plus en plus, et, lorsque le moment fatidique risqua d'arriver, ils s'écartèrent.
Ruth resta bras pendants à ses chaînes, le regard chargé de haine, de frustration, elle ne à se retenir et les injuria. Les femmes ne semblaient attendre que cela.
L'une d'elle, s'approcha, tenant un système à lavement dont l'extrémité était pourvue d'un gode percé en tuyau qu'elle lui ficha dans le cul puis, lentement, prenant son plaisir sans dissimulation, elle leva le réservoir, Ruth sentit le liquide tiède pénétrer son ventre, pour en faciliter la progression, une autre lui ôta le corset, celle-là, par contre, tenait de grosses poires tire-lait qu'elle lui colla à l'extrémité des seins, le vide dans les poires lui aspira le bourgeon et un peu plus, le tendant durement dans la partie transparente où ils étaient bien visibles, elle les lâcha grâce à la forte aspiration, ils tenaient tout seuls.
Les mains gantées de caoutchouc atteignirent son pubis, dégageant le clitoris, la fille redressa la tète.
- Voyez comment nette branleuse s'y prend, mes amis !
Et, elle entama une longue et douce masturbation, Ruth recommença à s'agiter et à vibrer, cette fille avait une parfait connaissance de la branlette féminine et elle savait comment en tirer le maximum les petits cris de Ruth se transformèrent en longs râles, ses membres étaient saisis par instant de transes incontrôlées qui la faisait s'agiter en tous sens. Dans les spasmes du plaisir qui la secouait, elle vit les deux autres feutres qui branlaient des hommes sans la lâcher du regard, Ruth se mit à jouir de plus en plus violemment, s'agitant comme une démente dans ses chaînes ; la fille qui la masturbait savait exactement quand réduire le rythme pour la maintenir au plus haut degré, tout en évitant l'orgasme et la formidable jouissance augmentait dans le corps de Ruth sans pouvoir exploser.
Un moment après, elle sentit qu'elle allait perdre le contrôle de sa victime si excessivement poussé à l'extrême, elle fit signe de venir à l'un des hommes qui se faisait branler.
- Retire-lui le gode du cul et bourre-là, mais, fais très vite, qu'elle garde le plus possible de liquide dans le ventre, cette branleuse !
Ruth vit la bite de l'homme, excité comme il l'était, çà ne prendrait pas longtemps. Elle sentit le gode quitter lentement son anus, par réflexe involontaire, elle contracta le sphincter du plus qu'elle pût, mais la masturbation lui faisait perdre ses moyens, le gode sorti, du liquide s'échappa, la sensation l'enflamma, elle hurla, puis, d'un coup, elle cria plus sèchement, l'homme lui fourrait le cul à grands coups. La sensation devenait intenable, son corps se secouait en tous sens, elle agitait la tète, yeux exorbités, bouche ouverte, poitrine gonflée par l'orgasme qui grondait, des sons rauques s échappaient de sa bouche, quand l'homme déchargea en elle, elle le sut par les secousses, pendant un instant, tout se calma, elle put se reprendre un peu, quand elle vit un autre homme venir remplacer celui qui la quittait, elle cria :
- Non ! laissez-moi !
La fille lui répondit :
- Attends, ce n'est que le début, on va t'apprendre, petite branleuse.
Dans son cul, les bites se permutèrent, du liquide jailli de son anus, l'électrisant de nouveau, puis, la masturbation et l'enculade reprirent. Ruth sentait qu'elle s'abandonnait totalement, incapable de résister à une si formidable jouissance, ils se succédèrent à son cul, maintenant, tout le sol autour d'elle était trempé par le liquide de lavement, les gants de la fille étaient luisants de lubrification. Ruth ne savait pas pourquoi, mais cette vision cauchemardesque l'excitait.
La fille se mit à lui branler l'intérieur du vagin en même temps que le clitoris, l'orgasme, cette fois, était là, elle sentait le tonnerre en elle, ses temps battaient ses yeux s'embrumèrent et quand le dernier homme s'écarta laissant tout le liquide fuser en gerbes blanchâtres, elle eu un long et puissant hurlement, pendant un instant, ses membres devinrent durs et sous la fantastique poussée de l'orgasme, s'agitèrent en tous sens, comme une poupée désarticulée, ses bras s'affolaient au bout des chaînes, ses jambes cabraient en crise et de sérieuses convulsions lui agitaient la poitrine.
Enfin, totalement libérée, elle sombra dans l'inconscience, pendant lamentablement au bout de ses chaînes. Lorsqu'elle reprit conscience, sur le sol dur de la salle, tout avait disparu, hormis une chose dont elle ne s’aperçut pas, car, à cette heure, la salle était aussi sombre qu'à l'accoutumée.
Ruth se leva précipitamment, il lui fallait nettoyer cette flaque d'eau et se doucher avant que quiconque revienne, si quelqu'un la voyait dans cet état, elle serait bonne pour l'asile. Prestement, elle passa la serpillière, fila à la salle de bain, puis, toujours angoissée par la crainte, elle vérifia tout, une idée l'obsédait : que ses parents apprennent qu'elle se masturbait, la honte la faisait trembler et la peur n'arrangeait rien, elle avait l'impression de tout faire de travers.
Par trois fois, elle fit le tour de la maison, vérifiant chaque chose. Elle se regardait dans la glace et pensait : je suis sûre que çà ce voit sur mon visage, elle avait le sentiment de porter écrit en gros sur sa figure " je me masturbe ". Elle se lava et relava son visage, tenta de se maquiller, mais rien n'y fit, elle était persuadée que son crime s'affichait. Ses parents revinrent alors qu'elle était à la cuisine, elles les accueillis, tremblante d'anxiété.
- Et bien, Ruth, quelque chose ne va pas ?
- Si, si, tout va très bien, je ne vous attendais pas si tôt et vous m'avez surprise.
- Surprise ? tu n'as pas entendu le Klaxon ?
- Si bien sûr.
Son père et sa mère se regardèrent et eurent un hochement de tète significatif que Ruth interpréta difficilement en se mettant à rougir, tout en sentant ses tripes se nouer. En fait, ses parents pensaient à tout autre chose, ils en avaient parlé sur le chemin, çà ne lui valait rien de rester seule, çà la rendait neurasthénique, il lui fallait un petit ami. Ruth, persuadée d'être découverte, fila à sa chambre, se jeta sur son lit, tremblant comme une feuille.
En bas, ses parents finirent de ranger les affaires, son père prit le câblage qu'il avait acheté, car, en fait, si l'on ne se servait pas de la salle de réception, c'était uniquement par manque de lumière. L'installation électrique qu'il faisait, serait suffisante pour les premiers temps, maintenant que la salle était éclairée, il pû voir ce qu'il n'avait jamais remarqué, un rail au plafond d'où pendait un genre de harnais à tonneau, il s'en approcha, les sangles du bas semblaient couvertes de moisissures blanches, derrière lui, sa femme entra :
- Maintenant, on y voit.
Puis, posant les yeux au sol :
- Tiens, on dirait que Ruth avait commencé à nettoyer par terre, çà brille.
- Et comme d'habitude, elle commence sans finir, elle a même laissé traîner des gants.
- Je ne les ai jamais vus.
- Tu veux dire qu'ils ne sont pas à nous ?
- Sûre et certaine, Cher époux, nous n'avons pas de gants marron foncé.
- Alors Ruth est allée en ville, ce n'est pas au village qu'elle a pût acheter çà.
Le père de Ruth commençait à s'emporter, non seulement elle restait seule, ce qui n'est pas normal, mais, en plus, Mademoiselle allait en ville à des kilomètres d’ici.
- Attends, je vais l'appeler et on va voir ce qu'on va voir.
Il sorti sur le pas de la salle et sa grosse voix tonna dans la maison, Ruth l'entendit, elle n'était pas tendre, çà sentait l'orage. Au deuxième appel, elle sortit timidement de sa chambre et descendit lentement l'escalier, parvenue près du hall, elle vit son père à l’entrée de la salle, qui la regardait, le visage lourd de colère.
- Viens ici, tout de suite et explique-toi !
Ruth tremblait, les marches semblaient se dérober sous ses pieds.
- Tu n'es pas fière, je comprends pourquoi, tu tremblais à notre arrivée !
Ruth parvint chancelante à proximité de son père :
- Approche, petite effrontée, et entre !
D'une bourrade, il la poussa dans la pièce et lui désigna les gants par terre.
- Tu ne peux plus mentir maintenant.
Ruth vit les gants et son regard accrocha le harnais. Elle reçu une paire de gifles sonores et comprit ce qu'était la cristallisation moléculaire.
La cristallisation moléculaire, comme aurait pût lui expliquer n'importe lequel de ses professeurs, signifie simplement que l'on rend solide, que l'on concrétise un corps ou un élément d'apparence instable, à l'exemple d'un ectoplasme, qui, en fait, n'est qu'un ramassis de poussière, donnant l'illusion d'une chose ou d'un personnage qui peut devenir un élément réellement palpable, comme n'importe quel meuble réel.
IMPORTANT
Tout ce qui a été écrit précédemment, n'est que pure fiction et si l'un de vos professeurs de physique, ou de chimie biologique, voir organique, vous dit que c'est théoriquement réalisable, alors, méfiez-vous de lui, c'est qu'il connaît la cristallisation moléculaire…


CRISTALLISATION
MOLECULAIRE "
Une jeune fille, un peu trop onaniste tombe dans les filets d’un
voyeur, elle se verra de toutes les couleurs, et par tous les trous, sans parler
du reste, car la maison lui réserve des surprises inimaginables, des fantômes,
des mécanismes, un univers de peur et de plaisir, forcé excessif, car, comment
tenir tête à des ectoplasmes violeurs, des mécanismes plus diaboliques les uns
que les autres...













